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Liban - Feuille De Route

A Man... for All Seasons ? *

Deux grands événements se sont produits le 15 mars dernier, une double naissance, dont la concomitance est peut-être passée inaperçue aux yeux du nouveau patriarche maronite, Mgr Béchara Raï. Le jour même où l’ensemble des chrétiens du Liban célébrait dans l’allégresse la transition à la tête du patriarcat maronite d’Antioche et de tout l’Orient, l’innommable souffrance infligée à quelques écoliers, arrêtés et torturés, les ongles arrachés, à Deraa donnait le coup d’envoi de la révolution syrienne. Le point commun entre les deux dynamiques ? Théoriquement, la même volonté de renouveau, sous le signe de la liberté : rajeunissement, d’une part, au patriarcat maronite avec, avait-on dit à l’époque, une soif de modernisation et d’institutionnalisation dans la continuité du rôle historique du fer de lance souverainiste, joué par Bkerké et mythifié par le désormais iconique patriarche Sfeir ; libération de quarante ans de dictature du parti Baas en Syrie de l’autre, avec le soulèvement populaire contre la tyrannie des Assad.
En plein printemps arabe, l’Église maronite, qui en avait elle-même donné, symboliquement, le coup d’envoi en septembre 2000 avec le célèbre communiqué des évêques maronites, initiateur de la dynamique qui avait culminé, cinq ans plus tard, avec la révolution du Cèdre, semblait elle aussi se doter d’un nouvel élan. Un élan à même d’inciter véritablement les chrétiens, par le biais de la société civile, à jouer de nouveau leur rôle historique, sur le plan régional, d’avant-garde en matière de promotion des valeurs démocratiques et des droits de l’homme, après quinze ans de frustrations et autres ihbats, orchestrés par le régime syrien, avec leur lot de meurtres, d’incarcérations, d’exils et autres moyens d’annihiler les véritables représentants politiques des chrétiens.
Avec son nouveau message, sharika wa mahabba, « communion et partage », Mgr Raï avait vite donné, dans les minutes suivant son élection, une multitude de signaux dynamiques, suscitant les plus fols espoirs... dont celui, tant difficile, d’une « réunification » interchrétienne sur des bases de quasi-neutralité politique, sinon de prudence, d’ailleurs vivement recommandée, avait-on dit, par le Vatican lui-même. Fort bien...
... Mais voilà que, six mois plus tard, force est de constater que le binôme sharika wa mahabba, et avec lui la très fragile « trêve », s’est volatilisé en l’espace de quelques phrases balourdes lancées entre Paris et Lourdes.
L’homme qui était supposé incarner le renouveau de l’Église maronite, celui dont la tâche si âpre était de reprendre le flambeau de l’inoubliable Nasrallah Sfeir, s’est soudain placé de plein gré en confrontation avec le printemps arabe, prenant ouvertement la défense du bourreau du peuple syrien, Bachar el-Assad, l’homme « ouvert », celui qui « a étudié en Europe », qui « est formé à la manière occidentale », mais qui « ne peut pas faire de miracles, lui, le pauvre »... Le patriarche a également repris la vieille antienne syrienne de l’épouvantail palestinien, tour à tour apanage d’Émile Lahoud et de Michel Aoun, pour justifier le maintien des armes ad vitam aeternam aux mains du Hezbollah. Le tout au nom d’une idéologie façonnée de toutes pièces au cours des trente dernières années par les services de renseignements syriens au Liban, celle de l’ « alliance des minorités » face au Grand Méchant Loup sunnite qui pourrait, s’il venait à s’affranchir de la dictature, venir manger le Chaperon Rouge chrétien...

