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Dix ans après, comment a évolué la menace d’el-Qaëda ?

Obama : Nos « valeurs » et nos « erreurs »...

Des rubans commémoratifs en l’honneur des victimes des attentats étaient distribués hier lors de la commémoration.         Robyn Beck/AFP

Le président des États-Unis Barack Obama a affirmé que son pays a su sauvegarder ses « valeurs » malgré des « erreurs » effectuées dans la foulée des attentats du 11-Septembre, dans un entretien diffusé hier, dix ans après les attaques.
« Nous avons fait des erreurs. Certaines choses ne se sont pas produites aussi rapidement qu’elles auraient dû, mais de façon générale, nous avons combattu el-Qaëda » dans ses repaires, a-t-il dit sur la chaîne NBC. « Nous avons sauvegardé nos valeurs, nous avons préservé notre caractère », a-t-il ajouté, estimant aussi qu’au-delà du chagrin, « les États-Unis se sont rassemblés » face à l’épreuve le 11-Septembre. Le président américain a également appelé ses compatriotes à la vigilance alors que les autorités ont évoqué une menace « crédible » mais « non confirmée » d’attentats d’el-Qaëda ce week-end. « Les gens doivent garder les sens en éveil et faire en sorte d’informer les forces de l’ordre si quelque chose de suspect se produit », a-t-il souhaité. « Même si nous revenons sur ces dix dernières années qui ont été difficiles, nous devons nous tourner vers l’avenir que nous construirons ensemble. Cela signifie que nous devons demeurer forts et confiants face à toute menace », avait aussi affirmé le locataire de la Maison-Blanche samedi dans son allocution hebdomadaire.

Ground Zero
Et c’est « particulièrement ému et touché par la sérénité des circonstances lors de la lecture des noms (des victimes) », selon la Maison-Blanche, que Barack Obama s’est recueilli hier matin sur le lieu des attentats du 11-Septembre à New York, 10 ans après ces attaques. Accompagné de son prédécesseur George W. Bush et de leurs épouses respectives, il s’est figé face aux immenses fontaines carrées marquant l’emplacement des tours jumelles détruites par les avions de ligne détournés par el-Qaëda. Il a ensuite salué des membres de familles des victimes des attaques et des responsables locaux, dont le maire de New York Michael Bloomberg.
Et la cérémonie a débuté à 8h30 (heure de New York) après que les cornemuses eurent résonné. Timothy G. Byrne, Jesus Neptali Cabezas, Lillian Caceres... les noms sont lentement égrenés. Le ciel est bleu en ce 11 septembre 2011 à New York, comme il y a dix ans. À 8h46, la foule se fige pour un moment de silence. Il y a dix ans, à cette minute, le premier avion frappait la tour nord du WTC. Certains pleurent, puis le violoncelliste Yo-Yo Ma joue du Bach. Sur le site du mémorial aux victimes du 11-Septembre, la foule est dense, recueillie. Des pancartes émergent de la forêt humaine : « Debra Ann Di Martino, nous t’aimons », « Philip T. Hayes, pour toujours dans nos cœurs ». Sur une double estrade se succèdent enfants, pompiers, officiels, proches de victimes qui égrènent les noms des 2 983 personnes tuées à New York, Washington et Shanksville le 11 septembre 2001.
Le président Obama, qui a lu un psaume près du site du World Trade Center à New York, et son épouse Michelle, George W. Bush et son épouse Laura sont installés sur une estrade près du mémorial, protégés par des vitres pare-balles. Le mémorial, que vont découvrir les familles après la cérémonie, est un espace paysagé de trois hectares construit sur le site même des anciennes tours jumelles. Deux immenses bassins avec des cascades intérieures portent le nom des victimes, dans un agencement rassemblant proches ou amis.
À 9h03, heure de la deuxième attaque, un nouveau moment de silence est observé. La lente litanie des noms reprend. Certains disent quelques mots. Peter Negron avait 11 ans quand son père est mort dans le World Trade Center, à l’âge de 34 ans. « Il s’intéressait à l’environnement, se préoccupait de notre avenir. J’aurais aimé pouvoir lui en parler. Tu me manques tellement, papa », dit le jeune homme. Laura Bush essuie une larme. Le dispositif de sécurité autour du site est strict, mais sans nervosité. Quelques touristes sont là. Mais ce sont surtout des familles de victimes qui sont présentes. Paul Simon chante « The Sound of Silence » à la guitare. Les hélicoptères survolent le site. Un immense drapeau américain est déployé sur la tour 1WTC en construction, qui sera la tour la plus haute des États-Unis.

Shanksville puis le Pentagone
Le couple présidentiel s’est ensuite rendu à Shanksville, en Pennsylvanie, pour un long hommage aux victimes du vol 93 d’United Airlines. Arrivés peu avant midi, à proximité de l’endroit où s’était écrasé le quatrième avion, M. Obama et son épouse Michelle se sont recueillis devant le mur de marbre blanc, portant les noms des 40 passagers et membres d’équipage, un monument inauguré la veille.
Ils ont déposé une gerbe de fleurs blanches, avant de se recueillir quelques instants, tête baissée. Ils se sont ensuite entretenus avec les familles des victimes, échangeant pendant presque une heure des poignées de main, mais aussi des accolades. Le président et son épouse sont alors allés se recueillir une nouvelle fois, près d’un rocher massif qui marque l’endroit précis où le Boeing 757 s’était écrasé, après que certains passagers du vol 93 eurent empêché les pirates de l’air d’el-Qaëda de précipiter l’avion sur sa cible présumée, le Capitole à Washington, qui se trouvait à 20 minutes de vol.
Le couple présidentiel, qui a quitté Shanksville peu avant 13h30, était attendu vers 15h15 au Pentagone, où le même cérémonial a été répliqué : dépôt de gerbe, poignées de main, etc.
Barack Obama doit prononcer un discours en soirée lors d’un « concert pour l’espoir » organisé à partir de 20h00 (lundi 00H00 GMT) au Kennedy Center de Washington.

(Source : agences)
Le président des États-Unis Barack Obama a affirmé que son pays a su sauvegarder ses « valeurs » malgré des « erreurs » effectuées dans la foulée des attentats du 11-Septembre, dans un entretien diffusé hier, dix ans après les attaques.« Nous avons fait des erreurs. Certaines choses ne se sont pas produites aussi rapidement qu’elles auraient dû, mais de façon générale, nous avons combattu el-Qaëda » dans ses repaires, a-t-il dit sur la chaîne NBC. « Nous avons sauvegardé nos valeurs, nous avons préservé notre caractère », a-t-il ajouté, estimant aussi qu’au-delà du chagrin, « les États-Unis se sont rassemblés » face à l’épreuve le 11-Septembre. Le président américain a également appelé ses compatriotes à la vigilance alors que les autorités ont évoqué une menace « crédible »...