Le Liban perd en elle un pilier d’une époque révolue où le tact, le savoir-vivre et le savoir-faire avaient leurs lettres de noblesse.
Élève et épouse du professeur Philippe Chédid, éminent pédiatre au Liban et dans tout le Moyen-Orient, elle a tenu à ses côtés un rôle prépondérant : fondation de la Croix-Rouge libanaise, la crèche St-Vincent-de-Paul...
Pendant la guerre, elle a tenu fermement à ce qu’aucun de ses enfants n’émigre définitivement, et pourtant elle a subi moult déplacements... Elle a quitté Aley et sa magnifique demeure aux cèdres bleus gorgés de souvenirs heureux pour Kantari où la violence des combats l’a expulsée vers Jounieh, puis Ballouneh, puis vers la place Sassine à Achrafieh, sans oublier une constante : Deir el-Qamar, la montagne qui l’a vue naître.
Elle a consenti d’énormes pertes avec élégance, discrétion, humilité et dignité.
Attentionnée, à l’écoute, toujours prête à servir, à épauler, à consoler, à donner et donner encore, elle a plané au-dessus des misères quotidiennes pour rester disponible à tous ceux qui l’entourent.
Aujourd’hui, nous sommes orphelins d’une grande dame au grand cœur, à l’esprit jeune et dynamique, raffinée, tolérante, discrète et pleine d’humour...
Nous lui disons : reposez dans la paix de l’Éternel car la lumière qui vous berce désormais sera d’un grand réconfort pour votre famille si chère à nos cœurs!
Raymonde ANGHELOPOULO


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