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Liban - Éclairage

Le 14 Mars entend ménager Raï, mais aussi le relancer...

Des cadres du 14 Mars qui participent aux rencontres de Koraytem indiquent que la réunion dont la presse a tout récemment fait ses choux gras (il s’agissait d’une admonestation au cabinet concernant le financement du TSL) date en réalité de plusieurs jours. Précisant que ce n’est ni le premier ni le dernier rendez-vous de concertation organisé loin des feux de la rampe. Le camp souverainiste tient en effet un agenda d’échange de vues cyclique régulier, sans communiqués ni déclarations après coup. Le but étant de préserver, de renforcer même, l’étroitesse des liens et l’unité des rangs au niveau des pôles qui dirigent les différentes composantes du mouvement. Cela, bien évidemment, en contact permanent de coordination avec le président Saad Hariri, chef du courant du Futur, qui se trouve à Riyad.
Une harmonisation qui n’est pas toujours facile à réaliser. Ainsi, au cours de la réunion précitée, des divergences marquées sont apparues sur plusieurs sujets. Notamment sur les rapports avec Bkerké, nommément avec le patriarche Raï, après ses propos dédouanant le régime syrien et l’armement du Hezbollah. En contradiction totale avec les constantes de la révolution du Cèdre, inspirées du célèbre manifeste des évêques maronites, publié sous l’égide même de Bkerké, au début des années 2000.
L’un des participants a suggéré qu’on laisse du temps à l’intéressé, sans réprouver ouvertement les manquements enregistrés. Donc sans critiquer le patriarche actuel ni, a fortiori, les prestations du siège patriarcal en tant que tel.
Une tendance lénifiante qui s’inscrit dans le prolongement de la réaction de Hariri lui-même. En effet, prenant note des déclarations patriarcales à Paris, l’ancien président de Conseil a aussitôt prié les membres du bloc Liban d’abord de ne pas s’en prendre au prélat. En leur rappelant que Bkerké reste un recours national. Dont il faut, à son avis, briquer l’aura en évitant de l’impliquer dans des tiraillements politiques.
Dès lors, si l’on a des observations à formuler, des appréhensions à développer, il est préférable d’aller en faire part de vive voix au patriarche. Sans s’épancher dans les médias ou devant des gens. C’est ce que soutient le député Samy Gemayel.
Du respect avant tout : des souverainistes estiment qu’ils ne doivent pas reprendre à l’égard de Raï l’attitude agressive, limite offensante, que les membres du bloc du Changement et de la Réforme, dirigé par Aoun, avaient eue face à Sfeir.