***
Le nouveau patriarche peut aujourd’hui se justifier de toutes les manières possibles et inimaginables, avec les signes manifestes de nervosité observés à l’aéroport. Il peut, comme l’ont fait avant lui tant de requins de la politique, se déchaîner lamentablement sur le corps médiatique – dont il est à la fois l’un des fils et l’un des clients les plus exubérants – pour en faire le bouc émissaire de sa monumentale erreur commise en France. Il peut crier à la manipulation, à l’absence de professionnalisme, à la « superficialité » des journalistes comme des lecteurs, qui l’auraient mal lu, mal compris, mal interprété. Il peut aussi faire intervenir son influence pour inciter à l’autocensure, comme le prouve l’amère expérience de May Chidiac, à qui l’on a promptement commandé d’effacer, tout récemment, une réaction publiée sur Facebook sur le coup de l’exaspération... Il reste que rien de tout cela n’effacera le péché commis, ni le fait que les deux camps politiques aient très bien compris le sens politique et stratégique de ces propos... comme le prouve d’ailleurs la cascade de dithyrambes de la part de l’ambassadeur syrien Ali Abdelkarim Ali – celui-là même qui vient d’être frappé par des sanctions internationales pour participation à des crimes contre l’humanité – et des différentes stars du Baas, du Hezbollah, du Parti syrien national social, du CPL et d’Amal.
Or péché il y a. Multidirectionnel. Et médiatique, de surcroît. Au plan moral, Mgr Raï a transmis un message incompréhensible, irrecevable, pour qui considère que la personne humaine est fondée sur trois valeurs fondamentales, en l’occurrence la liberté, la dignité et la non-violence. Dans sa défense du dictateur syrien, il a semblé prôner que la servitude et l’annihilation des autres sont recevables si elles permettent la préservation biologique et artificielle de soi, qui plus est sous une ombrelle « protectrice » tyrannique. Peut-être une délégation de l’opposition syrienne devrait-elle prendre la peine de se rendre à Bkerké pour pousser le patriarche à visionner, dans une sorte de cours de rattrapage, toutes ces images inqualifiables qu’il semble avoir ratées : celle de Hamza el-Khatib au corps mutilé et au sexe coupé, ou encore de ces centaines de petits enfants abattus d’une balle dans la tête ; celle de Ibrahim Kachouch et Ghayyath Matar à la gorge arrachée ; celle de Ali Farzat, le caricaturiste aux mains broyées, celles de ces hommes aux yeux bandés, humiliés, battus comme des bêtes de somme par des moukhabarate, et que l’on oblige à répéter : « Il n’y a d’autre dieu que Bachar... » Pas de quoi dormir la nuit, dans tout cela, lorsqu’on est homme de Dieu...
Au plan politique, le patriarche maronite s’est écarté de ses fonctions historiques de gardien symbolique de l’entité libanaise du « territoire » libanais. Faut-il en effet lui rappeler ce que ce régime, de père en fils, a fait subir au Liban ? Faut-il lui rappeler combien de mères attendent encore le retour de leurs enfants des geôles syriennes ? Que les larmes d’autres mères, épouses et filles n’ont pas séché encore, après les assassinats de Pierre Gemayel, Samir Kassir, Gebran Tuéni et tant d’autres des différentes familles spirituelles libanaises ? Faut-il lui rappeler que c’est ce même régime qui a asservi le Liban durant tant d’années et qui a tout fait pour abattre Bkerké par tous les moyens, notamment en se livrant à des campagnes frénétiques contre le patriarche Sfeir à partir de l’an 2000 au nom de la « cellule de Hamad » et autres créations des moukhabarate  ? Peut-il s’étonner, partant, que ses propos aient écorché au vif autant de Libanais, chrétiens et musulmans ?
Enfin, au plan stratégique, le patriarche Raï saisit-il la portée des propos tenus à Paris, qui ont fait de lui, de facto, l’un des meilleurs ambassadeurs du régime en place à Damas ? Accepte-t-il d’entrer dans l’histoire comme l’homme qui, par un acte fou de cécité politique, s’est placé en gardien de l’ordre ancien despotique, au nom de la fantasmatique et criminelle « alliance des minorités », plaçant de ce fait les chrétiens en confrontation avec l’ordre nouveau avide de liberté qui émerge dans le monde arabe, et qui sera d’ici à quelque temps, inéluctablement, en place aussi à Damas ? Assume-t-il la responsabilité de placer les chrétiens du Liban dans le camp minoritaire, sectaire et traditionnel, le même que celui des régimes sécuritaires en partance, face au noyau démocrate et libéral en formation dans la région ? Le Synode et l’Exhortation apostolique n’ont-ils pas mis en exergue l’opposition fondamentale entre la « minorité », chétive, repliée sur elle-même et certaine de son suicide, à la « communauté », forte et sereine, qui est « appelée à construire avec les autres communautés un avenir de convivialité et de collaboration » ?
À l’automne du Baas syrien, le patriarche maronite ferait mieux d’apprendre à savourer et recréer les fragrances du Printemps, celui des chrétiens d’Orient, dans l’esprit de Boutros el-Boustani, de Nagib Azouri, d’Ahmad Farès el-Chidiac et d’autres piliers de la Nahda. Ailleurs, dans les contrées de Bachar, l’air, d’ailleurs irrespirable, commence de toute façon à manquer.

