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Liban

L’opposition dénonce avec force l’incursion des blindés syriens à Ersal

M. Samir Geagea, qui a stigmatisé hier l’incursion syrienne à Ersal, s’est entretenu avec l’ambassadeur de France, Denis Pietton. Photo Aldo Ayoub

L’incursion de deux blindés syriens de type « BTR » dans la région de Ersal, à dix kilomètres de la localité syrienne de Aïn Arab, a suscité de vives protestations de la part de l’opposition. Des personnalités du 14 Mars, notamment le président Amine Gemayel et le chef du parti des Forces libanaises Samir Geagea, ont dénoncé sur ce plan une violation flagrante de la souveraineté libanaise et de la résolution 1559, alors que les autorités libanaises ont préféré garder un silence prudent.
Devant les ambassadeurs de Tchéquie et d’Égypte, le président Gemayel a déclaré que l’incursion des blindés syriens est une affaire « très grave ». Il a exprimé la crainte qu’il s’agisse d’un tournant dans l’attitude de l’armée syrienne envers le Liban, notamment après le retrait de ses troupes en 2005. M. Gemayel a même demandé aux autorités libanaises de déposer une plainte devant le Conseil de sécurité, d’autant que la résolution 1559 prévoit un contrôle strict des frontières entre les deux pays.
Le chef du parti des Forces libanaises a aussi soulevé cette question avec l’ambassadeur de France, Denis Pietton, rappelant que l’attitude syrienne est d’autant plus incompréhensible que l’armée libanaise a conservé de bonnes relations avec l’armée de Damas. Samir Geagea a demandé au gouvernement libanais d’adresser une protestation « musclée » aux autorités syriennes par les voies diplomatiques, en réclamant qu’une telle incursion ne se reproduise pas à l’avenir. Il a encore estimé que si le gouvernement n’agissait pas de la sorte, cela signifierait qu’il manque à ses devoirs dans la protection des Libanais. M. Geagea a enfin appelé l’armée à installer des postes d’observation dans les différents secteurs de la frontière qui pourraient être le théâtre de nouvelles incursions syriennes.
De son côté, le député Boutros Harb a demandé au ministre des Affaires étrangères de convoquer l’ambassadeur de Syrie au Liban pour lui demander de s’expliquer sur l’incursion des blindés syriens dans le nord de la Békaa. Il a estimé que toute incursion militaire à travers la frontière est une agression contre le Liban et sa souveraineté au sujet de laquelle il ne faut pas se taire. Selon Boutros Harb, le gouvernement doit réagir au plus vite, d’autant, a-t-il rappelé, qu’il a évité d’évoquer l’indépendance du Liban dans sa déclaration ministérielle...
Les députés Assem Araji et Mouin Meraabi ont, eux aussi, dénoncé « la violation de la souveraineté libanaise », à l’instar du bloc du Futur.
Par contre, des sources sécuritaires ont déclaré à l’agence al-Markaziya qu’il faudrait éviter de politiser cette affaire, assurant qu’elle doit être traitée avec calme et discrétion. Les mêmes sources ont estimé que l’absence d’un tracé clair des frontières entre la Syrie et le Liban favorise de telles incursions. C’est pourquoi il faudrait effectuer le plus rapidement possible ce tracé. Les sources sécuritaires ont ajouté que l’incursion des blindés syriens a eu lieu dans une zone controversée qui n’est pas décelable sur la carte du Liban. Elles ont aussi précisé qu’à l’heure actuelle, et en raison des développements en Syrie, les autorités de ce pays ne montrent pas une grande hâte à ce sujet. C’est pourquoi les autorités libanaises devraient être plus pressantes et pousser la partie syrienne à la table des négociations pour régler ce dossier épineux.
L’incursion de deux blindés syriens de type « BTR » dans la région de Ersal, à dix kilomètres de la localité syrienne de Aïn Arab, a suscité de vives protestations de la part de l’opposition. Des personnalités du 14 Mars, notamment le président Amine Gemayel et le chef du parti des Forces libanaises Samir Geagea, ont dénoncé sur ce plan une violation flagrante de la souveraineté libanaise et de la résolution 1559, alors que les autorités libanaises ont préféré garder un silence prudent. Devant les ambassadeurs de Tchéquie et d’Égypte, le président Gemayel a déclaré que l’incursion des blindés syriens est une affaire « très grave ». Il a exprimé la crainte qu’il s’agisse d’un tournant dans l’attitude de l’armée syrienne envers le Liban, notamment après le retrait de ses troupes en 2005....
commentaires (6)

Pardon! Lire évidemment IN-ACCE-PTA-BLE! Des fois quand je me relis, je ne me reconnais pas (seulement en orthographe!!)

Ali Farhat

04 h 51, le 07 octobre 2011

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Commentaires (6)

  • Pardon! Lire évidemment IN-ACCE-PTA-BLE! Des fois quand je me relis, je ne me reconnais pas (seulement en orthographe!!)

    Ali Farhat

    04 h 51, le 07 octobre 2011

  • Toute vile tentative de rapprochement entre les actes, fussent-ils un peu exagérés, d'un pays frère un peu nerveux en ce moment et un criminel usurpateur, ennemi de l'humanité et de notre pays qui ne le reconnait pas (et ne le fera pas) est simplement INA-XE-PTA-BLE! Néanmoins, usant des relations fraternelles et amicales qui lient le Liban et la Syrie, il serait impératif d'enquêter sur la véracité de l'info et prendre des contact au plus haut niveau pour palier à cette déconvenue!

    Ali Farhat

    03 h 29, le 07 octobre 2011

  • Heureusement qu'on a une résistance incarnée par le Hezbollah pour nous défendre de nos ennemis et envahisseurs Israel et maintenant la Syrie. Carlos Achkar

    carlos achkar

    09 h 08, le 06 octobre 2011

  • Toute incursion en terre Libanaise, par qui que ce soit, est un acte de belligérance. Attendons voir les réactions officielles. Anastase Tsiris

    Anastase Tsiris

    08 h 10, le 06 octobre 2011

  • Nous avons une armée écologique. Losqu'Israel veut détruire un arbre à la frontière, toute l'armée libanaise se mobilise pour sauver l'arbre des mains de l'ennemi. Mais comme les syriens n'ont détruit que des maisons et une usine, ou qu'elle n'a fait que tirer sur des rescapés syriens des massacres de Bâcher, il n'était pas nécessaire d'intervenir . C'est ce que l'on appelle relations fraternelles.

    Saleh Issal

    03 h 50, le 06 octobre 2011

  • Toutes les excuses sont bonnes pour éviter la condamnation du régime Syrien et de ses visées au Liban. Au final,nos ennemis sont et Israël et la Syrie! La première a des visées sur nos eaux et richesses naturelles l'autre, aussi dangereuse sinon plus, veut simplement tout! La chance nous a été donne pour écarter et prendre nos distances vite fait de la dite soeur (Perverse, inceste et pernicieuse) et certains s’évertuent a nous laisser sous sa botte! Les rois des occasions manquées! C'est a en perdre son latin!

    Pierre Hadjigeorgiou

    01 h 37, le 06 octobre 2011

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