L’étude évalue la solvabilité des pays sur une échelle de 0 à 100, la borne supérieure représentant le risque de défaut de paiement le plus bas.
Le niveau de solvabilité du pays du Cèdre est soutenu par un système bancaire solide qui continue de croître en dépit des tensions politiques locales et des remous régionaux, a souligné le Institutional Investor, cité par le Lebanon Weekly Monitor de la Bank Audi. Le classement du Liban est d’autant plus remarquable qu’il s’inscrit dans un contexte de diminution de la solvabilité souveraine des États de la région MENA, a ajouté le rapport.
Notons que le Liban est le seul pays à avoir avancé dans le classement ces six derniers mois. Cette amélioration suit celle observée en mars 2011, lorsque le pays avait gagné 7 rangs par rapport à son 112e rang en septembre 2010.
Le Liban a obtenu un score de 35,7 points en septembre 2011 contre 34,3 points en mars dernier. La performance du Liban reste toutefois en dessous de la moyenne mondiale (45,9 points) et de celle des pays de la région MENA (50,7 points).
La crise européenne
En parallèle, selon le Institutionnal Investor, la crise de la dette en Europe et les remous politiques dans la région sont à l’origine de la baisse de la solvabilité financière des pays à l’étranger. La note moyenne des 178 pays du classement a en effet chuté de 0,6 point. Les pays de l’Europe occidentale et du Moyen-Orient ont ainsi enregistré un déclin important, tandis que la note de l’Asie a légèrement chuté. En revanche, les pays d’Amérique latine et d’Europe de l’Est ont vu leurs scores respectifs augmenter.
En détail, la moyenne des taux de solvabilité des pays de l’Europe occidentale a chuté à 77,9 points en septembre 2011 contre 80,9 points il y a six mois. La Grèce a entraîné le Vieux Continent dans sa chute avec un score passant de 27,2 points à 19,7 points, soit une chute de 38,1 %. La note accordée aux États-Unis s’est, quant à elle, contractée de 0,9 point, sachant que l’étude avait précédé l’abaissement de la note du pays par l’agence Standard & Poor’s.
Quant aux pays arabes, les révolutions devront, selon l’étude, impulser sur le long terme des avancées politiques et économiques mais pour l’instant l’instabilité de la région continue d’inquiéter les évaluateurs. Tous les pays de la région ont d’ailleurs enregistré un recul de leurs notes respectives à l’exception du Liban.
La Libye a subi la chute la plus importante, le score accordé au pays ayant reculé de 23,1 points (-42,3 %), à 31,5 points. Ont suivi la Tunisie avec un score en baisse de 8,1 points, le Bahreïn (-7,8 points) et l’Égypte (-5,4 points).