*Film de Robert Zinnemann avec Paul Scofield (1966) sur le martyre de Saint Thomas More, par souci de cohérence dans sa foi chrétienne.
Deux grands événements se sont produits le 15 mars dernier, une double naissance, dont la concomitance est peut-être passée inaperçue aux yeux du nouveau patriarche maronite, Mgr Béchara Raï. Le jour même où l’ensemble des chrétiens du Liban célébrait dans l’allégresse la transition à la tête du patriarcat maronite d’Antioche et de tout l’Orient, l’innommable souffrance infligée à quelques écoliers, arrêtés et torturés, les ongles arrachés, à Deraa donnait le coup d’envoi de la révolution syrienne. Le point commun entre les deux dynamiques ? Théoriquement, la même volonté de renouveau, sous le signe de la liberté : rajeunissement, d’une part, au patriarcat maronite avec, avait-on dit à l’époque, une soif de modernisation et d’institutionnalisation dans la continuité du rôle historique du...
commentaires (16)

M. Tannous, peut-être c'est parce qu'il doit effectuer une visite en Syrie et qu'il faut ce genre de mot de passe pour obtenir une visa à Damas... qui sait ?

Elie KHOUEIRY

15 h 21, le 12 septembre 2011

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Commentaires (16)

  • M. Tannous, peut-être c'est parce qu'il doit effectuer une visite en Syrie et qu'il faut ce genre de mot de passe pour obtenir une visa à Damas... qui sait ?

    Elie KHOUEIRY

    15 h 21, le 12 septembre 2011

  • Et voila, encore la politique politicienne qui prend le dessus avec des partisans du 14 et du 8 Mars qui se tapent dessus par patriarches interposés… Le patriarche n’est ni élu par le peuple ni cherche a se faire réélire. Il n’est pas la pour dire ce qui nous ferait plaisir d’entendre et Il n’est surtout pas une sorte d’acteur dont on cherche a évaluer la performance comme un vulgaire politicien. Les déclarations de Mgr Rai sont certes maladroites et malvenues. Elles sont équivalentes aux déclarations maladroites de Mgr Sfeir sur la « libanité » du Hezbollah a la veille du scrutin 2009. Je suis d’accord dans les 2 cas pour dire qu’il n’est pas souhaitable pour Bkerke de faire des procès d’intention aux autres communautés libanaises. De la a en faire tout un laïus avec comparaison entre patriarches, les uns étant « excellents » et d’autres moins bons… je crois qu’on franchit la limite du bon gout.

    Barjis Wali

    13 h 15, le 12 septembre 2011

  • tout a ete dit, mais la grande question reste. Pourquoi ce virage a 180 degres ? qu'est ce qui c'est passe ? on dirait que Joumblat etait menasse, mais joumblat est habitue sur les virages, il porte une veste double face. Puis Aoun aussi a fait un virage a 180 degres a son retour. Mai le virage de Rai est imbattable. Qui est ce qui peut nous resumer le parcourt a Rai ? qui peut nous aider a connaitre son passe et son vrai visage ? sur wikipedia il n'y a pas grand chose a son sujet.

    jean tannous

    12 h 40, le 12 septembre 2011

  • Religion, quand tu fais plus de tort que de bien... Bien avant de se soucier de la primauté de sa religion, un homme de foi et de bon sens devrait travailler de façon absolue à la cause humaine, point barre. Bien sûr, les religions ne perçoivent pas toujours du même œil la signifiance du terme «droits humains», s'ingérant dans les vies en déterminant par exemple, que l'homosexualité est néfaste, ou encore, en interdisant la prêtrise aux femmes. Il me semble qu'il y aurait lieu de redéfinir le besoin de l'homme face à sa religion. L'homme évolue, les religions stagnent. Qui doit guider l'autre? Ceci dit, un article tout en finesse de Michel H.G. Merci.

