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Pascal Papé, nouveau fer de lance du XV de France

Aligné dans le quinze de départ pour la troisième fois d’affilée, le deuxième ligne Pascal Papé a acquis au fil du tournoi un nouveau statut au sein de l’équipe de France. Le Parisien doit ses nouveaux galons de titulaire à une condition physique exceptionnelle. Nigel Marple/Reuters

Évincé de la Coupe du monde 2007, le deuxième ligne Pascal Papé « préfère ne pas savourer » ses nouveaux galons de titulaire qu’il doit à une condition physique exceptionnelle, pour se concentrer sur sa prestation à venir face aux Tonga demain.
Aligné dans le quinze de départ pour la troisième fois d’affilée, le Parisien a acquis au fil du tournoi un nouveau statut au sein du XV de France.
« Cela me fait plaisir. Ce n’est pas une fin en soi. Le groupe est un peu plus figé, mais je n’ai pas droit à l’erreur. La concurrence est rude. Il y a la pression de ne pas décevoir et de ne pas se louper », reconnaît Pascal Papé.
En deuxième ligne, sa force de pénétration, sa puissance et sa mobilité sont des atouts, au même titre que sa détente et son aisance dans les airs.
Aux yeux du sélectionneur, Marc Lièvremont, le joueur de 30 ans forme un attelage performant avec Lionel Nallet, son ancien partenaire en club, à Bourgoin et à Castres.
« En termes de complémentarité dans le paquet d’avant, Pascal amène plus de hauteur. Il a des qualités aériennes », a estimé Marc Lièvremont.
« Il a fait une bonne préparation pendant deux mois. C’est chez lui qu’il y a eu la plus belle progression. Il a un fort potentiel, qui n’a pas été forcément exploité dans le passé », selon le tacticien.
« Contre le Canada, je l’ai trouvé abouti, avec une grosse présence en défense, et actif ballon en main. Il a gagné le droit d’être à nouveau titulaire », a jugé le patron des Bleus.
La préparation physique de cet été est décisive pour expliquer ce retour au premier plan. Les exercices de musculation et les courses répétées lui ont permis de progresser dans tous les domaines.
« J’ai beaucoup bossé lors de ces deux mois de préparation. Je me sens mieux sur le terrain : plus dynamique, plus aérien, plus complet. Je ne me suis jamais senti aussi bien car je n’ai jamais eu de préparation comme celle-ci », a affirmé Pascal Papé, sélectionné à 31 reprises.

« Pas de regrets »
S’il réalise un départ fulgurant en 2004 pour devenir un cadre de l’équipe de France pendant deux ans, la carrière internationale du joueur du Stade français fut contrariée par les blessures à répétition.
La première, au dos (opération du canal rachidien en 2006), l’a éloigné des terrains pendant plusieurs mois.
Revenu « peut-être trop tôt » selon lui, il rate le wagon de la Coupe du monde 2007 après une tournée catastrophique en Nouvelle-Zélande des Bleus dont il était le capitaine.
Alors qu’il venait d’être rappelé en équipe de France pour le tournoi des Six Nations 2008, son genou gauche puis son genou droit, touchés tour à tour, l’ont maintenu loin des terrains.
« C’est comme ça. C’est ma trajectoire et cela fait partie de ma carrière », a-t-il relativisé.
« Je n’ai pas de regrets. C’était mon destin. Peut-être que je ne méritais pas d’y être en 2007. Là, j’ai la chance de faire des matches. Si on fait appel à moi, c’est que je le mérite. Je ferai tout pour ne pas décevoir », a dit l’intéressé.
« Je vais prendre du plaisir dans le combat à chaque fois et mouiller ce beau maillot que j’ai sur les épaules », a prévenu le Stadiste.
Demain, le nouveau physique de fer du pack tricolore sera encore fort utile pour contrer la puissance des Tongiens.
          ©Reuters
Évincé de la Coupe du monde 2007, le deuxième ligne Pascal Papé « préfère ne pas savourer » ses nouveaux galons de titulaire qu’il doit à une condition physique exceptionnelle, pour se concentrer sur sa prestation à venir face aux Tonga demain.Aligné dans le quinze de départ pour la troisième fois d’affilée, le Parisien a acquis au fil du tournoi un nouveau statut au sein du XV de France.« Cela me fait plaisir. Ce n’est pas une fin en soi. Le groupe est un peu plus figé, mais je n’ai pas droit à l’erreur. La concurrence est rude. Il y a la pression de ne pas décevoir et de ne pas se louper », reconnaît Pascal Papé.En deuxième ligne, sa force de pénétration, sa puissance et sa mobilité sont des atouts, au même titre que sa détente et son aisance dans les airs.Aux yeux du sélectionneur, Marc...
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