La cérémonie s’est déroulée en présence du ministre de l’Éducation et de l’Enseignement supérieur Hassan Diab et du député Akram Chehayeb qui, dans une courte allocution, a demandé à certaines parties « de réduire leurs appétits en matière de nominations administratives, d’autant qu’elles ont en tête leurs intérêts électoraux ».
Le ministre Ghazi Aridi a ensuite pris la parole, reconnaissant la dilapidation de fonds au sein du gouvernement, notamment dans la location de bâtiments ministériels, alors que la construction de nouvelles écoles est laissée en suspens. Aridi a reconnu que les revendications sociales sont justifiées et il a dénoncé les changements d’avis au sein du gouvernement ainsi que le comportement différent selon les couches sociales. Aridi s’est étonné à cet égard des promesses faites aux chauffeurs de taxi pour qu’ils renoncent à leur grève, alors que nul ne bouge lorsque les enseignants menacent à leur tour de faire la grève.
Au sujet des nominations, Aridi a estimé que tout en respectant les équilibres confessionnels, il faudrait s’employer à nommer les plus compétents aux postes requis et avoir le courage de les nommer tout comme celui de dire qu’Untel n’a pas les compétences requises pour tel poste.
Aridi a encore estimé que le Liban et la région traversent actuellement une période très délicate qui exige de grands hommes. Cette période ne peut donc être surmontée, selon lui, avec des positions tièdes et légères. « Il ne faudrait donc pas attendre une action de l’étranger, car l’étranger cherche à nous utiliser, ni faire de petits calculs selon nos intérêts personnels ou nos rancœurs et nos haines », a-t-il dit. Tout en invitant la classe politique à adopter un critère unique dans son action au lieu de se laisser guider par des considérations étroites, il a estimé que le Liban vit actuellement en pleine période « wikileaksienne » dans laquelle chacun choisit ce qui lui convient pour atteindre ses adversaires, et il a précisé que cette période n’augure rien de bon pour la vie politique, dans son déballage à la carte et selon les besoins.
Évoquant la ligne politique du courant de Joumblatt, Aridi a déclaré : « Nous ne sommes dans la poche de personne, ni les instruments de travail de tel ou tel autre. Nous représentons une population qui constitue une partie lumineuse de l’histoire du Liban, et nous œuvrons pour être des partenaires essentiels dans le choix de l’avenir et du destin de ce pays. »


Peu de commentaires en réalité...ben,c'est tout ce que çà mérite...en réalité.
07 h 50, le 11 octobre 2011