    rosa Zacharie

    08 h 56, le 12 septembre 2011

  • A la personne dite Jad Mhanna: Si nous avons acquis notre liberté d'expression en 2005 c'est entres autres grâce aux positions courageuses du Patriache Sfeir. Grâce à notre génération qui a su gardé et transmettre l'âme résistante encore et encore. Je cite notre Génération, celle de la "génération Bachir Gemayel". Moi même chiite, ex membre des FL en provenance des PNL à Sodeco-Baydoune, je vous dis et confirme que les chiites ne sont pas hezbollah. D'après vous le Patriache Sfeir critiquait les chiites?? Mais que de mauvaise foi de votre part. Il critiquait "l'état dans l'état" crée par une milice armée. Il se fait que cette milice est chiite mais elle représente une partie des chiites qui trouvent leur intérêt et non la communauté chiite nuance. Le jour où le poids sera trop lourd pour cette partie de chiites ayant suivi le hezbollah, vous verrez les défections et éloignement de ce parti. En espérant qu'il ne sera pas trop tard pour notre pays qui sera régi à l'heure iranienne sans alcool + Voile, tchador à toutes les femmes circulant dans les rues. En attendant, profitons de notre vieille boisson qu'est l'ARACK avant que le hezbollah ne l'interdise comme il l'a déjà fait dans ma ville natale de Nabatyeh. Kessak.

    ALI CHAHINE

    07 h 45, le 12 septembre 2011

  • M.MHG......OH ALALALALAL!!!!!!! IL n 'y a plus rien a ajouter ...tout a ete dit ...et ...mon dieu ...tres bien dit !!!pas un mot echappe...pas une nuance ...pas un detail ...CHAPEAU !!!que notre conte de fee appele LE LIBAN puisse trouver la meme fin que celle des contes d'Andersen...une fin juste avec une lecon de morale bien meritee... UN seul souhait ...voir la tete de notre cher patriarche que nous venerons et apprecions malgre tout ,apres la lecture de cet article....sommes nous des personnes superficielles? ne savons nous pas interpreter et analyser des discours? lisons-nous uniquement les grands titres? je ne pense pas....nous attendons tout de meme des justufications rationnelles et bien argumentees.... avec toute mon admiration a M.MICHEL HAJJI GEORGIOU

    olga daou

    07 h 01, le 12 septembre 2011

  • A nazira sabbagha je répond:nos presidents qu'on oblige à quitter leur pays ou leur poste sont des dictateurs des bafoueurs des droits de l'homme et ces gens là il n'ont plus de place dans le monde d'aujourd'hui donc ils doivent cédé la place à la démocratie,si le patriarche est un homme spirituel il doit lui même eviter de glisser dans les couloirs sombres de la politique.Il sait tres bien que faire de la politique au liban est tres difficile dejà pour les politiciens !

    sfeir jocelyne

    06 h 24, le 12 septembre 2011

  • "He travels best that knows when to return". Quoting Sir Thomas More, I sincerely hope that our supreme pastor finds his way back home...

    Eli Stephan Mendelek

    05 h 18, le 12 septembre 2011

  • Mieux vaut être béni par le ciel que par l’enfer. Mais plutôt une fin Effroyable, qu’un Effroi sans fin ! D’après Marx et son apôtre Paul. Le Liban, terre de boue et de verdure, balayé par les vents du désert, détrempé par les pluies et les mers paraît de plus en plus promis à un destin fatal : La "submersion, les secousses et la dilution" ou la conjonction de tout ou partie de ces désagréments. Voilà sans doute son inéluctable destin ! Mais, non contents de gaspiller nos ressources, nous voilà toujours, nous Libanais, dans un mix de cupidité et d'arrogance tentant des expériences terrifiantes sans précaution, sans retenue et sans pertinence avec ces "vieux roués retors, affidés pseudo-aryens simili-civilisés, fades, mates et plats" ! On voit bien là les Inégalables propriétés de leurs énergies frénétiques qui démultiplient les virtualités de leurs activités souterraines et "Malsaines". Mais, ce qui à l'évidence existe, c'est le danger auquel est exposé tout Libanais Sain qui passe à proximité de certains "Malsains" et, par cercles concentriques, de bien d'autres semblables d’à côté ! Certes, il faut que des assemblages de facteurs défavorables soient particulièrement Néfastes, mais tout donne à penser que si leurs Actions continuent de se développer impunément les conjonctions Fâcheuses se multiplieront indéfiniment ! Mais ils nous ont bien inculqué entre temps le principe intangible selon lequel Tout ceci n'est que pour notre "bien ?" et que "le Risque Zéro n'existe point".

