Rechercher
Rechercher

Liban

Harb interpelle le gouvernement sur le vote des émigrés

Député du Batroun, Boutros Harb a adressé par le truchement du président de la Chambre Nabih Berry une interpellation au gouvernement sur la loi électorale et « le droit des Libanais ne résidant pas sur le territoire national de voter aux législatives, en vertu de la loi /25/ (adoptée en octobre 2008) qui stipule dans sa dixième clause le droit des expatriés à voter là où ils résident ».
Le député Harb a d’abord rappelé l’article 106 de la loi par lequel le ministère des Affaires étrangères est censé, via les ambassades et les consulats et de la manière qu’il juge adéquate, inviter les Libanais de la diaspora qui peuvent légalement voter à faire part de leur décision et, le cas échéant, s’inscrire avec tous les renseignements requis, sachant que cette inscription doit se faire avant le 31 décembre de l’année précédant le rendez-vous législatif. « Ce qui veut dire, concrètement, que les Libanais installés à l’étranger et qui souhaitent voter près de leur lieu de résidence doivent impérativement s’inscrire avant le 31 décembre 2012 s’ils souhaitent participer aux élections de 2013 », a expliqué l’ancien ministre, dans une allusion à peine voilée aux manquements du ministère des Affaires étrangères.
Boutros Harb a également rappelé que le ministère de l’Intérieur est obligé, avant chaque 10 février, d’envoyer via le palais Bustros les listes d’électeurs aux ambassades et aux consulats libanais. Lequel palais Bustros se doit de publier ces listes et de les médiatiser de toutes les manières possibles en invitant les électeurs à les consulter avant de les envoyer à l’état civil avant chaque 10 mars, sachant que ce ministère doit également mettre à disposition des chancelleries libanaises dans le monde une étude détaillée sur le mécanisme de vote de la diaspora à tous les niveaux : technique, logistique, délais d’exécution, coût, etc.
« Nous avons déjà demandé à plusieurs reprises durant des Conseils des ministres aux ministères de l’Intérieur et des Affaires étrangères d’appliquer ce mécanisme. Ziyad Baroud nous avait dit que le ministère de l’Intérieur était prêt à appliquer la loi. Sauf que Ali Chami avait relevé que le ministère des AE n’avait toujours pas pu mettre le mécanisme en place et qu’il n’a pas les capacités d’assumer ses obligations, ce qui a provoqué des réactions très dures dans les milieux politiques et poussé le gouvernement (NDLR : Hariri) au cours d’une de ses dernières réunions à réaffirmer l’urgence pour le palais Bustros d’assurer un tel mécanisme », a encore dit Boutros Harb, déplorant fermement que rien n’a encore été fait à ce niveau et notamment par le gouvernement Mikati, contre l’inaction duquel il a tiré à boulets rouges.
Député du Batroun, Boutros Harb a adressé par le truchement du président de la Chambre Nabih Berry une interpellation au gouvernement sur la loi électorale et « le droit des Libanais ne résidant pas sur le territoire national de voter aux législatives, en vertu de la loi /25/ (adoptée en octobre 2008) qui stipule dans sa dixième clause le droit des expatriés à voter là où ils résident ».Le député Harb a d’abord rappelé l’article 106 de la loi par lequel le ministère des Affaires étrangères est censé, via les ambassades et les consulats et de la manière qu’il juge adéquate, inviter les Libanais de la diaspora qui peuvent légalement voter à faire part de leur décision et, le cas échéant, s’inscrire avec tous les renseignements requis, sachant que cette inscription doit se faire avant le 31 décembre...
commentaires (1)

Le droit de vote aux émigrés est une chose tout à fait logique. Le libanais vivant au Canada est un électeur libanais, le libanais vivant en France est un électeur libanais, le libanais vivant en Australie est un électeur libanais et ont tous droit à la vie politique au Liban et priorité car c'est leur pays d'origine et ont droit de choisir leurs représentants au sein du parlement. L'unique raison pour laquelle ils trouveront toujours une excuse pour ne pas l'appliquer est la suivante : les libanais à la diaspora est à majorité maronite et ont fui à cause des bombardements syriennes et des massacres de l'OLP..

Elie KHOUEIRY

02 h 17, le 10 septembre 2011

Commenter Tous les commentaires

Commentaires (1)

  • Le droit de vote aux émigrés est une chose tout à fait logique. Le libanais vivant au Canada est un électeur libanais, le libanais vivant en France est un électeur libanais, le libanais vivant en Australie est un électeur libanais et ont tous droit à la vie politique au Liban et priorité car c'est leur pays d'origine et ont droit de choisir leurs représentants au sein du parlement. L'unique raison pour laquelle ils trouveront toujours une excuse pour ne pas l'appliquer est la suivante : les libanais à la diaspora est à majorité maronite et ont fui à cause des bombardements syriennes et des massacres de l'OLP..

    Elie KHOUEIRY

    02 h 17, le 10 septembre 2011

Retour en haut