À l’issue de l’entrevue, M. Jarrah a rendu hommage au discours prononcé par M. Geagea le 24 septembre dernier, à Jounieh, après la messe solennelle célébrée au Stade Fouad Chehab en mémoire des martyrs de la « résistance libanaise ». « Ce discours était rassembleur et national par excellence, a notamment déclaré le député. Il s’agissait d’un document politique à inscrire au registre des Forces libanaises, mais ce mot avait aussi une portée nationale et régionale, ainsi qu’une dimension chrétienne. Il a évoqué le rôle chrétien tel que le désirent les chrétiens pour eux et pour le Liban. C’est pour cette raison que j’ai tenu à le féliciter pour son discours. »
En réponse à une question sur le Tribunal spécial pour le Liban, M. Jarrah a relevé que quotidiennement, le Premier ministre Nagib Mikati affirme devant les instances internationales et à chaque occasion qui se présente qu’il assurera le financement du tribunal international. « Mais pour nous, a déclaré Jamal el-Jarrah, l’important ce sont les actes. C’est lorsque le Conseil des ministres prendra la décision de financer le tribunal que nous pourrons dire que Mikati a respecté ses engagements. »
Et d’ajouter sur ce plan : « Il est clair qu’il existe au sein du gouvernement une faction influente, ou plutôt la faction qui mène le jeu, en l’occurrence le Hezbollah, qui est opposé au financement du tribunal, mais dans le même temps, nous entendons le président Mikati tenir des propos contraires à la position du Hezbollah. En tant que courant du Futur, nous attendons la décision du Conseil des ministres car nous sommes liés à la communauté internationale par un traité qui impose de notre part des engagements. Le Liban ne peut pas ne pas respecter ses engagements auprès du Conseil de sécurité ».
Élie Keyrouz
Signalons sur un autre plan que le député Élie Keyrouz, membre du bloc parlementaire des Forces libanaises, a souligné, au cours d’un meeting organisé par les FL à Hadchit, que « c’est la tutelle syrienne qui a porté un coup de Jarnac aux chrétiens, tant en ce qui concerne leur rôle que leur représentativité ».
Affirmant que « l’ère des dictatures est révolue », M. Keyrouz a déclaré que « les armes échappant au contrôle de l’État ne sauraient être longtemps plus fortes que le droit et l’État ». « Ceux qui croient que leur condescendance et leur arrogance à l’égard des Libanais peuvent perdurer se trompent énormément », a souligné le député FL.

