Rechercher
Rechercher

Sport

L’irrésistible déclin de l’empire du Calcio

La grève annoncée pour la 1re journée du championnat d’Italie, samedi et dimanche, accentue le sentiment du déclin d’une série A qui n’offre plus que trois places en Ligue des champions et non plus quatre, et a pris du retard, structurellement comme dans le jeu.
Dire que les Italiens régnaient sur l’Europe dans les années 1990 (3 C1, 7 Coupe de l’UEFA)... Mais l’Udinese a été éliminée en barrages de C1 par Arsenal, comme la Sampdoria Gênes l’an dernier (par le Werder Brême), Palerme a été incapable de franchir le petit obstacle Thoune (Suisse) en préliminaires d’Europa League, et l’AS Rome a plié en barrage de cette compétition contre le modeste Slovan Bratislava.
Les Italiens ne font plus peur. L’Inter a fait figure d’exception en remportant la C1 2010, mais cela ressemblait au chant du cygne. La saison dernière, l’Inter a encore été le club de série A à aller le plus loin en Europe mais n’a pas dépassé les quarts, écrasé par Schalke 04 (5-2, 2-1).
La « Nazionale », balayée dès le premier tour du Mondial 2010, ne va pas beaucoup mieux, et la grève de ce week-end détériore l’image du Calcio.
Autre preuve de déclin, l’Inter n’a pas pu retenir Samuel Eto’o, séduit par le contrat mirobolant d’Anzhi Makhachkala (20,5 millions d’euros par saison !).
La Juventus Turin n’a pu attirer ni « Kun » Agüero ni Giuseppe Rossi, encore moins Carlos Tevez, comme elle le voulait. La « Vieille Dame » n’a pu s’offrir que le Monténégrin de la Roma, Mirko Vucinic, d’un calibre inférieur.
Il ne reste que deux joueurs de niveau mondial en Italie, Zlatan Ibrahimovic (Milan) et Wesley Sneijder (Inter).
« Le football italien est arriéré, par rapport aux autres », regrette Gennaro Gattuso, vice-capitaine de l’AC Milan.
« C’est un moment difficile pour la compétitivité de notre football », admet le président de la fédération (FIGC), Giancarlo Abete.
« Notre championnat n’est pas aussi compétitif que les autres, appuie le patron de la Lazio Rome, Claudio Lotito, les équipes italiennes souffrent énormément des aspects économiques et structurels par rapport aux clubs étrangers. »
Un des gros problèmes est celui des stades, une des sources de revenus importantes des clubs anglais ou allemands. Seule la Juve possède son enceinte, qu’elle va inaugurer début septembre et qu’elle pourra gérer comme elle l’entend.
Naples a dû bricoler pour adapter le vétuste San Paolo aux canons de la Ligue des champions, et si San Siro est un véritable bijou, l’Inter comme le Milan regrettent de n’en être pas les propriétaires, ce qui entraîne un manque à gagner par rapport à l’Allianz Arena du Bayern Munich ou l’Emirates d’Arsenal, par exemple.
Même le jeu a décliné, les stades sont souvent vides, et l’Italie ne lutte pas aussi efficacement que ses voisins contre la violence endémique de son football.
Carlo Ancelotti, qui a entraîné Chelsea deux saisons, estime par exemple que « le rythme de jeu est plus élevé à l’étranger. Nous les Italiens, nous sommes tactiques, attentistes, les autres en revanche courent, et nous battent... Même l’atmosphère est viciée, dans le Calcio ». « En Angleterre, on respire, en Italie, si une équipe va mal, les tifosi t’attendent à la sortie du stade et t’insultent », ajoute Ancelotti.
Pour le glorieux ancien Arrigo Sacchi, mage du grand Milan de Marco van Basten, « l’Italie du football est une machine qui ne va vraiment pas bien. Les autres ont évolué, pas nous.
Mais je continue de croire à un changement. Le fair-play financier (règles d’équilibre budgétaire imposées par l’UEFA dès la saison prochaine) obligera les clubs à investir plus dans les jeunes ».
La grève annoncée pour la 1re journée du championnat d’Italie, samedi et dimanche, accentue le sentiment du déclin d’une série A qui n’offre plus que trois places en Ligue des champions et non plus quatre, et a pris du retard, structurellement comme dans le jeu.Dire que les Italiens régnaient sur l’Europe dans les années 1990 (3 C1, 7 Coupe de l’UEFA)... Mais l’Udinese a été éliminée en barrages de C1 par Arsenal, comme la Sampdoria Gênes l’an dernier (par le Werder Brême), Palerme a été incapable de franchir le petit obstacle Thoune (Suisse) en préliminaires d’Europa League, et l’AS Rome a plié en barrage de cette compétition contre le modeste Slovan Bratislava.Les Italiens ne font plus peur. L’Inter a fait figure d’exception en remportant la C1 2010, mais cela ressemblait au chant du cygne. La...
commentaires (0) Commenter

Commentaires (0)

Retour en haut