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Liban - Éclairage

Bassil poursuit son combat et n’entend pas céder de ses prérogatives

L’examen du plan énergétique du ministre Gebran Bassil a été reporté au 7 septembre. Une disposition technique offrant aux forces politiques la marge nécessaire de mieux s’informer, et de se concerter. Cela après la myriade de questions que l’on avait pu entendre à la Chambre. Où les députés, qui n’y comprenaient goutte, avaient renvoyé sa copie au gouvernement, plus exactement à Michel Aoun, signataire convaincu du projet de son gendre.
Mais on sait qu’au sein même du cabinet, le dossier est contesté. Le groupe de Joumblatt a été le premier à soulever des objections. Ghazi Aridi explique que le bloc dont il fait partie n’est évidemment pas contre un rabiot consistant de distribution électrique. Mais qu’il se pose de sérieuses questions techniques tournant autour de la capacité du ministère de l’Énergie et de l’office de l’Électricité à mener à bien le chantier annoncé. Tout seuls, avec un personnel peu expert, et sans le concours de spécialistes extérieurs.
Il ajoute que sur le plan comptable, juridique ou administratif, le programme doit obligatoirement être supervisé par une commission ministérielle, dirigée par le président du Conseil et comprenant les ministres de l’Énergie, des Finances, de l’Économie et de la Justice.
Pour observer ensuite qu’il serait nécessaire, en pratique, d’obtenir le concours du secteur privé. Afin d’assurer le bon déroulement des quatre étapes prévues, dont la première prévoit un surplus de 700 MW devant coûter 1,2 milliard de dollars.
Sur le fond, un ministre indépendant affirme que le gouvernement, loin de vouloir rejeter le plan, y tient beaucoup. Pour le service du public. Il se soucie d’autant plus d’éviter les dérapages. Et certains de ses membres proposent, pour plus d’assurance, la création d’un institut technique, chapeauté par un comité régulateur politique que l’on chargerait de mener l’opération à bien.
Ils rappellent que l’on songe à mettre sur pied un comité du pétrole, pour superviser les forages potentiels en mer. À leur avis, il doit en être ainsi également pour l’électricité ou encore l’eau. Car ce sont des secteurs d’un intérêt vital pour la population. Ils doivent aller de l’avant avec dynamisme et technicité accentuée. L’on ne peut, concluent-ils, s’y contenter de structures étatiques traditionnelles, archaïques, rigides et par trop bureaucratiques.

Plaintes
Cependant, le CPL grogne. Il estime que l’on tergiverse à dessein, pour lui couper l’herbe sous le pied. Alors que le temps étant de l’argent, il en coûte au pays beaucoup d’en perdre. Les cadres du courant pensent dès lors que ce n’est pas le souci de mieux cerner la question technique qui anime les détracteurs voilés qui les interrogent. Mais la volonté de tout saboter. S’il y avait eu bonne foi, l’on aurait d’abord approuvé le plan. Et, seulement ensuite, poser les questions techniques. D’autant qu’elles doivent s’adresser au service de régulation qualifié que le ministre de l’Énergie doit former, du moment qu’il lui appartient de mener le plan à terme.
Selon eux. Rappelons en effet que d’autres, dont les centristes, estiment que la supervision doit revenir non pas au seul détenteur du portefeuille de l’Énergie mais à un comité ministériel qui l’inclurait.
Les aounistes se sentent donc ciblés. À les en croire, le Conseil des ministres ferme souvent les yeux sur des adjudications conclues à l’amiable par des ministères ou des offices autonomes, pour des millions de dollars, sans qu’aucun contrôle ne leur soit imposé. Or, poursuivent-ils, dès que nous faisons mine de bouger le petit doigt, c’est la ruée des inquisiteurs. On ne veut rien nous laisser faire, même si le pays en pâtit.
Se référant à Taëf, ces cadres affirment que le pacte attribue à tout ministre le pouvoir de diriger son département en maître absolu. Sous obligation, bien entendu, de s’expliquer en Conseil des ministres et de rendre des comptes à la Chambre, quand cela lui est demandé. Ses prérogatives, disent-ils encore, sont totales. Et les organismes de contrôle, comme la Cour des comptes ou les diverses inspections, ne peuvent jamais les brider avant coup, devant se contenter, le cas échéant, de signaler les erreurs commises.
Avec Bassil, cela va encore plus loin. Il rejette les suggestions visant à ce qu’il partage la responsabilité ou, si l’on préfère, le contrôle du plan. En y voyant une atteinte à sa dignité, ainsi qu’à celle du courant qu’il représente au sein du cabinet. Le général Michel Aoun déclare à ce propos : le gouvernement peut toujours sauter, nous gardons avant tout notre dignité.
Bassil ne veut donc pas lâcher du lest. Il n’accepte pas de comité cogérant le dossier (et le devis) avec lui. Tout ce qu’il consent à faire, c’est de remettre régulièrement au Conseil des ministres des rapports circonstanciés sur le déroulement des opérations de distribution. Des relevés de journal de bord, en somme, à la manière d’un commandant de navire seul maître à bord après Dieu.
En tout cas, il est probable, selon des sources diverses, que le plan soit finalement adopté le 7, ou après, mais après modification. De quoi au juste, on ne le sait pas encore. Il reste que Joumblatt est lui aussi déterminé à ne pas permettre d’escamotage. Il déclare sans ambages que le Conseil des ministres doit « prendre nos observations en compte. Car nous n’allons pas nous soumettre à la logique de la menace et du chantage que certains développent ». Cela en allusion manifeste à la menace de Aoun de claquer la porte du gouvernement. Et de conclure : « Peu nous importe, même si ma position doit ébranler la présente alliance politique. »
De son côté, Mikati consulte Berry. En vue d’un compromis que Aoun et Joumblatt accepteraient. Ils invitent la majorité à rester unie, pour servir le pays comme une équipe de travail bien soudée. Le président Sleiman déploie également des contacts d’apaisement.
L’examen du plan énergétique du ministre Gebran Bassil a été reporté au 7 septembre. Une disposition technique offrant aux forces politiques la marge nécessaire de mieux s’informer, et de se concerter. Cela après la myriade de questions que l’on avait pu entendre à la Chambre. Où les députés, qui n’y comprenaient goutte, avaient renvoyé sa copie au gouvernement, plus exactement à Michel Aoun, signataire convaincu du projet de son gendre.Mais on sait qu’au sein même du cabinet, le dossier est contesté. Le groupe de Joumblatt a été le premier à soulever des objections. Ghazi Aridi explique que le bloc dont il fait partie n’est évidemment pas contre un rabiot consistant de distribution électrique. Mais qu’il se pose de sérieuses questions techniques tournant autour de la capacité du ministère de...
commentaires (5)

