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Moyen Orient et Monde - Justice Internationale

La CPI va enquêter sur les violences postélectorales en Côte d’Ivoire

Plus de 3 000 personnes avaient été tuées pendant les affrontements entre les partisans de Gbagbo et ceux de Ouattara.
Le procureur de la Cour pénale internationale (CPI) a été autorisé hier à enquêter sur des crimes contre l’humanité et des crimes de guerre qui auraient été commis après l’élection présidentielle. Le procureur Luis Moreno-Ocampo avait demandé le 23 juin aux juges de l’autoriser à enquêter sur des crimes contre l’humanité et des crimes de guerre, commis à la suite de la présidentielle du 28 novembre 2010 par les camps de l’ex-président Laurent Gbagbo et du président Alassane Ouattara. « À partir d’aujourd’hui, l’accusation va collecter des preuves de manière impartiale et indépendante, et dès que possible, nous présenterons nos dossiers devant les juges, qui décideront qui doit être jugé », a déclaré M. Moreno-Ocampo dans un communiqué.
L’ouverture de l’enquête a été saluée par Abidjan. « Nous n’avons aucune gêne, aucune crainte », a assuré le ministre ivoirien de la Justice, Jeannot Ahoussou Kouadio. M. Ouattara avait demandé le 3 mai à la CPI d’enquêter sur les « crimes les plus graves » commis lors des violences, la justice ivoirienne se chargeant des crimes économiques, des crimes de sang et des crimes contre la sécurité de l’État. Dans leur ordonnance de 86 pages, les juges estiment qu’ « il y a une base raisonnable de croire qu’à la suite de l’élection présidentielle en Côte d’Ivoire, des attaques ont été commises par les forces pro-Gbagbo contre la population civile à Abdijan et dans l’ouest du pays ». Ils estiment qu’il y a aussi « une base raisonnable de croire que les forces pro-Ouattara ont mené des attaques contre la population civile, notamment dans l’ouest du pays en mars 2011 », pendant l’offensive des Forces républicaines (FRCI) d’Alassane Ouattara menée à partir de Duékoué. « Les documents (de l’accusation) montrent que les forces pro-Ouattara ont pris pour cibles des civils perçus comme soutenant Laurent Gbagbo et que les attaques étaient dirigées contre des communautés ethniques spécifiques », soulignent également les juges.
Plus de 3 000 personnes avaient été tuées pendant les violences qui avaient suivi le refus de M. Gbagbo de céder le pouvoir après le scrutin, selon les Nations unies, dont au moins un millier, selon l’Onuci, dans l’ouest du pays.
M. Moreno-Ocampo a été autorisé à enquêter sur des crimes contre l’humanité, à savoir meurtre, viol, emprisonnement et torture, notamment, ainsi que sur des crimes de guerre, dans le cadre du conflit armé qui avait opposé les deux camps entre le 25 février et le 6 mai, dont des meurtres, viols et pillages. Des enquêteurs vont aller en Côte d’Ivoire « de façon imminente », a indiqué un membre du bureau du procureur. À l’issue de l’enquête, lorsqu’il estimera avoir recueilli les preuves nécessaires, le procureur demandera des mandats d’arrêt aux juges. Aucune date n’était avancée hier par le bureau de M. Moreno-Ocampo.

(Source : AFP)
Le procureur de la Cour pénale internationale (CPI) a été autorisé hier à enquêter sur des crimes contre l’humanité et des crimes de guerre qui auraient été commis après l’élection présidentielle. Le procureur Luis Moreno-Ocampo avait demandé le 23 juin aux juges de l’autoriser à enquêter sur des crimes contre l’humanité et des crimes de guerre, commis à la suite de la présidentielle du 28 novembre 2010 par les camps de l’ex-président Laurent Gbagbo et du président Alassane Ouattara. « À partir d’aujourd’hui, l’accusation va collecter des preuves de manière impartiale et indépendante, et dès que possible, nous présenterons nos dossiers devant les juges, qui décideront qui doit être jugé », a déclaré M. Moreno-Ocampo dans un communiqué.L’ouverture de l’enquête a été saluée par...
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