« La position du patriarche Raï concernant la situation en Syrie est nouvelle et elle est en phase avec le climat politique réaliste actuel et avec une nouvelle stratégie précise pour le Moyen-Orient », a indiqué le chef du CPL dans le cadre d’un entretien à la LBCI. « Je suis certain que le régime en Syrie ne tombera pas et poursuivra les réformes. D’ailleurs, s’il tombe, qui le remplacera ? Les Frères musulmans sont les plus en vue et ils affirment dans leurs publications que la démocratie va à l’encontre de la charia. Ils sont donc contre la démocratie à l’occidentale, a-t-il indiqué. Que deviendront les sunnites de Beyrouth si les Frères musulmans prennent le pouvoir en Syrie ? » s’est-il demandé.
« Je suis pour les droits de l’homme en Syrie. Mais est-ce qu’un nouveau régime serait favorable aux droits de l’homme ? S’ils (les opposants) sont contre les droits des communautés, comment seront-ils pour les droits de l’homme ? Le pouvoir en Syrie est toujours solidaire. Qui me dit que ceux qui se livrent à ces actes en Syrie ne représentent pas, eux, une minorité dans ce pays ? N’y a-t-il pas eu, par ailleurs, des morts dans les rangs des militaires ? Les soldats ont-ils été les premiers à ouvrir le feu ? Qui a tué tous ces soldats ? Nous sommes pour le droit de manifester, mais quand il s’agit désormais de faire chuter le régime par les armes, tout régime doit pouvoir se défendre », a notamment poursuivi le général Aoun.
Précisant qu’il lutte contre la théorie du « chaos constructif » de Condoleezza Rice, Michel Aoun a estimé que « le régime syrien a défendu la résistance et préserve l’environnement culturel hostile à Israël, ce qui est fondamental pour la société syrienne ». « Les droits de l’homme sont un produit commercial utilisé par l’Occident. Que ceux qui veulent l’établissement de la démocratie et des droits de l’homme en Syrie commencent par réaliser les revendications du peuple palestinien et par défendre ses droits, spoliés par l’Occident. D’ailleurs, le président Assad lui-même ne défend pas son régime : lui-même nous a affirmé bien des mois avant les événements en Syrie qu’il allait ouvrir la voie aux libertés », a-t-il ajouté. « Si le régime tombe en Syrie, ce n’est pas moi qui chuterais. La perte sera plus grande. Moi je deviendrai un dhimmi si le régime tombe », a-t-il noté. Et de souligner : « Assad a assuré qu’il allait mener des réformes, mais il n’y a pas de réformes sans sécurité. »
Le chef du CPL a par ailleurs estimé que le projet Bassil sur l’électricité était passé « tel quel » en Conseil des ministres, et que le reste n’était que « des ajouts » effectués concernant, notamment, l’autorité de régulation, qui « n’a aucun rôle à l’heure actuelle ». Il a infirmé la théorie selon laquelle le Premier ministre Nagib Mikati avait frappé du poing sur la table. « Le Premier ministre exerce-t-il ses prérogatives en vertu de Taëf, ou se comporte-t-il comme un dictateur ? J’ai moi-même ressenti cela avec Mikati lorsqu’ils ont tenté d’exercer un contrôle sur le plan de l’électricité », a-t-il indiqué. « Ils n’ont pas le droit d’agir de cette manière », a-t-il dit, évoquant l’existence d’un « climat milicien » qui avait prévalu à ce niveau.
Le chef du CPL n’a épargné personne. Ni Nabih Berry, qui « se tait au sujet des caisses », ni le ministère des Finances, ni Solidere, ni le ministre de l’Intérieur Marwan Charbel. « Mikati refuse de limoger Youssef, Rifi, Mirza, Hassan et Bougi. Il considère donc qu’il est au-dessus de la loi. Mais il s’agit désormais d’une affaire nationale », a-t-il dit, repartant à l’attaque contre les services des renseignements « illégaux » des FSI, ou encore contre le directeur des FSI « qui se comporte comme il le veut ». « Ou bien le ministre de l’Intérieur ignore ce que fait Rifi, ou bien il est devenu comme lui. J’aime Charbel et nos deux familles sont amies. Mais il est impossible de se taire sur ces affaires-là », a-t-il dit. Il a qualifié de bons ses rapports avec le président Sleiman, mais ce dernier a « des gens sur le terrain qui enveniment toujours la situation ».
Concernant enfin le TSL, Michel Aoun a estimé que depuis le 30 février 2007, le tribunal international n’est plus légal pour lui, mais qu’il est « politisé ». Il a souligné, dans ce contexte, que « ce n’est pas lui qui combat l’ONU, mais l’ONU qui le combat ».


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"Le régime syrien ne tombera pas!!!" Cela ressemble de plus en plus à une prière ou à une incantation qu'une certitude de sa part!!!! Effectivement, il est difficile de constater qu'aprés s'etre enfoncé dans l'ignominie et le reniement de ceux qui se sont sacrifiés pour lui, ses choix pour parvenir enfin à Baaaba se revelent aussi hypothétiques!!!! Alors, au point ou il en est, pourquoi ne pas sacrifier aussi le peuple syrien sur l'autel de ses ambitions........... Triste et pitoyable fin de carrière!!! Il serait preferable pour lui de ne pas pretendre defendre les chrétiens quand il n'en a pas les valeurs!
16 h 37, le 09 septembre 2011