    KARAMAOUN Antoine-Serge

    04 h 47, le 12 septembre 2011

  • Le 26 août dernier le patriarche Grégoire III déclarait en Syrie que les dirigeants arabes et musulmans ont ouvert la porte à l’ingérence des forces étrangères, lesquelles ont dicté leurs idées, menacé nos gouvernements, appelé nos présidents à démissionner et à quitter leur propre pays, et forcé ceux qui avaient été les icônes de nos pays à se soumettre à des procès humiliants. Ainsi on peut comprendre la conscience de Soi du patriarche Raï qui a vécu la guerre libanaise et qui sait bien traduire les messages occidentaux . Le patriarche est une personne avant tout spirituelle épargnons- le des couloirs sombres de la politique . Nazira.A.Sabbagha

    Sabbagha.A.Nazira

    04 h 46, le 12 septembre 2011

  • A jad mhanna je répond: face à la myopie des 14 martiens il existe un aveuglement total des 8 martiens je vous rappelle que le patriarche sfeir malgré ces 92 ans a une vision tres correcte(et voit bien sans myopie) des choses et a toujours critiqué les chiites comme vous dites mais pas tous car il existe une partie des chiites modérés qui sont pour le liban en premier qui sont pour l'union nationale,le nouveau patriarche va trop vite grille les etapes et fait des fautes donc il doit à mon avis rester neutre et travailler pour l'union des chretiens car pour l'instant ce n'est pas le cas puisqu'il monte un parti contre l'autre et contre lui surtout

    sfeir jocelyne

    04 h 26, le 12 septembre 2011

  • A man for all seasons Très bon article Mais le film est de FRED Zinnemann ...

    Tarazi Nadim

    04 h 09, le 12 septembre 2011

  • Mr Mhanna, La myopie, politique ou autre, est celle qui consiste au crépuscule du régime Assad à vouloir se mettre de son coté malgré tout, se positionnant du même coup contre la majorité du peuple syrien. Ne vous étonnez pas alors, le jour (et il s'annonce proche) où tombera Bashar de voir des exactions commises contre les Chrétiens et/ou leur lieux de culte (J'espère pas quand même). Pour votre information aussi, la Russie et la Chine ne prennent pas les positions qu'elles prennent par principe, mais par intérêt, comme on l'a vu avec l'Iran: la Russie passait avec l'Iran des contrats de construction d'une centrale nucléaire, et votait les sanctions au Conseil de Sécurité. La Russie a aussi très vite changé d'avis concernant la Libye quand sont apparues des pancartes en Russe, la menaçant dans ses intérêts commerciaux dans la Libye post-Gaddafienne. Enfin, je voudrais voir en Syrie que toutes les minorités aient les même droits que les Alawites.....

    Emile Baroody

    03 h 43, le 12 septembre 2011

  • Je ne comprends pas le discours pro-assad du patriarche . Je te remercie de m'aider par ton article à clarifier quelque peu cette situation. Amicalement à toi , adel .

    Hamed Adel

    03 h 16, le 12 septembre 2011

  • Merci M. MHG de relever la tête de nombreux libanais grâce à vos écrits. Et un grand merci à l'OLJ. Carlos Achkar

    carlos achkar

    02 h 35, le 12 septembre 2011

  • Cette myopie politique des 14 Martiens est vraiment néfaste. Un (heureusement ex-) patriarche Sfeir qui critique à tout bout de champ et ouvertement les chiites ne nuit pas aux intérêts des chrétiens et du pays, mais un patriarche Raii qui aligne ses positions sur celles du Vatican, de la Russie et de la Chine, et qui soutient le seul régime arabe hormis le Liban ou les minorités ont les même droits que les sunnites (voir Arabie Saoudite, Koweit…) va contre « les positions historiques de Bkerkeh » .

    jad mhanna

    02 h 32, le 12 septembre 2011

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