Avis de tempête pour Merkel après un échec électoral à Berlin
La chancelière allemande Angela Merkel a écarté hier tout risque d’éclatement de sa coalition avec les libéraux, au lendemain d’une défaite historique de ses alliés au scrutin régional de Berlin. « Le gouvernement va poursuivre son travail », a-t-elle déclaré en guise de réponse aux questions des journalistes sur un éventuel éclatement de la coalition. « Je ne crois pas que (ce travail) va devenir plus difficile » à cause des difficultés du parti libéral FDP, a-t-elle ajouté alors que des observateurs voyaient dans la débâcle du parti libéral (FDP) dimanche un risque pour la stabilité du gouvernement en pleine crise de l’euro. Mme Merkel s’est dit notamment « confiante » dans le fait que sa majorité approuverait le plan de sauvetage financier européen au cours d’un vote clef au Bundestag le 29 septembre. L’adoption du plan de sauvetage européen par la Chambre basse du Parlement ne fait aucun doute, la chancelière étant assurée du soutien d’une bonne part des députés sociaux-démocrates et écologistes. Mais il serait humiliant qu’elle doive l’adoption du texte au soutien de l’opposition.
Chine
Une deuxième usine polluante ferme après des manifestations
Avec la fermeture annoncée lundi d’une usine polluante, des manifestants chinois ont obtenu, pour la deuxième fois cet été, que leur santé et la préservation de l’environnement passent avant l’industrialisation à marche forcée qui prévaut en Chine depuis trois décennies. La fermeture provisoire de l’usine de panneaux solaires de Jinko Solar, une société cotée à la Bourse de New York, survient à peine plus d’un mois après celle d’une usine pétrochimique à Dalian (Nord-Est), où 12 000 personnes avaient manifesté à la mi-août. Des heurts avaient opposé jeudi, vendredi et samedi soir les forces de l’ordre à quelque 500 habitants du village de Hongxiao qui s’étaient rassemblés pour exiger des explications sur la mort de nombreux poissons dans une proche rivière. Les manifestants affirment également que la contamination industrielle a provoqué au moins 31 cas de cancer chez les riverains, dont six leucémies. Des analyses ont montré que l’usine émettait des niveaux excessifs de fluorure, toxique à haute dose, selon la mairie.
Conflit
Washington envisage un « téléphone rouge » avec les militaires iraniens
Les États-Unis envisagent d’instaurer une communication directe sous forme de « téléphone rouge » avec l’Iran, pour éviter que d’éventuels heurts entre les deux pays ne dégénèrent, a affirmé hier un responsable américain, confirmant une information du Wall Street Journal. Selon le quotidien financier américain, qui cite des responsables anonymes, les États-Unis s’inquiètent particulièrement des activités dans le Golfe de la flottille de vedettes rapides contrôlée par les gardiens de la révolution, la force d’élite du régime de Téhéran. Les vedettes iraniennes, susceptibles d’être équipées de missiles, se confrontent régulièrement aux bateaux de guerre des États-Unis et de leurs alliés qui croisent dans le Golfe. Des avions de l’armée de l’air iranienne ont également approché des unités navales américaines. Les responsables du Pentagone souhaiteraient notamment davantage de contacts entre les marines nationales des deux pays, afin d’éviter toute possibilité d’erreur d’appréciation de part et d’autre, selon le quotidien.
Italie
Berlusconi assiste au procès Mills mais reste muet
Le chef du gouvernement italien Silvio Berlusconi a assisté hier à une audience du procès Mills à Milan où il est accusé de corruption de témoin, sans évoquer des révélations embarrassantes sur ses frasques sexuelles et ses liens avec un entrepreneur de Bari. M. Berlusconi est arrivé en voiture et reparti peu après du tribunal de Milan sans s’exprimer sur ses nouveaux ennuis. À son entrée dans la salle, il a seulement lancé : « Moi, je vais bien, c’est vous qui avez de sales têtes », aux journalistes qui lui demandaient comment il allait. Le Cavaliere est empêtré dans de nouvelles informations embarrassantes diffusées par les médias depuis jeudi sur ses relations avec un entrepreneur de Bari, Giampaolo Tarantini, accusé de lui avoir fourni des prostituées pour des fêtes organisées dans ses résidences en 2008 et 2009.


L'Iran ripostera de façon « décisive » à toute attaque, avertit son négociateur en chef