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Moyen Orient et Monde - Terrorisme

Un complot d’el-Qaëda contre Karzaï déjoué

La force internationale de l’OTAN en Afghanistan affirme avoir tué un commandant important du réseau Haqqani.

Le président afghan a tenu à rassurer le Pakistan quant à son accord avec l’Inde. Photo AFP

Six agents d’el-Qaëda ont été arrêtés la semaine dernière pour avoir ourdi un complot visant à assassiner le président afghan Hamid Karzaï, a annoncé hier le porte-parole des services de renseignements afghans (NDS), Lutfullah Mashal.
Plusieurs influentes personnalités proches de M. Karzaï ont été assassinées ces derniers mois, soulignant la fragilité du gouvernement face à une rébellion des talibans qui a gagné du terrain et mène des attaques de plus en plus audacieuses, y compris au cœur de la capitale Kaboul. « Ces six personnes avaient été recrutées par el-Qaëda par l’intermédiaire de Sayed Aqa, un professeur de théologie à l’Université médicale de Kaboul », a précisé M. Mashal, sans mettre en cause les rebelles talibans. Un garde du corps de M. Karzaï, Muhibullah Ahmadi, était impliqué dans ce complot, a-t-il ajouté. Un responsable afghan a ajouté sous couvert d’anonymat que les services de renseignements continuaient de rechercher d’autres acteurs présumés de ce complot.
Par ailleurs, la force internationale de l’OTAN en Afghanistan (ISAF) a assuré hier avoir tué un autre important commandant du réseau taliban Haqqani dans un bombardement aérien près de la frontière pakistanaise. Selon l’ISAF, dont l’annonce ne pouvait être confirmée de source indépendante, la victime, Dilawar, était un des lieutenants de Haji Mali Khan. Ce dernier avait été capturé la semaine dernière par l’ISAF, qui le présente comme le numéro un du réseau Haqqani en Afghanistan.
L’annonce de cette mort et de ces arrestations intervient alors que M. Karzaï effectue une visite en Inde, ennemi héréditaire du Pakistan, avec laquelle il a signé mardi un accord de partenariat stratégique. Cet accord, le premier du genre paraphé par l’Afghanistan, vise à approfondir la coopération en matière de sécurité, les liens commerciaux et économiques, ainsi que les échanges sociaux et culturels. Karzaï a toutefois tenu à rassurer le Pakistan quant à cet accord avec l’Inde. Mais le rôle de l’Inde en Afghanistan est extrêmement sensible étant donné que le Pakistan est farouchement hostile à une hausse de l’influence de son voisin et rival en Afghanistan, un pays qu’il considère comme son pré carré.

Présence US en Afghanistan
Toujours en Afghanistan, la base militaire géante de Bagram, qui offre tout le confort du pays de l’Oncle Sam (du Pizza Hut au concessionnaire qui livre sa Chevrolet au GI de retour à la maison), est au cœur d’un vif débat sur la future présence américaine dans ce pays après le retrait des forces de combat de l’OTAN prévu fin 2014.
Dans le cadre d’âpres négociations sur un futur « partenariat stratégique », Kaboul et Washington s’interrogent sur le maintien d’une dizaine de ces bases de la taille de petites villes américaines, alors que les forces afghanes ne semblent guère en mesure d’empêcher seules un futur retour des talibans. Si les États-Unis disent officiellement ne pas vouloir conserver de bases permanentes en Afghanistan, cette posture ne trompe personne. Nombre d’experts du pays pensent au contraire qu’ils se préparent à enraciner durablement ces bases comme celle de Bagram, au nord de Kaboul, qui abrite plus de 30 000 personnes, et dont ils poursuivent les travaux d’agrandissement. La durée de la présence américaine aura également une incidence sur les éventuelles négociations avec les talibans, que nombre d’experts jugent indispensables pour mettre fin à la guerre.
Dix ans après leur entrée en guerre précipitée, les États-Unis espèrent toutefois avoir enfin trouvé une porte de sortie honorable en Afghanistan, à la suite du changement de stratégie, c’est-à-dire un retrait progressif des troupes, imposé par la virulence de l’insurrection talibane imputée selon certains experts à la prolongation de la présence américaine dans le pays.
D’ailleurs, un tiers des Américains qui ont servi dans les forces armées après les attentats du 11-Septembre ne croient pas que les guerres menées en Irak et en Afghanistan en valaient la chandelle, mais un autre bon tiers estiment le contraire, selon un sondage publié hier.
(Source : agences)
Six agents d’el-Qaëda ont été arrêtés la semaine dernière pour avoir ourdi un complot visant à assassiner le président afghan Hamid Karzaï, a annoncé hier le porte-parole des services de renseignements afghans (NDS), Lutfullah Mashal.Plusieurs influentes personnalités proches de M. Karzaï ont été assassinées ces derniers mois, soulignant la fragilité du gouvernement face à une rébellion des talibans qui a gagné du terrain et mène des attaques de plus en plus audacieuses, y compris au cœur de la capitale Kaboul. « Ces six personnes avaient été recrutées par el-Qaëda par l’intermédiaire de Sayed Aqa, un professeur de théologie à l’Université médicale de Kaboul », a précisé M. Mashal, sans mettre en cause les rebelles talibans. Un garde du corps de M. Karzaï, Muhibullah Ahmadi, était impliqué...
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