Conférence de réconciliation nationale à Mogadiscio
OLJ /
le 05 septembre 2011 à 00h15
Une conférence consultative, organisée sous l’égide des Nations unies pour discuter de l’avenir du gouvernement de transition (TFG) somalien, a débuté hier sous haute sécurité à Mogadiscio, moins d’un mois après le retrait des insurgés islamistes shebab de la capitale. « Nous sommes ici pour discuter de l’avenir de notre pays après la fin de la période de transition », a déclaré le président somalien, Sharif Cheikh Ahmad, en ouvrant les débats. « C’est un jour historique et je souhaite que nos discussions apportent des idées crédibles pour mettre fin aux problèmes de la Somalie », a-t-il ajouté. Le TFG, dont la conférence devrait s’évertuer à dessiner la fin, s’est montré incapable de ressouder un pays en état de guerre civile depuis le départ du président Mohammad Siad Barre il y a 20 ans. Aux côtés du gouvernement de transition, la conférence doit réunir jusqu’à demain des responsables de la région autoproclamée autonome du Puntland et d’autres territoires semi-autonomes. Ni le Somaliland, autoproclamé indépendant en 1991, ni les shebab, qui contrôlent encore largement le sud et le centre du pays, ne sont en revanche représentés. La conférence se tient dans les locaux du Parlement, dont la sécurité est assurée par la force de l’Union africaine en Somalie (Amisom). La police est chargée de contrôler les rues menant au bâtiment. Le gouvernement somalien a crié victoire au retrait des shebab de Mogadiscio le 6 août. Mais les rebelles, qui jurent la perte du TFG soutenu par la communauté internationale, ont affirmé qu’il ne s’agissait que d’une opération tactique. La situation sécuritaire reste quoi qu’il en soit précaire dans la capitale somalienne. Un cameraman malaisien a été tué vendredi alors qu’il suivait une mission humanitaire. Il a été mortellement blessé par balle lors d’affrontements entre l’Amisom et des hommes armés. Au cours de la conférence doivent être abordées les questions de réconciliation nationale, mais aussi de gouvernance ou encore de sécurité. En 20 ans, plus d’une dizaine de tentatives pour restaurer une autorité centrale ont échoué en Somalie, pays à forte tradition clanique, rongé par les luttes intestines. (Source : AFP)
Une conférence consultative, organisée sous l’égide des Nations unies pour discuter de l’avenir du gouvernement de transition (TFG) somalien, a débuté hier sous haute sécurité à Mogadiscio, moins d’un mois après le retrait des insurgés islamistes shebab de la capitale. « Nous sommes ici pour discuter de l’avenir de notre pays après la fin de la période de transition », a déclaré le président somalien, Sharif Cheikh Ahmad, en ouvrant les débats. « C’est un jour historique et je souhaite que nos discussions apportent des idées crédibles pour mettre fin aux problèmes de la Somalie », a-t-il ajouté. Le TFG, dont la conférence devrait s’évertuer à dessiner la fin, s’est montré incapable de ressouder un pays en état de guerre civile depuis le départ du président Mohammad Siad Barre il y a 20...
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