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Liban - L’Éclairage

Sleiman cherche à prévenir une séance ministérielle explosive, le 7 septembre prochain

L’opposition en fait des gorges chaudes. L’un de ses députés souligne que le litige interministériel sur le plan Bassil prouve amplement le manque de cohésion du cabinet Mikati. En démentant la fière devise d’hymne national qu’en affiche le chef : koullouna lil watan, nous sommes tous pour la patrie. En équipe de travail bien soudée. Alors que la réalité du vécu quotidien relève plutôt du sordide le plus déplorable.
Il ajoute que, tissée sur base d’une conjonction d’intérêts matériels ou politiques, la coalition au pouvoir s’égare dans les conflits dès que ces considérations divergent. En montrant qu’elle constitue une majorité tout à fait fictive. Et que l’on ne peut plus compter le député Walid Joumblatt et le général Michel Aoun, en pleine prise de becs, comme procédant d’un même camp.
En fait, l’affaire du plan énergétique confirme qu’il existe trois parties distinctes, limite antonymes, au sein de l’exécutif. Le groupe dit centriste qui rassemble le président Michel Sleiman, le président Nagib Mikati et le député Walid Joumblatt. Une association disposant d’un nombre de ministre supérieur au tiers de garantie. Il y a ensuite l’alliance CPL-Hezbollah. Et, enfin, naviguant en eau trouble, les ministres d’Amal et quelques indépendants.
Le président Nabih Berry ne cesse de plaider pour la fin du clivage binaire 8 Mars-14 Mars. Il s’efforce, dès lors, de faire jouer à ses représentants un rôle de trait d’union, de conciliateurs au sein d’un gouvernement si désarticulé. Et, faut-il le souligner, ces ministres ont aujourd’hui beaucoup de pain sur la planche.
Autant d’ailleurs pour le chef de l’État. Lors de la dernière séance, qui n’a duré que dix minutes, il a prévenu que « les circonstances ne permettent pas qu’on laisse le gouvernement sauter ». D’autant, a-t-il ajouté, que le conflit est d’ordre technique et non pas politique. L’essentiel restant la nécessité d’assurer le courant électrique aux citoyens. Le président a invité les ministres à travailler en rangs serrés pour une solution. Soulignant qu’il est préférable que l’on n’en arrive pas au vote, car cela consacrerait la division du gouvernement et aboutirait à la perte du projet.
D’où le délai jusqu’au 7 septembre. Les contacts, les négociations, ont donc commencé. Et selon toutes les sources, il y a encore lieu d’espérer un compromis. Car ni le député Walid Joumblatt ni le général Aoun, malgré les menaces de ce dernier de claquer la porte, ne souhaiteraient un départ du gouvernement qui signifierait une crise de pouvoir ouverte. À un moment où le pays a doublement besoin d’être gouverné. Pour parer les dangers qui pointent à l’horizon, et pour servir une population qui court à la ruine.

« Pas de problèmes en Syrie... »
Cela étant, des virages sont manifestement en train de s’amorcer sur la scène locale, en fonction des développements en Syrie. Et des perspectives qui s’y dessinent, dont la fin du règne du Baas, comme du clan Assad. Les déclarations, tout à fait aux antipodes, de Joumblatt et de Aoun sur cette tragédie mettent ces changements de cap locaux en exergue. Le premier souhaite pour notre voisin une transition démocratique. Il se déploie en efforts en France, en Russie, au Qatar, en Turquie, en Égypte avant de visiter l’Arabie saoudite et d’autres pays. Le deuxième soutient mordicus qu’il n’y a pas problème en Syrie.
En arrière-fond, il subsiste le clivage sur le TSL, les dernières positions affichées de part ou d’autre sur ce sujet ne faisant qu’exacerber la crise politique. Préoccupé, le président Nagib Mikati sollicite le concours du président Nabih Berry pour conforter le gouvernement. Et pour neutraliser les menaces du général Aoun de le faire sauter, si le plan de son gendre n’est pas adopté.
Il semble cependant que, sans attendre Berry, le Hezbollah lui-même s’efforce d’amener Aoun à composer. Car pour ce parti, il est important que le gouvernement reste en place, afin d’être notamment utilisé comme instrument contre le TSL. Quoi qu’en dise Mikati...
Ce dernier n’entend cependant pas se laisser marcher sur les pieds. Il a catégoriquement refusé ainsi que le CPL lui impose le plan énergétique comme premier point à l’ordre du jour du Conseil des ministres. En insistant sur le fait que c’est à lui, et à lui seul, que revient la prérogative de fixer l’agenda des sujets à débattre. De fait, le président Michel Sleiman s’est chargé de préciser au ministre Bassil que son plan serait discuté en fin de séance, et non au début. Mikati, pour tout dire, est échaudé : le précédent gouvernement dirigé par Saad Hariri avait été paralysé parce que le 8 Mars, coopté dans son cabinet, boudait les séances tant que le dossier des faux témoins n’était pas inscrit en tête de liste.
L’opposition en fait des gorges chaudes. L’un de ses députés souligne que le litige interministériel sur le plan Bassil prouve amplement le manque de cohésion du cabinet Mikati. En démentant la fière devise d’hymne national qu’en affiche le chef : koullouna lil watan, nous sommes tous pour la patrie. En équipe de travail bien soudée. Alors que la réalité du vécu quotidien relève plutôt du sordide le plus déplorable.Il ajoute que, tissée sur base d’une conjonction d’intérêts matériels ou politiques, la coalition au pouvoir s’égare dans les conflits dès que ces considérations divergent. En montrant qu’elle constitue une majorité tout à fait fictive. Et que l’on ne peut plus compter le député Walid Joumblatt et le général Michel Aoun, en pleine prise de becs, comme procédant d’un même...
commentaires (2)

8 mars 14 mars 1er avril aussi !! Il faut avancer les gars !

Jad Oleik Younes

10 h 51, le 26 août 2011

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Commentaires (2)

  • 8 mars 14 mars 1er avril aussi !! Il faut avancer les gars !

    Jad Oleik Younes

    10 h 51, le 26 août 2011

  • La politique, c’est du vrai gâteau dans notre pays . Entre 8 et 14 mars c’est l ’electricité qui ressemble ici à un simple gâteau qu’il faudrait préparer puis partager, mais quand on refuse de tout bord cela donne un résultat évidemment très différent suivant son opinion, et le plan énergétique avec des responsables tellement irresponsables donnera plus de faiblesse au pays ,et plus de noir pour le cabinet Mikati. Nazira.A.Sabbagha

    Sabbagha.A.Nazira

    02 h 56, le 26 août 2011

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