Plaidoyer
Allant encore plus loin dans l’empathie, des minoritaires relèvent que le patriarche Raï a son style propre, sa méthode de pensée personnelle et sa façon toute singulière de l’exprimer. À leurs yeux, à leurs oreilles surtout, les éclaircissements qu’il a donnés à son retour de Paris, en déclarant que ses propos avaient été tronqués, sortis de leur contexte, sont suffisants.
Encore que l’on ne voit pas trop comment, puisqu’ils n’ont pas été suivis de précisions... éclairantes. Ce à quoi ces éléments répondent, ou (se) promettent, que de nouvelles prises de position du patriarche vont permettre de mettre les points sur les i. Et de déterminer la vérité. Ils ajoutent que c’est ce qui ressort de sa participation au sommet religieux de Dar el-Fatwa.
En indiquant que lors de sa tournée au Sud, il a insisté sur l’attachement de Bkerké aux constantes nationales, ainsi que sur le souci de ne pas voir le siège patriarcal impliqué dans des controverses politiques. Sa position étant de rester à l’écart des sujets conflictuels opposant les Libanais. Ou, plus exactement, de ne pas prendre parti pour les uns contre les autres.
Ce qui est rassurant, en regard des objectifs du 14 Mars, c’est que ces défenseurs de Raï assurent que nul ne peut outrepasser les constantes originelles de Bkerké, autrement dit les principes nationaux. Même si les façons de les défendre par le verbe peuvent beaucoup différer. Comme on le constate en ce qui concerne Raï qui ne s’exprime pas comme le faisait Sfeir. Selon eux, l’essence, le nucleus restent identiques.
Ils ajoutent que Raï se distingue sans doute par sa volonté d’ouverture sur tous. Façon, sans doute, de dire que ses propos contestés étaient d’ordre diplomatique... Ils rappellent enfin que le patriarche agit dans un esprit de dynamique rénovée, peu usuelle à Bkerké, à l’image de Jean XXIII et de Jean-Paul II, qui avaient sorti le Vatican de sa léthargie.
Un ancien ministre applaudit à cette orientation, en soulignant que jadis on disait : « Le patriarche reçoit et ne rend pas visite », ce que Raï rend obsolète.
Retour aux réunions du 14 Mars. L’un des pôles souhaite qu’elles se poursuivent, pour bien suivre les développements régionaux, notamment en Syrie. Afin de bien ajuster les positions. Tout en s’efforçant de cerner les contours de la feuille de route véritable du cabinet Mikati. Selon par des contacts, des sondages, après son retour de New York où il a promis le financement du TSL et répété l’engagement à honorer les obligations internationales du Liban, dans le respect des résolutions du Conseil de sécurité. Le 14 Mars, on le sait, et il le dit, veut des actes, pas des promesses. Et il attend de voir si Mikati va tenir bon (et parole) ou s’il va finir par céder au Hezbollah et au CPL, opposés au financement. Cela étant, on sait aussi que le Hezbollah ne veut pas risquer une implosion du cabinet. Et ne compte pas livrer une bataille jusqu’au-boutiste pour le financement. Se réservant d’agir en mars quand il faudra renouveler, avec ratification du Liban, le mandat du tribunal.
Des cadres du 14 Mars qui participent aux rencontres de Koraytem indiquent que la réunion dont la presse a tout récemment fait ses choux gras (il s’agissait d’une admonestation au cabinet concernant le financement du TSL) date en réalité de plusieurs jours. Précisant que ce n’est ni le premier ni le dernier rendez-vous de concertation organisé loin des feux de la rampe. Le camp souverainiste tient en effet un agenda d’échange de vues cyclique régulier, sans communiqués ni déclarations après coup. Le but étant de préserver, de renforcer même, l’étroitesse des liens et l’unité des rangs au niveau des pôles qui dirigent les différentes composantes du mouvement. Cela, bien évidemment, en contact permanent de coordination avec le président Saad Hariri, chef du courant du Futur, qui se trouve à Riyad.Une...
commentaires (13)

Monsieur Issal, vous ne tirez rien de moi. Je suis réaliste et je n'appartiens à aucune formation. Je dis ce que je vois réel et ce que j'en pense. D'autres font le contraire. Cordialement Anastase Tsiris

Anastase Tsiris

15 h 37, le 30 septembre 2011

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Commentaires (13)

  • Monsieur Issal, vous ne tirez rien de moi. Je suis réaliste et je n'appartiens à aucune formation. Je dis ce que je vois réel et ce que j'en pense. D'autres font le contraire. Cordialement Anastase Tsiris

    Anastase Tsiris

    15 h 37, le 30 septembre 2011

  • Mr Tsiris, on tire toujours quelque chose de vos interventions. Mr Jabbour, on ne tire jamais rien des vôtres.

    Saleh Issal

    14 h 17, le 30 septembre 2011

  • Mr Issal, et je continue : sur le chemin inauguré par son prédecesseur le Patriarche Sfeir. Il ne faut point s'en faire. D'ailleurs vous voyez que vos 14 marsiens commencent à le réaliser. Cordialement. Anastase Tsiris

    Anastase Tsiris

    13 h 31, le 30 septembre 2011

  • Monsieur Saleh Issal, vous avez raison. Les sondages montrent très bien ce que les Libanais pensent de la déclaration du Patriarche en France. Mais, le Patriarche a lancé un mot sans vraiment le croire. Il voyait que tous les chefs des pays Occidentaux déclaraient de même en ce temps. Puis, on a focusé beaucoup plus qu'il n'en faut sur un dire qui ne veut rien dire vraiment. Les propos du Patriarche, et chez le Président Berri et chez Le Mufti de la République, bien analysés, montrent que Bkerké est toujours sur son chemin inauguré par son prédecessuer le Patria

    Anastase Tsiris

    13 h 27, le 30 septembre 2011

  • - - Mais cher Monsieur Saleh ISSAL , Bkérké n'a pas besoin de sondages , et les sondages ne s'appliquent pas à Bkérké ! Ce n'est pas MOI qui va vous apprendre cela cher Monsieur .. , Les sondages sont fait pour les hommes politiques qui se font élire par le peuple , ce qui n'est pas le cas de Sa Béatitude , qui a non seulement l'appui total et inconditionnel du saint Siège et du Saint Père , mais l'appui de la grande majorité de ses ouailles et de leurs représentants politiques au parlement et au gouvernement ! et même au delà de ceux là , suivez mon regard .. , évidemment avec tout le respect que je dois à notre cher et très indispensable quotidien Francophone l'OLJ .

