Une vue de l’exposition.
Même si aucun chiffre officiel n’existe encore, l’office de tourisme reconnaît que les multiples manifestations en hommage au troubadour sétois, dont on célèbre les 30 ans de la disparition et le 90e anniversaire de la naissance, ont eu un impact très positif sur le tourisme.
« C’est sûr, Brassens fait venir des gens de partout, parfois même de très loin », constate Alice Coulet, responsable de l’accueil de cet organisme. Et de prendre l’exemple du « succès de plus en plus important » des audioguides prêtés aux touristes pour marcher dans les pas du chanteur à Sète.
Né en plein-centre ville, au 54 rue de l’Hospice, devenu depuis le 20 rue Brassens, le chanteur est resté tout au long de sa vie attaché à sa ville natale même s’il en est rapidement parti. « À 19 ans, il est monté à Paris pour sa carrière », rappelle Mme Monpays.
Cependant, Brassens est revenu régulièrement chez lui. Et il a tenu à s’y faire enterrer comme le démontre sa chanson : Supplique pour être enterré sur une plage de Sète. « Il avait acheté la concession dans ce cimetière dit, à l’époque, des pauvres », raconte la conservatrice.
« Les Sétois sont très attachés à Brassens », relève le maire de la ville, François Commeinhes, dont le discours d’ouverture des fêtes de la Saint-Louis en hommage à Brassens, l’invité de la 269e édition, s’est achevé par une reprise en chœur avec ses administrés des Copains d’abord.
« À mon sens, on en fait un peu trop. La simplicité de Brassens n’a plus rien à voir avec l’utilisation qui est faite de lui », relève cependant Paule François, une artiste qui participe avec 16 confrères à une exposition sur le thème des chansons de... Brassens. Son tissage s’intitule « Le gorille ».
« Il n’y a pas d’utilisation commerciale de Brassens », répond le maire, pour lequel il est important, avec « la concurrence de plus en plus exacerbée entre les villes balnéaires, de pouvoir offrir aux touristes autre chose que des kilomètres de sable fin ».
« Et puis, c’est quand même bien quand on entend du Brassens par des Japonais ou des Cubains », poursuit-il, en écho de Mme Monpays, la garante de l’esprit avec lequel Sète utilise l’image d’un des plus populaires troubadours français, souhaitant que Brassens soit connu par « toutes les générations ».
Ainsi, rappelle la conservatrice, si Brassens est plus ou moins présent dans les festivals « Putain de Georges » ou « Quand je pense à Fernande », il n’y a « rien de clinquant ». Il n’est pas question de vendre des objets à l’effigie du chanteur ou d’ériger une statue, dit-elle.
« Le musée a comme ambition de faire découvrir la beauté de ses musiques et la richesse de ses textes, notamment de ses rimes dans les rimes », souligne Régine Monpays, précisant qu’à l’Espace Brassens, seuls sont en vente les CD et les œuvres du chanteur. « On n’y trouvera jamais des porte-clefs », dit-elle.

