L'Iran est prêt à "une supervision complète des activités et du programme nucléaires de l'Iran pendant cinq ans" par l'Agence internationale pour l'énergie atomique (AIEA) si les sanctions internationales visant le pays sont levées, a déclaré lundi le chef du programme nucléaire iranien, Fereydoun Abbassi Davani. Le chef de l'Organisation iranienne de l'énergie atomique (OIEA) n'a pas précisé quand cette offre avait été faite à l'AIEA, ni ce qu'il entendait par "supervision complète".
Une large part des activités nucléaires de l'Iran sont déjà sous le contrôle de l'organisation onusienne, notamment l'enrichissement d'uranium qui est au coeur des inquiétudes internationales sur le programme nucléaire iranien. Les grandes puissances redoutent, malgré les dénégations répétées de Téhéran, que ce programme ne dissimule des visées militaires et ont imposé depuis 2007 des sanctions de plus en plus sévères contre l'Iran.
L'AIEA a fait part, dans son dernier rapport confidentiel obtenu vendredi par l'AFP, d'une inquiétude "grandissante concernant l'existence possible en Iran d'activités nucléaires non déclarées, passées ou présentes, impliquant des organisations militaires". L'agence de l'ONU dénonce notamment depuis des années le refus de Téhéran de répondre à un certain nombre de questions sur son programme nucléaire, ainsi que de laisser l'AIEA avoir accès à certains sites dont celui du réacteur à eau lourde que l'Iran construit à Arak (centre).
L'Iran affirme de son coté respecter scrupuleusement ses obligations à l'égard de l'AIEA, et que rien, dans les traités internationaux, ne l'oblige à fournir à l'agence les informations qu'elle réclame.
M. Abbassi Davani a réaffirmé lundi que les "documents" évoqués par l'AIEA à l'appui de ses accusations sur les zones d'ombre du programme nucléaire iranien étaient "fabriqués" et "sans fondement". Le responsable iranien avait indiqué le 29 août avoir demandé à l'AIEA de "présenter ses principales allégations, avec leurs documents et les preuves, pour les examiner", laissant entendre que Téhéran était prêt à y répondre.
M. Davani a, par ailleurs, indiqué, dans une interview à l'agence ISNA, qu'une "intensification" des actions de "sabotage de l'étranger" avait affecté le programme nucléaire iranien, dans une allusion notamment au virus Stuxnet qui semble avoir affecté en 2010 les centrifugeuses servant à enrichir l'uranium. "Nous avons assisté à un accroissement des actes de sabotage contre nos installations nucléaires", a-t-il ajouté sans donner de détails mais en affirmant que ces actions avaient été "neutralisées". Toutefois, a-t-il indiqué, "le sabotage de l'étranger a ralenti le progrès de la construction (du réacteur à eau lourde) d'Arak", une installation de recherche de 40 mégawatts dont la mise en service prévue en 2009 a été repoussée régulièrement et est maintenant annoncée pour 2013.
Une large part des activités nucléaires de l'Iran sont déjà sous le contrôle de l'organisation onusienne, notamment l'enrichissement d'uranium qui est au coeur des inquiétudes internationales sur le programme nucléaire iranien. Les grandes puissances redoutent, malgré les dénégations répétées de Téhéran, que ce programme ne...


Poutine estime que le conflit en Iran a détourné l'attention de Washington de l'Ukraine