Il semble que les vents ont tourne et que Joumblatt cherche toutes sortes d' excuses pour s'en sortir! A suivre...

Petrossou

06 h 45, le 25 août 2011

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Commentaires (5)

  • Il semble que les vents ont tourne et que Joumblatt cherche toutes sortes d' excuses pour s'en sortir! A suivre...

    Petrossou

    06 h 45, le 25 août 2011

  • Quand est-ce que nos « pas chers du tout » politiciens arrêterons de pratiquer la politique de « 2 poids, 2mesures » ? Ceux qui réclament à se faire éclater les poumons qu’ils veulent un comité de surveillance concernant les dépenses de 1.2mds$ auraient dû le faire lorsqu’ils étaient au pouvoir et pas uniquement pour le ministère de l’Energie et des Ressources Hydrauliques, mais aussi pour tous les autres ministères! Alors, de grâce, qu’ils se taisent pour une fois et qu’ils laissent ce projet « voir la lumière », c’est le cas de le dire, car on en a tellement besoin…

    BREIDY Georges

    05 h 03, le 25 août 2011

  • - - Si monsieur Joumblatt et son groupe et plus precisement monsieur Aridi , peuvent nous dire si ces conditions draconiennes qu'ils suggèrent , sont appliquées ou bien l'ont été pendant toutes ces années qu'ils ont passé et occupés des ministères , avec tous les projets qu'ils ont proposés et les énormes budgets et fonds bien connus qu'ils ont obtenus et avaient a leur disposition , et actuellement le non des moindres couteux ministère des travaux publics , et la caisse des déplacés et ses multiples milliards évaporés , dont ils avaient la charge , sans qu'ils n'aient eu de gardes fous ou de comptes a rendre a qui que ce soit .. !? Bien sur que non , mais le problème , c'est que ces mêmes gens qui rouspètent , sont ceux-la même qui ne cessent de nous rappeler Taef dont ils sont les architectes , et les premiers a le piétiner et ne pas le respecter , quand il ne va pas a l'encontre de leurs intérêts ! , surtout si ce dernier est appliqué selon la constitution , par GMA et ses ministres . Non , le ministre Bassil ne renoncera pas a ses prérogatives que lui accorde la constitution , sinon , il faudra revoir toute la constitution .

    JABBOUR André

    03 h 19, le 25 août 2011

  • Les bouquins d histoires devront relater que le citoyen libanais était privé d'électricité encore en 2011, cela fait partie de l histoire et du bilan des hommes politiques... Connait on le nombre des victimes suite aux coupures électriques depuis le temps??? N'est pas un crime de faire subir aux citoyens des coupures souvent inopinées?? Que fait la justice à ce sujet? et si les victimes réclamaient des indemnités à l'état?

    Bou Aoun Charles

    19 h 57, le 24 août 2011

  • Il y a quelque temps encore, "l’Archgendre du Bossfeir-Amer" s’ennuyait à mort en "pétant" les câbles électriques perdant par là, tout son Botron-Nord ! Une fois n’est pas coutume, diront "ses thuriféraires, orphelins et enfants naturels". Parmi lesquels on a parfois repéré des figures bizarres et inattendues ! C’est ainsi que "Wéé.Wéhhé, ni connu ni si reconnu que ça et l’Exégèse Patenté même", disait l’autre jour : "Parmi ses semblables au "Boutronais" j’en vois trois qui peuvent se réclamer de lui : Chavez, Ahmad-il-Najjad et.... Bill Gates" ! Cherchez l’intrus et comprenez si vous pouvez. Mais vous pouvez encore et heureusement, vous renseigner chez "Sieur de Beau Sieur", chez "Naamtallah Sieur" ou plutôt mieux "chez Quandîîl" qui lui, sûrement vous éclairera bien le "kandîîl". Quoi qu’il en soit quelque temps plus tard, coquin de sort, notre "Bigaradier-Botronais", "Archgendre-Amer", ne nous manquera plus du tout ! Et comme bientôt il n’y aura plus personne autour de lui, personne ne le remarquera plus, notre "Sous-Bigaradier Boutronais du Botron de l’Orange-Amère" ! Ce qui incitera ses "Réformés Super-Amers" au Changement "chrétien-doux", et à renouveler leur Réforme de "Changementaux Super-Amers aussi, chrétiennement parlant" ! "Ab Uno Disce Omnes ou Qu'un seul vous apprenne à les connaître tous" ! "Vanitas Vanitatum. Omnia Vanitas ! Vanité des Vanités. Tout est Vanité !"

    KARAMAOUN Antoine-Serge

    19 h 47, le 24 août 2011

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