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Moyen Orient et Monde - États-Unis

La machine électorale d’Obama appuie sur le starter

La Cour suprême rejette un recours sur « l’inéligibilité » du président
Tandis que les candidats à l’investiture républicaine préparent les premiers rendez-vous de leurs primaires, les équipes de campagne de Barack Obama se déploient dans les cinquante États de l’Union, espérant rééditer en 2012 la stratégie gagnante de l’élection de 2008. Les partisans du président démocrate se structurent évidemment dans les traditionnels « swing States », ces États comme la Floride ou l’Ohio où les majorités basculent régulièrement d’un camp vers l’autre, se portant alternativement sur le candidat démocrate ou sur le candidat républicain. Mais les militants sont également actifs dans des États apparemment chasse gardée du Parti républicain, comme l’Arizona ou la Géorgie. L’idée est de retisser un réseau national de partisans actifs mobilisant les électeurs et ralliant des volontaires, même dans des bassins électoraux peu favorables à leur cause. En 2008, la tactique s’était avérée payante. Quatre ans plus tard, à l’heure de briguer un second mandat, elle tranche avec la pratique habituelle des présidents en campagne, qui ont plutôt eu tendance jusque-là à concentrer leurs efforts sur les « swing States ».
Les conseillers électoraux de M. Obama estiment que le niveau élevé du chômage, qui se maintient depuis des mois autour de 9 % de la population active, rend hypothétique une victoire du président démocrate dans l’Ohio et dans d’autres États industriels où il était arrivé en tête en 2008. Pour compenser ces pertes probables, il lui faudra aller chercher des « grands électeurs » dans d’autres États. La puissance de frappe financière du président-candidat ne sera pas de trop. Barack Obama devrait réunir au total un budget supérieur aux 750 millions de dollars que son équipe avait déclarés en 2008. De quoi dépenser même dans les États où le scrutin se présente mal. Il pourrait aussi contraindre les républicains à consacrer davantage de moyens financiers que prévu dans des États qui leur seraient a priori favorables, réduisant d’autant leurs capacités à investir dans d’autres États où la lutte serait plus serrée.
En attendant, un nouveau test guettait hier, à l’heure de mettre sous presse, le Parti démocrate à l’occasion de l’élection du gouverneur de Virginie-Occidentale, un scrutin en forme de baromètre pour Barack Obama à un peu plus d’un an de la présidentielle américaine. Les républicains ont l’occasion de remporter un troisième succès d’affilée en trois semaines dans de le cadre de consultations partielles, et si le locataire de la Maison-Blanche n’est en rien concerné par cette élection locale, celle-ci ne manquera pas d’être regardée comme un nouvel indicateur de sa popularité. Hier, le président US n’avait pas manqué d’accuser ses adversaires républicains de défendre les déductions fiscales accordées aux plus riches, aux dépens du plan de relance qu’il cherche à faire adopter au Congrès.
Sur un autre plan, la Cour suprême des États-Unis a refusé de se saisir d’un nouveau recours sur la prétendue inéligibilité de M. Obama lorsqu’il a été élu à la Maison-Blanche. Trois personnes avaient porté une plainte devant la plus haute juridiction du pays, affirmant que « le président Barack Obama n’est pas un citoyen né sur le sol des États-Unis d’Amérique et est de ce fait inéligible à la présidence ». Des plaintes similaires ont été déjà rejetées par la justice américaine.
(Source : agences)
Tandis que les candidats à l’investiture républicaine préparent les premiers rendez-vous de leurs primaires, les équipes de campagne de Barack Obama se déploient dans les cinquante États de l’Union, espérant rééditer en 2012 la stratégie gagnante de l’élection de 2008. Les partisans du président démocrate se structurent évidemment dans les traditionnels « swing States », ces États comme la Floride ou l’Ohio où les majorités basculent régulièrement d’un camp vers l’autre, se portant alternativement sur le candidat démocrate ou sur le candidat républicain. Mais les militants sont également actifs dans des États apparemment chasse gardée du Parti républicain, comme l’Arizona ou la Géorgie. L’idée est de retisser un réseau national de partisans actifs mobilisant les électeurs et ralliant des...
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