Ranieri connaît sur le bout des doigts le rôle de pompier. Arrivé au chevet de la Roma après deux journées de championnat en août 2009 en remplacement de Luciano Spalletti, il avait réussi à hisser le club en 2e position en fin de saison 2009-2010. À l’Inter, il n’aura toutefois aucun répit, sous pression dès demain avec un déplacement à ne pas manquer à Bologne en série A, suivi quatre jours plus tard par un voyage compliqué à Moscou contre le CSKA en Ligue des champions.
Après trois journées de série A, l’Inter est 17e et s’est inclinée lors de son entrée en lice en Ligue des champions à domicile face à Trabzonspor (0-1). Ranieri, qui a dirigé son premier entraînement hier après-midi, est face à un chantier à ciel ouvert. Avec l’Inter, il prend la tête de son septième club transalpin après Cagliari, Naples, la Fiorentina, Parme, la Juventus et l’AS Rome. Le technicien italien était libre de tout contrat depuis sa démission le 20 février dernier après deux défaites consécutives de la Roma en une semaine face à Donetsk puis au Genoa.
L’antithèse de Gasperini ?
« L’Inter est une grande équipe mais elle a pris un faux départ. Nous devons nous entretenir avec les joueurs pour comprendre pourquoi on en est là. Je dois redonner de l’enthousiasme et procéder à des changements. Je ne promets pas qu’on va toujours gagner, mais je pense que les gars peuvent faire beaucoup mieux », a-t-il indiqué. Avec Ranieiri, c’est surtout avec l’époque bénie de José Mourinho que les dirigeants et les supporteurs nerazzurri espèrent renouer. Avec « Mou », l’Inter a survolé le championnat italien durant deux saisons avant de monter sur le toit de l’Europe en 2010 en remportant la Ligue des champions. Mais depuis le débauchage du Special One par le Real Madrid, le club est rentré dans le rang, avec un ultime affront : le titre 2011 remporté par le rival honni, l’AC Milan. Comme un symbole, Les fans milanais ont scandé le nom de Mourinho sur le terrain de Novara...
Certes, le CV de Ranieri, dont le titre le plus prestigieux n’est qu’une super-Coupe de l’UEFA remportée en 2004 avec Valence, n’a rien à voir avec celui de Mourinho.
Mais son vécu sur un banc de touche reste sans égal, surtout par rapport à l’erreur de casting qu’a constituée la nomination de Gasperini. Ranieri s’est d’ailleurs clairement posé en antithèse de son prédécesseur dans ses premières déclarations. « Gasperini voulait amener ses propres idées avec une défense à trois (...) J’essaierai de les faire jouer avec leurs forces comme ils savaient le faire avant. »


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