Franck Ribéry a remporté son duel à distance avec Samir Nasri lors de Bayern Munich-Manchester City (2-0), la veille en Ligue des champions. Il y avait une classe d’écart entre les deux équipes... et entre les deux joueurs, qui n’ont pas évolué dans la même zone et se sont à peine croisés. Christof Cratchel/AFP
Ce fut une très bonne soirée pour Ribéry, car le Bayern n’a pas vraiment tremblé pour vaincre City (2-0). L’ailier, titulaire sur ce côté gauche qu’il chérit tant, s’est montré percutant, déroutant, comme lors de ses plus belles heures sous le maillot munichois. Le public de l’Allianz Arena, qui n’a pas la mémoire courte, l’a ovationné comme jamais à sa sortie (88e au profit d’Arjen Robben).
Mancini abrège le supplice
Mais dribbler et défendre a un prix et Ribéry, tiraillé par les blessures ces deux dernières années (chevilles, genou, orteils, aine...), l’a une nouvelle fois payé. C’est en tirant la patte qu’il est sorti du terrain, sans toutefois qu’une nouvelle alarmiste ne circule sur son compte. Physiquement, l’ancien Marseillais n’aura croisé son ancien coéquipier que le temps de quelques incursions sur le côté droit de l’attaque bavaroise. Un faux duel donc. Surtout que Nasri, titularisé également sur cette aile gauche, n’a pas vraiment posé sa patte sur le jeu des Sky Blues. Si ceux-ci n’ont pas eu de problème pour créer du jeu lors de la première demi-heure, notamment grâce à Silva, le reste fut plus chaotique (le Bayern a tiré deux fois plus au but que son adversaire). Ce non-match de l’ancien Gunner, Roberto Mancini l’a abrégé à la 69e minute pour faire entrer Milner à sa place.
Munich prend le large
Après une première apparition déjà mitigée contre Naples (0-0), ce fut encore un match qui a entretenu l’idée qu’il manquait encore à Nasri ce petit quelque chose dans les grands rendez-vous. De match, il n’y a pas vraiment eu à l’Allianz Arena tant les Citizens ont été penauds et timorés lorsqu’il agissait de faire le dernier geste. À un faux rythme imposé d’entrée par les Anglais, le Bayern, en vieux roublard, a fait la différence en sept minutes chrono.
Le temps pour Gomez, de retour de blessure, de faire jouer son sens du placement (38e et 45e+1) et pour Manuel Neuer, très alerte, de fait passer son record d’invincibilité à 930 minutes. Après deux journées, Munich l’habitué a déjà cinq points d’avance sur City.


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