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Liban - La Situation

Électricité : les compteurs remis à zéro

Le ministre Gebran Bassil, debout, présentant son plan au cours de la réunion ministérielle.

Le combat engagé ces dernières semaines par le chef du CPL, le général Michel Aoun, et son ministre de pointe, Gebran Bassil, autour du dossier de l’électricité semble devoir se laisser mourir dans une forêt de conciliabules.
Une réunion ministérielle tenue hier au Grand Sérail sous l’égide du chef du gouvernement, Nagib Mikati, officiellement pour entendre les explications du ministre de l’Énergie et de son équipe de travail sur le plan en gestation – censé booster à terme la production électrique du pays pour répondre à la demande 24 heures sur 24 –, s’est achevée sur une longue déclaration de bonnes intentions de la part de toutes les composantes du cabinet et sur... absolument rien de concret.
On se souvient que le général Aoun était allé il y a quelques jours jusqu’à se fâcher du sort réservé à sa proposition de loi qui, tout en reprenant l’essentiel du plan concocté par le précédent gouvernement, y introduisait de petites nuances, telle que, par exemple, la concentration aux mains du seul ministre concerné – et non du Conseil des ministres – de la gestion de la première phase de ce plan, chiffrée à quelque 1,2 milliard de dollars.
Le chef du CPL avait brandi la menace de retirer ses ministres du cabinet si sa proposition venait à être modifiée, et M. Bassil ajoutait, en écho, que le plan était à prendre tel quel ou à rejeter.
Faisant hier office de ministre de l’Information par intérim, Waël Abou Faour, titulaire joumblattiste du portefeuille des Affaires sociales, a indiqué à la presse, à l’issue de la réunion, que M. Bassil avait quitté sa posture combative, « en ce sens qu’il ne s’est pas montré attaché à l’intouchabilité de son plan ».
De son côté, une source ministérielle du CPL a écarté la possibilité d’une sortie du bloc aouniste du cabinet, pour la simple raison que le plan en gestation n’a pas été rejeté, mais qu’il est simplement en cours de discussion.
C’est là justement que réside la touche du Premier ministre, qui tente de dédramatiser le sujet en noyant le poisson sous un flot de « discussions à caractère technique » censées donner un caractère sérieux au dossier tout en opposant un veto aux intentions aounistes.
En cela, M. Mikati est aidé par d’autres composantes du gouvernement, notamment les ministres joumblattistes et sleimanistes, mais aussi berrystes.
Étant donné l’importance des sommes en jeu – 1,2 milliard pour la première phase et 5 milliards pour l’ensemble des quatre phases nécessaires –, il fallait selon toute logique s’attendre à ce que tout le monde cherchât à être partie prenante dans l’affaire ou, pour poser l’équation en sens inverse, à ne laisser aucune partie en recueillir seule les dividendes.
Voilà pourquoi toutes les composantes du gouvernement, sans exception, étaient représentées hier à la réunion ministérielle.
« Le débat qui a eu lieu à l’intérieur était technique et dénué de toute arrière-pensée politique », a assuré M. Abou Faour. « Un certain nombre d’options ont été examinées », notamment la possibilité de faire participer le secteur privé à la mise en œuvre du plan, « contrairement à ce qui avait été initialement prévu », a-t-il dit.
« La discussion a pour but de nous permettre de parvenir à des dénominateurs communs dans la réflexion, de manière à pouvoir poser à nouveau le plan de façon différente, étant donné que certaines parties et personnalités étaient absentes de l’ancien gouvernement et qu’il est de leur droit de discuter de ce dossier », a expliqué très diplomatiquement M. Abou Faour. Autant dire, en termes plus brutaux, que table rase a été faite du passé – et donc du plan de M. Bassil – et que les compteurs ont été remis à zéro.
Dès lors, il semble difficile d’espérer parvenir à des résultats concrets sur ce dossier lors de la séance du Conseil des ministres prévue aujourd’hui à Beiteddine sous l’égide du président de la République. D’autant qu’une source ministérielle a tenu à évoquer l’ordre du jour très chargé qui attend aujourd’hui le gouvernement, mais aussi... la longueur du trajet jusqu’à Beiteddine.
Il reste à savoir quelle sera la position qu’adoptera le général Aoun face à cette nouvelle donne. Acceptera-t-il de jouer le jeu des conciliabules ou se montrera-t-il déterminé à aller de l’avant dans ses menaces de quitter le gouvernement ? La réponse est attendue aujourd’hui, à l’issue de la réunion hebdomadaire de son bloc parlementaire.
Le combat engagé ces dernières semaines par le chef du CPL, le général Michel Aoun, et son ministre de pointe, Gebran Bassil, autour du dossier de l’électricité semble devoir se laisser mourir dans une forêt de conciliabules.Une réunion ministérielle tenue hier au Grand Sérail sous l’égide du chef du gouvernement, Nagib Mikati, officiellement pour entendre les explications du ministre de l’Énergie et de son équipe de travail sur le plan en gestation – censé booster à terme la production électrique du pays pour répondre à la demande 24 heures sur 24 –, s’est achevée sur une longue déclaration de bonnes intentions de la part de toutes les composantes du cabinet et sur... absolument rien de concret.On se souvient que le général Aoun était allé il y a quelques jours jusqu’à se fâcher du sort réservé...
commentaires (8)

