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Sport

Du grain de folie à la constance

Depuis ses débuts en formule 1, alors qu’il n’avait pas perdu ses bouclettes d’adolescent, Sebastian Vettel a dompté son petit grain de folie pour gagner en constance et s’offrir un second titre mondial consécutif.
Hier, sur le circuit de Suzuka au Japon, le pilote de l’écurie Red Bull, 24 ans, est devenu le neuvième homme à remporter deux couronnes de rang et le plus jeune à réaliser cette performance, succédant à l’Espagnol Fernando Alonso, sacré en 2005 et 2006, à l’âge de 25 ans.
Le plus jeune pilote à participer à des essais en 2006 s’est imposé peu de temps après comme le plus jeune à marquer des points en Grand Prix puis comme le plus jeune à se placer en pole position avant de devenir le plus jeune pilote à remporter un Grand Prix.
L’Allemand, qui est entré dans les points à chacune des 17 courses disputées cette année, est le seul pilote à avoir terminé tous les GP de la saison.
« C’est facile d’oublier qu’il n’a que 24 ans. C’est facile de sous-estimer ce qu’il a accompli, a dit à Reuters Christian Horner, le patron de l’écurie Red Bull. Je pense qu’il est entré dans une nouvelle dimension et qu’il est phénoménal. »
Cette saison, il s’est placé 12 fois en pole position et a triomphé lors de dix Grands Prix.

Il rêvait d’être Michael Jackson
Surnommé « Baby Schumi » par la presse allemande depuis sa montée en puissance précoce, un sobriquet qu’il a longtemps rejeté, le pilote est toutefois loin de l’image de l’Allemand type.
Amateur des Beatles, friand de l’humour british et boulimique de séries télévisées anglaises, à commencer par les Monty Python, Vettel masque son sérieux sous un esprit sarcastique.
Il a également pour habitude de donner à ses voitures des noms féminins comme « Kate », devenue ensuite « la sœur délurée de Kate », « Liz la voluptueuse », « Mandy la chaude » et, cette année, « Kylie la coquine ».
Plus sérieusement, côté affaires, il prend également son destin en main, négociant lui-même ses contrats.
Né l’année où Red Bull a vendu sa première canette de boisson énergisante, l’as du volant, derrière ses airs d’écolier débraillé et son sourire espiègle, a toujours donné l’impression d’être un produit marketing rêvé pour le nouveau champion du monde des constructeurs.
Sur les traces de son aîné Schumacher, Vettel n’est toutefois pas devenu le Michael qu’il espérait.
« Je voulais devenir Michael Jackson quand j’étais petit, confiait-il l’an passé au site officiel formula1.com. « Ce fut un déchirement de constater que je n’avais pas la même voix. »
                     ©Reuters
Depuis ses débuts en formule 1, alors qu’il n’avait pas perdu ses bouclettes d’adolescent, Sebastian Vettel a dompté son petit grain de folie pour gagner en constance et s’offrir un second titre mondial consécutif.Hier, sur le circuit de Suzuka au Japon, le pilote de l’écurie Red Bull, 24 ans, est devenu le neuvième homme à remporter deux couronnes de rang et le plus jeune à réaliser cette performance, succédant à l’Espagnol Fernando Alonso, sacré en 2005 et 2006, à l’âge de 25 ans.Le plus jeune pilote à participer à des essais en 2006 s’est imposé peu de temps après comme le plus jeune à marquer des points en Grand Prix puis comme le plus jeune à se placer en pole position avant de devenir le plus jeune pilote à remporter un Grand Prix.L’Allemand, qui est entré dans les points à chacune des 17...
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