« Nous n’avons pas été en mesure de faire les progrès que nous souhaitions faire », a aussi constaté David Stern.
Les discussions de quatre heures se sont en effet conclues avec l’annulation des 71 matches de présaison qui restaient au programme, après la suppression des 43 premiers le 23 septembre, et par une menace très concrète sur le début de la saison régulière, normalement prévu le 1er novembre.
« La perspective qui s’offre à nous, c’est de perdre des matches de saison régulière, ce serait un rude coup pour propriétaires et joueurs », a dit Stern.
Aucun agenda de poursuite de négociations n’a en effet été décidé et le chef du syndicat des joueurs (NBAPA), Billy Hunter, a laissé entendre que les deux parties ne se reverraient peut-être pas avant un mois ou deux, ce qui impliquerait que la saison régulière ne puisse pas commencer avant début 2012.
« Nos gars sont prêts à perdre des matches », a assuré Hunter à propos des joueurs, dont certains, comme les vedettes Kobe Bryant (Lakers), Paul Pierce et Kevin Garnett (Celtics), étaient présents à la réunion à New York.
Pas de 50-50
Selon Stern, les discussions se sont closes quand les joueurs ont adressé une fin de non-recevoir à la proposition des propriétaires de partager à 50/50 les revenus générés par la NBA (estimés à 3,8 milliards de dollars pour 2010-2011). Dans le précédant accord collectif, qui a expiré le 30 juin, les joueurs en touchaient 57 % et ils ne veulent pas descendre sous le chiffre de 53 %.
L’autre pierre d’achoppement des négociations réside dans la forme du plafonnement de la masse salariale voulue par les propriétaires. Arguant du fait que seules huit des 30 équipes de la Ligue ont gagné de l’argent la saison passée, pour des pertes combinées de plus de 300 millions de dollars, ils voudraient un plafond moins susceptible d’exceptions que le plafond souple (« soft salary cap») du précédent accord, source d’inflation salariale.
Le calendrier du lock-out actuel suit presque jour pour jour celui de 1998-1999. À l’époque, la décision de reporter les deux premières semaines de la saison régulière avait été prise le 13 octobre 1998.
La décision de rejouer n’avait été prise que le 6 janvier, à la veille de l’ultimatum fixé par Stern pour l’annulation pure et simple de la saison.
Après 204 jours sans basket, une saison régulière tronquée de 464 matches (sur 1 230) avait repris le 5 février 1999.
Il s’agissait alors de la première fois que la NBA annulait des matches de saison régulière à cause d’un conflit du travail.
(Source : AFP)