- - - - - - Un écran géant en plein conseil des ministres , avec bassile expliquant la projection ! On dirait un conseil d'Administration extraordinaire après l'attaque qu'il vient de subir de sa soi-disant "majorité ! Mais il faut dire qu'il est juste debout au garde à vous pour tenter de persuader ses soi-disant alliés d'aprouver son soi-disant "plan" ! où le contribuable et client sera le principal lésé, laissé et délaissé comme il l'est depuis qu'ils sont là !avec leurs "idées noires" !

BADR Fehim

17 h 09, le 23 août 2011

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Commentaires (8)

  • - - - - - - Un écran géant en plein conseil des ministres , avec bassile expliquant la projection ! On dirait un conseil d'Administration extraordinaire après l'attaque qu'il vient de subir de sa soi-disant "majorité ! Mais il faut dire qu'il est juste debout au garde à vous pour tenter de persuader ses soi-disant alliés d'aprouver son soi-disant "plan" ! où le contribuable et client sera le principal lésé, laissé et délaissé comme il l'est depuis qu'ils sont là !avec leurs "idées noires" !

    BADR Fehim

    17 h 09, le 23 août 2011

  • Je suis d'accord avec le Ministre Joubran il faut de l'electricite pour le Liban c'est une honte pour ce pays qu'au 21 siecle qu'il ny es pas de l'electricite au liban c'est la honte pour nous les libannais. meme le plus pauvre pays d'afrique a l'electricte. je souhaite bonne chance au Ministre.

    zAROUR Nabil

    14 h 18, le 23 août 2011

  • Mr Jabbour, le jeune brillant et dynamique ministre , qui aura déjà gravé deux fois son nom dans le livre d'or de la République , dans deux ministères et non des moindres vous doit une bonne gratification. Vous avez bien fait votre travail. Continuez.

    Mouallek Habib

    11 h 11, le 23 août 2011

  • Donc pour M.Harriri et co. Il faut tout faire pour interdire aux réformistes de montrer que son départ est bénéfique au pays. Pendant ce temps c’est le peuple qui écope : vivement 2013 !

    Jad Mhanna

    07 h 44, le 23 août 2011

  • Tout est une histoire de gâteau a partager et qui prendra qu'elle part. Cela s’arrête la et s'applique a tous les politiciens dans ce pays y compris Bassil et le beau père. Le reste n'est que poudre aux yeux. Quand au soit disant succès dans deux précédents ministères, permettez moi d'en douter car depuis le passage de Bassil aux télécommunications nous avons eu droit au pire service de téléphonie que le Liban ai jamais connu. Merci qui?

    Petrossou

    03 h 43, le 23 août 2011

  • - - Un écran géant en plein conseil des ministres , avec un ministre expliquant debout la projection ! On dirait un conseil de guerre extraordinaire avant ou après l'attaque des troupes au sol , air et mer ,, . Mais il faut dire que ce ministre en question qui est debout , mene bien une guerre en expliquant son plan a ses collègues , il innove dans la transparence , dans la technique et surtout dans le service public , où le contribuable et client principal ! ne doit plus être lésé , laissé et délaissé , comme il l'a été pendant toutes ces années " noires " ,,, c'est le cas de le dire avec ce dossier de l'EDL , qui verra bien une fin heureuse avec une mission couronnée de succès pour ce jeune brillant et dynamique ministre , qui aura déjà gravé deux fois son nom dans le livre d'or de la République , dans deux ministères et non des moindres .

    JABBOUR André

    01 h 53, le 23 août 2011

  • L'essentiel est de trouver une solution car le compteur du déficit de l'Etat continue lui à tourner. Roy ALLAM

    roy ALLAM

    01 h 24, le 23 août 2011

  • Si l'état des bords du Barada a besoin que ce gouvernement reste, il fera parvenir les directives à "qui de droit"....qui se pliera...

    Sylvia Laurent

    19 h 00, le 22 août 2011

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