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Nos lecteurs ont la parole

Les fondements ultimes de la liberté de l’homme

Par Antoine GED
En quoi la condamnation à mort peut-elle être considérée comme la manifestation ultime de la foi en la liberté de l’homme et pourquoi elle doit être ardemment combattue.
– Si l’on part du principe que le libre arbitre est consubstantiel à l’idée même que l’homme serait libre,
– Si l’on admet que supprimer l’autre consiste à lui ôter, sans possibilité de retour, la vie que la providence lui avait généreusement confiée,
– Si l’on considère qu’au moment de perpétrer l’acte fatal, l’homme est en mesure de déterminer, sans équivoque possible, qu’il s’apprête à commettre l’irréparable,
alors ôter la vie de cet individu, jugé indigne de faire partie de la communauté des hommes, représenterait l’acte ultime qui consacrerait sa liberté, considérant que l’individu en question était bien en possession de toutes ses facultés au moment où il a perpétré l’acte fatidique qui a tué son semblable et qu’il ne saurait bénéficier à ce titre d’aucune circonstance atténuante.
Mais ce principe posé, reste à l’appliquer dans les faits et c’est alors que surgissent les limites de cette séduisante théorie.
– Supprimer la vie impliquerait du condamné à la peine capitale qu’on ait acquis la certitude absolue qu’il était conscient du caractère irrémédiable des conséquences de son acte.
– Or comment peut-on être certain qu’aucun facteur inconscient, d’origine génétique ou bien encore d’origine familiale ou sociétale, ne sera pas venu interférer avec des motivations conscientes qui viendraient dès lors atténuer le caractère responsable de l’acte commis ?
– Étant donné que nous subissons tous, depuis notre conception mais aussi pendant notre enfance, pendant notre adolescence et, plus tard, pendant toute notre vie d’adulte des influences multiples qui informent notre humanité profonde, il apparaît dès lors que ce droit sans appel que s’arrogent certaines juridictions qui consiste à condamner à mort l’un de nos congénères, en lui attribuant la totalité des torts, représente très clairement un abus de droit caractérisé.
C’est la raison pour laquelle il me semble que la décision de supprimer la vie, quels que puissent être les arguments à charge qui pourraient la justifier est, dans son essence même, une décision essentiellement inique, foncièrement inhumaine et moralement insoutenable quelles que soient les opinions religieuses, philosophiques ou simplement éthiques que l’on met en avant pour en prôner le bien-fondé.
C’est donc dans la clémence que réside, à mon humble avis, la forme la plus aboutie de la reconnaissance fondamentale de la responsabilité intrinsèque de tout individu.
En quoi la condamnation à mort peut-elle être considérée comme la manifestation ultime de la foi en la liberté de l’homme et pourquoi elle doit être ardemment combattue.– Si l’on part du principe que le libre arbitre est consubstantiel à l’idée même que l’homme serait libre,– Si l’on admet que supprimer l’autre consiste à lui ôter, sans possibilité de retour, la vie que la providence lui avait généreusement confiée,– Si l’on considère qu’au moment de perpétrer l’acte fatal, l’homme est en mesure de déterminer, sans équivoque possible, qu’il s’apprête à commettre l’irréparable,alors ôter la vie de cet individu, jugé indigne de faire partie de la communauté des hommes, représenterait l’acte ultime qui consacrerait sa liberté, considérant que l’individu en question était bien...
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