Le Premier ministre turc Erdogan répondant aux questions des journalistes devant le siège de la Ligue arabe hier au Caire. Mohammad Hossam/AFP
Recep Tayyip Erdogan, qui s’exprimait au siège de la Ligue arabe, a affirmé que la reconnaissance d’un État palestinien n’était « pas une option, mais une obligation », en référence à la demande que les Palestiniens s’apprêtent à présenter aux Nations unies. « Avant la fin du mois, nous allons voir une Palestine avec un statut très différent à l’ONU », a prédit le dirigeant turc, invité à s’exprimer devant l’organisation panarabe.
Critique virulent de l’État hébreu, il a accusé Israël de « continuer à prendre des mesures irresponsables qui sapent sa légitimité » et affirmé que « la politique agressive du gouvernement israélien menace l’avenir du peuple israélien ». Il a de nouveau assuré qu’il est « hors de question » qu’Ankara, qui vient d’expulser l’ambassadeur israélien, normalise ses relations tant que l’État hébreu n’aurait pas présenté d’excuses pour le raid en 2010 des forces israéliennes contre un ferry turc qui tentait de forcer le blocus imposé à la bande de Gaza, tuant neuf militants.
Le Caire, où il est arrivé lundi soir, est la première étape d’une tournée de M. Erdogan dans trois pays où le printemps arabe a fait chuter des dirigeants autocratiques. Il doit se rendre demain en Tunisie, puis jeudi en Libye.
« La liberté, la démocratie et les droits de l’homme doivent être un mot d’ordre unificateur pour l’avenir de nos peuples », a-t-il dit dans son discours au siège de la Ligue arabe. « Les revendications légitimes du peuple ne peuvent être réprimées par la force », a-t-il ajouté.
M. Erdogan, populaire parmi les Arabes pour ses virulentes attaques verbales contre l’État juif, a été accueilli par une foule de quelque 3 000 admirateurs lundi soir à son arrivée à l’aéroport du Caire, selon des témoins. Il a rencontré hier le chef du conseil militaire qui dirige le pays depuis la chute du président Hosni Moubarak en février, le maréchal Hussein Tantaoui. « L’histoire s’est écrite à Tahrir et cela signifie beaucoup pour nous », a-t-il dit plus tard à l’issue d’un entretien avec son homologue égyptien Essam Charaf, en référence à la célèbre place du Caire où se sont déroulées les plus grandes manifestations contre le régime de l’ancien président Hosni Moubarak.
Plusieurs accords économiques ont été signés. Les deux pays ont exprimé leur souhait de voir les échanges commerciaux bilatéraux passer de 3 milliards de dollars par an à 5 milliards dans les prochaines années.


Il s'y voit déjà...mais il se trompe....Il va prendre une Porte...Sublime,bien sûr!
07 h 01, le 14 septembre 2011