Cette publication a aussitôt suscité les critiques de la plupart des médias avec lesquels WikiLeaks avait conclu un partenariat pour diffuser, en les expurgeant de noms sensibles, des télégrammes américains.
Dans un communiqué conjoint, The Guardian (Royaume-Uni), le New York Times (États-Unis), Der Spiegel (Allemagne) et El País (Espagne) « déplorent la décision de WikiLeaks de publier des câbles non édités, qui peut mettre des sources en danger ».
Jusqu’à présent, WikiLeaks avait dévoilé en plusieurs temps une partie des télégrammes diplomatiques à sa disposition. Il avait publié une première série de quelque 20 000 documents à partir de la fin de l’année dernière. Cette publication, étalée sur plusieurs mois, s’était faite en partenariat avec ces quatre journaux, ainsi qu’avec Le Monde (France), qui avaient expurgé les documents des noms des contacts ou personnes impliqués.
WikiLeaks avait fourni ces derniers jours une nouvelle livraison de près de 134 000 télégrammes diplomatiques américains, dont plusieurs dans leur intégralité.
La totalité des câbles diplomatiques entre les mains de WikiLeaks est désormais consultable par mot-clé, soit en entrant le nom d’un pays, la date d’un télégramme ou encore l’origine d’un document à l’adresse (http ://www.cablegatesearch.net/search.php).
Jeudi, le département d’État américain avait qualifié d’« irresponsable, imprudente et franchement dangereuse » l’attitude de WikiLeaks, ajoutant que le site avait ignoré ses demandes de ne pas publier les nouveaux documents. « La décision aujourd’hui de publier a été prise par Julian Assange et lui seul », ont précisé les quatre journaux dans leur communiqué, traduisant la détérioration de leurs relations avec le fondateur de WikiLeaks ces derniers mois.
(Source : AFP)

