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Moyen Orient et Monde - Tunisie

Durcissement sécuritaire à un mois et demi des élections

Le gouvernement tunisien a durci le ton hier en annonçant une stricte application de l’état d’urgence et en interdisant toute activité syndicale policière, alors que des éruptions de violences secouent le pays en période de précampagne avant l’élection du 23 octobre. « Nous sommes en état d’urgence et le gouvernement va faire appliquer la loi (...) Ce ne sont pas quatre singes qui vont tout faire échouer maintenant » : dans une allocution au ton très ferme, voire brutal, le Premier ministre de transition Béji Caïd Essebsi a annoncé une série de mesures pour rétablir la « sécurité et la stabilité » dans le pays. Cette annonce est intervenue alors que des centaines de policiers manifestaient pour la première fois devant la Kasbah – siège du gouvernement – pour réclamer les démissions du ministre de l’Intérieur Habib Essid et du chef d’état-major de l’armée tunisienne, le général Rachid Ammar. Ils ont accusé le premier d’ « ignorer leurs revendications » et le second « d’être derrière les troubles actuels en Tunisie dans le but de prendre le pouvoir ». M. Caïd Essebsi a qualifié cette manifestation d’ « incitation à l’insurrection ». L’état d’urgence interdit « toutes les manifestations, toutes les grèves et toutes les réunions qui peuvent toucher à la sécurité du pays », a rappelé le Premier ministre. « Le gouvernement ne tolérera pas les pratiques qui paralysent le quotidien des Tunisiens », a-t-il dit, citant les « blocages de routes », « les attaques de postes de police » ou « les agressions d’agents de sécurité ».
Des violences ont secoué ces derniers jours les régions défavorisées du centre et du sud-ouest de la Tunisie, faisant au moins deux morts et des dizaines de blessés, et trois villes ont été placées sous couvre-feu nocturne. Les Tunisiens sont appelés à voter le 23 octobre pour élire une Assemblée constituante, dans ce qui constituera le premier scrutin depuis la chute de Ben Ali. La constituante sera chargée de rédiger une nouvelle Constitution pour le pays. Plusieurs voix se sont élevées ces derniers mois pour réclamer un référendum portant sur le rôle et la durée de cette Assemblée constituante.
(Source : AFP)
Le gouvernement tunisien a durci le ton hier en annonçant une stricte application de l’état d’urgence et en interdisant toute activité syndicale policière, alors que des éruptions de violences secouent le pays en période de précampagne avant l’élection du 23 octobre. « Nous sommes en état d’urgence et le gouvernement va faire appliquer la loi (...) Ce ne sont pas quatre singes qui vont tout faire échouer maintenant » : dans une allocution au ton très ferme, voire brutal, le Premier ministre de transition Béji Caïd Essebsi a annoncé une série de mesures pour rétablir la « sécurité et la stabilité » dans le pays. Cette annonce est intervenue alors que des centaines de policiers manifestaient pour la première fois devant la Kasbah – siège du gouvernement – pour réclamer les démissions du ministre...
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