L’alerte au typhon a été élevée au niveau 8 (sur une échelle qui en compte 10) avant l’aube par le Bureau météorologique, l’Observatoire de Hong Kong, tandis que pluies et vents violents balayaient le territoire de sept millions d’habitants. Le niveau d’alerte a été rabaissé au niveau 3 en fin d’après-midi, vers 08h00 GMT. En cas de niveau 8, les marchés financiers, les tribunaux, les administrations et toutes les écoles seront fermées. De nombreuses entreprises demandent à leurs salariés de ne pas venir travailler et les autorités recommandent vivement de rester calfeutré chez soi. Des abris antityphon ont été ouverts pour les personnes estimant que leurs habitations ne sont pas suffisamment solides pour résister aux vents et aux pluies.
Au moins trois personnes ont été blessées dans les chutes d’un arbre et d’un échafaudage, selon la radio publique RTHK.
Aux Philippines, le bilan a été revu à la hausse hier et pourrait s’alourdir, deux jours après le passage de Nesat, qui a noyé sous les eaux une partie de son île principale, Luçon. « Nous avons répertorié 35 morts et les secours se déplacent en canoë et petits bateaux pour venir en aide » à ceux qui en ont besoin, a déclaré Benito Ramos, responsable du bureau de la Défense civile. Les eaux se retirent lentement, mais de vastes zones, notamment agricoles, étaient toujours inondées hier, a-t-il ajouté.
Au Cambodge également, plus d’une centaine de personnes, notamment des enfants, ont été tuées ces dernières semaines lors des plus graves inondations ayant frappé le pays depuis dix ans, ont indiqué hier les autorités. Des milliers d’hectares de rizières ont été inondés et plus de 17 000 familles ont dû être évacuées dans douze provinces.
Enfin, le Pakistan est en proie à une épidémie de dengue d’une ampleur inédite qui a déjà tué 126 personnes en moins d’un mois, touchant au total près de 12 000 personnes, principalement dans l’est du pays, ont indiqué hier les autorités locales. Les pluies prolongées de la mousson et des températures anormalement hautes pour la saison expliquent selon elles la rapide propagation de cette maladie tropicale, dans un pays déjà ensanglanté par les combats entre l’armée et les islamistes et handicapé par des inondations récurrentes. Aucun vaccin n’existe pour cette maladie transmise par des moustiques, conduisant en général les autorités concernées à privilégier la prévention.
(Sources : agences)