    JABBOUR André

    12 h 36, le 30 septembre 2011

  • Si on analyse les statistiques de l'OLJ : 84 % des 9700 personnes interrogées sont contre la déclaration du Patriarche. Que doit-on penser alors ?

    Saleh Issal

    10 h 38, le 30 septembre 2011

  • - - @ Monsieur Petrossou , Quel plaisir de vous relire avec d'autres ICI , après une si longue absence incomprise par certains , mais bien comprise par moi . En tout cas , Welcome to the club of l'OLJ . Pour revenir à votre réaction qui nous parle de plumes en 2013 , pourquoi vous projeter si loin ! Vous reste-t-il encore de plumes aujourd'hui ? Je ne le pense pas ! Vous allez devoir attendre au moins 20 ans , comme nous l'avons fait et encore ... Car les moyens d'aujourd'hui sont plus convaincants que ceux utilisés par vous hier , et encore plus , avant hier ... , durant l'inoubliable assaut contre Baabda et Yarzé (...) , nous n'oublierons jamais Amigo .

    JABBOUR André

    10 h 35, le 30 septembre 2011

  • Si on analyse très bien les mots de sa Béatitude Al Raï on ne voit point de déviation des principes spirituels de Bkerké. Bkerké ne parle pas politique. Ce sont les 8 et 14 marsiens qui expliquent les phrases, chacun à sa convenance. Bkerké parle de Dialogue ! d'Amour et d'Entente ! Que ceux qui ont des oreilles l'entendent, et ceux qui ont un peu de jugeotte le comprennent. Anastase Tsiris

    Anastase Tsiris

    09 h 31, le 30 septembre 2011

  • Wishful thinkings Mr. Jabbour! En 2009 aussi ils étaient donnés pour battus et nous avons vu le résultat suivi du coup d’état préparé par petites étapes! J’espère seulement que nous y arriverons, a 2013 sans, perdre de plumes!

    Petrossou

    06 h 37, le 30 septembre 2011

  • Le 14 Mars entend ménager réellement deux patriarches Raï et Sfeir . Pour quelles raisons ?? A suivre Antoine Sabbagha

    Sabbagha Antoine

    06 h 18, le 30 septembre 2011

  • La majorité, Monsieur André Jabbour, obtenue par les revolvers pointés sur les têtes et par les blouses noires, est une majorité qui ne représente qu'elle même. Le peuple s'était prononcé aux urnes. La déformation de la volonté du peuple par des moyens illégaux aboutit à une pseudo-majorité ILLEGALE ! Cordialement Anastase Tsiris

    Anastase Tsiris

    05 h 39, le 30 septembre 2011

  • - - Ils n'ont plus autre chose à se mettre sous la dent , que le TSL , la dernière carte de leur (S) fonds de commerces démantelés , qui sera elle aussi , abattue à son tour le moment venu , comme l'ont été toutes les autres cartes maîtresses qu'ils détenaient entre leurs mains brûlées ! Celui qui " nous dit-on " fait la navette entre Paris et Ryadh ! à confirmer ! ne fait plus partie de ce que fut le 14 mars , et encore moins , son leader avec tout ce que cela comporte comme obligations morales et financières (...) ! Oui , on peut dire qu'ils sont complètement abandonnés et déboussolés , et ne comprennent toujours pas ce qui leur est arrivé et de quoi seront fait leurs lendemains , surtout à la veille des élections de 2013 , où selon plusieurs sondages , ils sont donnés battus , mais battus partout avec une majorité absolue à l'actuelle majorité ..

    JABBOUR André

    02 h 25, le 30 septembre 2011

  • Le 14 mars est clair dans sa cacophonie, abandonné de tous, même du Père spirituel ici présent et le fils eloigné des affaires courantes, mais en lien avec la base. Pierre qui roule n'amasse pas mousse, et les tonneaux vides qui déroulent font beaucoup de bruits.

    Jaber Kamel

    00 h 20, le 30 septembre 2011

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