Les joueurs du Borussia Dortmund, dont Mario Götze (à gauche), se félicitent après un but lors d’un match du championnat d’Allemagne. Patrik Stollarz/AFP
« C’est peut-être le meilleur jeune Allemand du moment, très créatif. » Le compliment venait d’Arsène Wenger, avant le match nul (1-1) chez le champion d’Allemagne, durant lequel le petit (1,71 m) elfe de Dortmund en a fait voir de toutes les couleurs aux « Gunners ».
Il s’est ajouté au concert d’éloges dans son propre pays après les prestations du n° 11 lors de l’ouverture de la Bundesliga contre Hambourg (1 but, 2 passes décisives), et surtout lors de la victoire de l’Allemagne sur le Brésil (3-2) en août.
Les médias, ainsi que d’illustres compatriotes, ont vu en ce milieu offensif le « nouveau Messi(e) ». « Il fait partie de ces footballeurs qui possèdent toute la palette », selon Franz Beckenbauer. « Un joueur comme il en apparaît un par siècle » pour Matthias Sammer, « hors normes » pour le sélectionneur Joachim Löw.
Sans lui, la Mannschaft peut briller, avec notamment Mesut Özil, le patron du Real Madrid, que Götze a tout de même parfaitement remplacé contre le Brésil, en ouvrant son compteur but à l’échelon international.
Sans lui, Dortmund n’est plus le même. Un carton rouge (sévère) contre Leverkusen, et les Jaune et Noir ont bafouillé durant deux matches, sans créativité, chutant à domicile contre le promu du Hertha Berlin (2-1), avant d’échouer à Hanovre (2-1) et de se retrouver repoussés à huit longueurs du Bayern Munich en championnat.
Avec son blondinet aux manettes, le champion en titre retrouve de son éclat. Ses dribbles dans un mouchoir de poche sont un cauchemar pour les défenseurs, son intelligence du jeu et ses ouvertures millimétrées un délice pour ses partenaires.
Certes, il ne fait pas trembler les filets à chaque sortie. Mais il peut sur une accélération effacer 4 ou 5 défenseurs pour aller marquer, comme il l’avait fait la saison dernière contre Hanovre. Un coup de génie qui lui avait valu le surnom de « Götzinho » dans les vestiaires.
Pas étonnant que les grands clubs lui fassent les yeux doux. À l’étranger, on murmure des sommes folles. Arsenal aurait proposé 40 millions d’euros, Manchester United l’aurait aussi dans sa lorgnette.
Au pays, les dirigeants du Bayern commencent à y penser pour un avenir pas si lointain. « C’est clair : Mario est un joueur fantastique. Et vous savez notre préférence pour les internationaux allemands », avouait récemment Karl-Heinz Rummenigge.
Mais Dortmund n’est pas prêt à céder une pépite évaluée à 18 millions d’euros. Et « Super Mario » se sent bien dans ce club qu’il a rejoint à l’âge de 8 ans, et avec lequel il est lié jusqu’en 2014. Une équipe avec laquelle il a brandi le « Schale » de champion d’Allemagne la saison dernière, et où il souhaite poursuivre son ascension.
Prochaine étape : Marseille. Avec l’espoir d’y glaner des points pour rêver d’une aventure européenne au-delà de la phase de poules...
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