Fouad Siniora s’est rendu hier à l’église copte de Sin el-Fil. Photo Dalati et Nohra
Ce même point a été soulevé par l’ancien Premier ministre Fouad Siniora, chef du bloc du Futur, à l’issue d’un entretien avec l’ambassadeur d’Égypte, Mohammad Moustapha Toufic. M. Siniora a exprimé son espoir que « l’enquête menée par les autorités égyptiennes sera rapide, afin que lumière soit faite sur cet événement et que les coupables soient pénalisés ». Il a ajouté : « Seul un État démocratique, fort et équitable, un État de liberté, d’égalité et des droits de l’homme, un État civil, est de nature à traiter équitablement tous les citoyens. C’est lui qui sert de rempart, que ce soit en Égypte, au Liban, en Tunisie, en Syrie, en Libye, au Yémen ou dans n’importe quelle autre contrée arabe. L’égalité devant la loi protège les musulmans comme les chrétiens. C’est ce qu’il nous faut en ces circonstances, afin que le printemps arabe ne se transforme pas en un automne. »
Pour sa part, le mufti du Mont-Liban, cheikh Mohammad Ali Jouzou, a vu dans ces affrontements au Caire la preuve qu’il existe « un complot contre le Conseil militaire que certains accusent d’être la cause de la chute de l’ancien régime ». « Certains ont intérêt à faire éclater une discorde à caractère confessionnel afin d’embarrasser le Conseil militaire, et ont utilisé les coptes à cette fin, a-t-il ajouté. Qui aurait empêché certains jeunes coptes, financés de l’étranger, de s’infiltrer dans les manifestations et de provoquer ces incidents ? » Le mufti a fait le lien entre des déclarations récentes sur la peur pour les minorités en cas de chute du régime syrien, et ces incidents au Caire, estimant que « des mains perses œuvrent à faire éclater la discorde dans le monde arabe ».
Le Conseil des Églises du Moyen-Orient a déploré « ces actes de violence étrangers à la nature du peuple égyptien ». Il a demandé « aux autorités de prendre des mesures radicales pour ramener la paix et la tranquillité au peuple d’Égypte », et s’est déclaré « solidaire de l’Église copte-orthodoxe, qui fait partie de ses fondateurs ».
Enfin, le président du Conseil de jeunesse islamo-chrétien pour le dialogue, Malek Fayçal Moulawi, a appelé à « arrêter les responsables de ces incidents afin d’en résorber les conséquences, et à accélérer le processus de réformes pour répondre aux aspirations des citoyens et surmonter les tensions confessionnelles dans certaines parties d’Égypte ».


Tous, des paralos en l'air. Ce ne sont pas les paroles qui vont rendre leurs droits usurpés aux Coptes. Ce sont les déclarations, de tels fanatiques et décervelés responsables Egyptiens, qui m'ont fait analyser les choses hier comme il fallait. Notre bien-aimé Jouzou parle d'investigations ? Les choses sont claires. Les Salafistes et autres Musulmans ont manifesté sur la place Tahrir sans qu'un soldat y intervienne. Dès que les Coptes sont sortis, les chars ont marché dessus. Et qu'on ne nous chante pas surtout la tolérance religieuse !!! Moi, je conseille toujours aux Coptes que seuls les Coptes sont les garants des Coptes. Les Soudanais Chrétiens du Sud, eux aussi démis de leurs droits civiques et religieux, pour des décennies, par les Noumeyri et autres, ont maintenant leur Etat et peuvent vivre en paix avec les autres Soudanais. Pourquoi pas les Coptes ? Et ne me dites pas que c'est un complot SIO, les tanks de l'armée Egyptienne et les soldats qui ont massacré les Coptes. Anastase Tsiris Anastase Tsiris
05 h 07, le 12 octobre 2011