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Liban - Liban-Égypte

Violentes réactions à la répression des manifestants coptes au Caire

Les affrontements entre manifestants coptes et force de l’ordre au Caire, lundi, qui ont fait plusieurs morts, ont suscité hier de vives réactions au Liban.

Fouad Siniora s’est rendu hier à l’église copte de Sin el-Fil. Photo Dalati et Nohra

Nassib Lahoud, président du mouvement de Renouveau démocratique, a estimé que « la répression sauvage des manifestants près du siège de la télévision au Caire, les dizaines de blessés et de tués, sont un crime caractérisé qu’on doit dénoncer au plus haut point ». Et d’ajouter : « On doit dénoncer ce crime non seulement parce qu’il témoigne d’un mépris pour la vie humaine et pour les droits d’expression les plus élémentaires, mais aussi parce qu’il place l’opération de transition démocratique de l’Égypte vers une ère de modernité face à un test périlleux, celui du défi de la protection de l’unité nationale, de la pluralité religieuse et des droits des citoyens, quelle que soit leur appartenance religieuse ou politique. » M. Lahoud a affirmé que « ce grave incident ne saurait être résorbé sans que ne soient jugés les responsables de la mort des manifestants ».
Ce même point a été soulevé par l’ancien Premier ministre Fouad Siniora, chef du bloc du Futur, à l’issue d’un entretien avec l’ambassadeur d’Égypte, Mohammad Moustapha Toufic. M. Siniora a exprimé son espoir que « l’enquête menée par les autorités égyptiennes sera rapide, afin que lumière soit faite sur cet événement et que les coupables soient pénalisés ». Il a ajouté : « Seul un État démocratique, fort et équitable, un État de liberté, d’égalité et des droits de l’homme, un État civil, est de nature à traiter équitablement tous les citoyens. C’est lui qui sert de rempart, que ce soit en Égypte, au Liban, en Tunisie, en Syrie, en Libye, au Yémen ou dans n’importe quelle autre contrée arabe. L’égalité devant la loi protège les musulmans comme les chrétiens. C’est ce qu’il nous faut en ces circonstances, afin que le printemps arabe ne se transforme pas en un automne. »
Pour sa part, le mufti du Mont-Liban, cheikh Mohammad Ali Jouzou, a vu dans ces affrontements au Caire la preuve qu’il existe « un complot contre le Conseil militaire que certains accusent d’être la cause de la chute de l’ancien régime ». « Certains ont intérêt à faire éclater une discorde à caractère confessionnel afin d’embarrasser le Conseil militaire, et ont utilisé les coptes à cette fin, a-t-il ajouté. Qui aurait empêché certains jeunes coptes, financés de l’étranger, de s’infiltrer dans les manifestations et de provoquer ces incidents ? » Le mufti a fait le lien entre des déclarations récentes sur la peur pour les minorités en cas de chute du régime syrien, et ces incidents au Caire, estimant que « des mains perses œuvrent à faire éclater la discorde dans le monde arabe ».
Le Conseil des Églises du Moyen-Orient a déploré « ces actes de violence étrangers à la nature du peuple égyptien ». Il a demandé « aux autorités de prendre des mesures radicales pour ramener la paix et la tranquillité au peuple d’Égypte », et s’est déclaré « solidaire de l’Église copte-orthodoxe, qui fait partie de ses fondateurs ».
Enfin, le président du Conseil de jeunesse islamo-chrétien pour le dialogue, Malek Fayçal Moulawi, a appelé à « arrêter les responsables de ces incidents afin d’en résorber les conséquences, et à accélérer le processus de réformes pour répondre aux aspirations des citoyens et surmonter les tensions confessionnelles dans certaines parties d’Égypte ».
Nassib Lahoud, président du mouvement de Renouveau démocratique, a estimé que « la répression sauvage des manifestants près du siège de la télévision au Caire, les dizaines de blessés et de tués, sont un crime caractérisé qu’on doit dénoncer au plus haut point ». Et d’ajouter : « On doit dénoncer ce crime non seulement parce qu’il témoigne d’un mépris pour la vie humaine et pour les droits d’expression les plus élémentaires, mais aussi parce qu’il place l’opération de transition démocratique de l’Égypte vers une ère de modernité face à un test périlleux, celui du défi de la protection de l’unité nationale, de la pluralité religieuse et des droits des citoyens, quelle que soit leur appartenance religieuse ou politique. » M. Lahoud a affirmé que « ce grave incident ne saurait être...
commentaires (2)

Tous, des paralos en l'air. Ce ne sont pas les paroles qui vont rendre leurs droits usurpés aux Coptes. Ce sont les déclarations, de tels fanatiques et décervelés responsables Egyptiens, qui m'ont fait analyser les choses hier comme il fallait. Notre bien-aimé Jouzou parle d'investigations ? Les choses sont claires. Les Salafistes et autres Musulmans ont manifesté sur la place Tahrir sans qu'un soldat y intervienne. Dès que les Coptes sont sortis, les chars ont marché dessus. Et qu'on ne nous chante pas surtout la tolérance religieuse !!! Moi, je conseille toujours aux Coptes que seuls les Coptes sont les garants des Coptes. Les Soudanais Chrétiens du Sud, eux aussi démis de leurs droits civiques et religieux, pour des décennies, par les Noumeyri et autres, ont maintenant leur Etat et peuvent vivre en paix avec les autres Soudanais. Pourquoi pas les Coptes ? Et ne me dites pas que c'est un complot SIO, les tanks de l'armée Egyptienne et les soldats qui ont massacré les Coptes. Anastase Tsiris Anastase Tsiris

Anastase Tsiris

05 h 07, le 12 octobre 2011

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Commentaires (2)

  • Tous, des paralos en l'air. Ce ne sont pas les paroles qui vont rendre leurs droits usurpés aux Coptes. Ce sont les déclarations, de tels fanatiques et décervelés responsables Egyptiens, qui m'ont fait analyser les choses hier comme il fallait. Notre bien-aimé Jouzou parle d'investigations ? Les choses sont claires. Les Salafistes et autres Musulmans ont manifesté sur la place Tahrir sans qu'un soldat y intervienne. Dès que les Coptes sont sortis, les chars ont marché dessus. Et qu'on ne nous chante pas surtout la tolérance religieuse !!! Moi, je conseille toujours aux Coptes que seuls les Coptes sont les garants des Coptes. Les Soudanais Chrétiens du Sud, eux aussi démis de leurs droits civiques et religieux, pour des décennies, par les Noumeyri et autres, ont maintenant leur Etat et peuvent vivre en paix avec les autres Soudanais. Pourquoi pas les Coptes ? Et ne me dites pas que c'est un complot SIO, les tanks de l'armée Egyptienne et les soldats qui ont massacré les Coptes. Anastase Tsiris Anastase Tsiris

    Anastase Tsiris

    05 h 07, le 12 octobre 2011

  • M. Moulawi appelle çà des " incidents"....à partir de combien de morts et d'églises brûlées appellera-t-il çà des "accidents"?Puis des catastrophes....les mots en disent souvent très long sur la façon d'appréhender les choses....des"incidents"? sic!

    GEDEON Christian

    04 h 21, le 12 octobre 2011

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