Le Premier ministre, un libéral-conservateur, a tenu ces propos après avoir reçu le rapport intérimaire d’une commission d’experts sur la concentration économique. Cette commission, dirigée par un ancien directeur général du ministère des Finances, Haim Shani, remettra son rapport définitif dans trois mois au gouvernement, qui prendra « des mesures courageuses et pionnières pour le bien des consommateurs israéliens », selon M. Netanyahu. Parallèlement, une autre commission d’experts, présidée par l’économiste Manuel Trajtenberg, a été chargée de répondre aux revendications spécifiques des protestataires. Les travaux des deux commissions se compléteront pour infléchir la politique économique du gouvernement Netanyahu dans un sens plus social.
« Nous ne voulons pas perturber le fonctionnement des entreprises, qui ne sont certainement pas nos ennemies, mais sont au contraire nos amies, car elles fournissent des emplois et font marcher l’économie », a cependant souligné M. Netanyahu. « Pour établir la justice sociale, il faut que l’économie soit florissante. Pour cueillir des fruits, il faut d’abord planter des arbres », a-t-il plaidé.
Au plus fort du mouvement social, qui a vu des centaines de milliers d’Israéliens, essentiellement des classes moyennes, manifester à plusieurs reprises à travers le pays, M. Netanyahu s’était engagé à trouver des « solutions concrètes » pour réduire le coût de la vie et les écarts sociaux. Mais il avait rappelé qu’il faudrait obéir à certaines « contraintes », en particulier la préservation du cadre budgétaire et la prise en compte de « la secousse sérieuse » actuelle de l’économie mondiale. M. Netanyahu, qui a pu se targuer jusqu’à présent de la bonne santé de l’économie israélienne, s’est mis à dos les classes moyennes et les milieux plus défavorisés en raison de la hausse du coût de la vie et de graves disparités sociales.
(Source : AFP)


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