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Sport - Ligue 1

Marseille cherche le point d’équilibre

D’une prudence extrême face à Saint-Étienne dimanche (0-0), Marseille a gagné en solidité défensive mais perdu en poids offensif après les deux premiers matches terminés sur le score de 2-2 et doit désormais trouver le bon dosage pour enfin lancer sa saison.

Après deux journées de Ligue 1, l’entraîneur de l’Olympique de Marseille, Didier Deschamps, semble préoccupé du mauvais début de saison de son équipe.  Bertrand Langlois/AFP

Avec son recrutement précoce, Didier Deschamps voulait éviter le faux départ de la saison dernière, quand il avait fallu courir après les points égarés en début d’exercice. Raté : l’OM, comme l’an dernier, compte trois points après trois journées. « Ce n’est pas ce qu’on avait prévu », a reconnu le technicien olympien.
Mais il n’avait sans doute pas imaginé qu’il faudrait en passer par un atelier d’été « les fondamentaux de la défense », auquel le match de dimanche a terriblement ressemblé.
Car avec huit buts encaissés depuis la reprise (en comptant le Trophée des champions), la priorité était bien de stopper l’hémorragie défensive et de ne plus prendre de but, enfin, ce qui selon Deschamps « n’était pas arrivé depuis une éternité » (en fait le 11 mai à Brest pour la 35e journée de la saison dernière).
Et cela s’est vu sur la pelouse, où des Olympiens appliqués et respectueux des consignes parfois jusqu’à l’excès ont pris très peu de risques.
Les latéraux, notamment, ont réfréné leurs instincts offensifs, Morel ne franchissant la ligne médiane que rarement et sur la pointe des pieds quand Azpilicueta n’intégrait le camp adverse que pour expédier dans la surface stéphanoises ses longues touches, qui ont longtemps fait office de meilleure arme offensive à l’OM.
En charnière, Diawara et Nkoulou ont semblé plutôt sereins, bien épaulés par Diarra qui a souvent joué quasiment à leur hauteur pour former une impressionnante ligne de cinq.

Manque de percussion
Les fortifications ont tenu, bien sûr, mais l’OM n’a-t-il pas poussé la logique dissuasive un peu loin face à des Verts qui avec six points de matelas ne se sont vraiment pas rués à l’attaque et n’ont tiré pour la première fois (sur la barre, certes) qu’à la 56e minute ?
« On sait qu’en face, ils veulent nous contrer. On doit être prudent, on ne peut pas partir à l’abordage », s’est défendu Diarra.
Pour Deschamps néanmoins, l’OM « a manqué de percussion, de vitesse et de variété sur le plan offensif ». D’un peu d’audace aussi, dont les joueurs avaient pourtant fait preuve contre Sochaux et Auxerre, affichant par moments une maîtrise très supérieure aux rares bonnes périodes de la saison dernière.
Après avoir fait deux pas en avant lors des deux premières journées, Marseille a sans doute un peu trop reculé dans son souci de rééquilibrage. Dans cette optique, la titularisation de Kaboré aux dépens de Cheyrou, qui offre plus de perspectives offensives, était un signe clair.
Mais il est désormais temps de déterminer le bon dosage car les choses sérieuses débutent dimanche avec un déplacement à Lille, qui a lui trouvé la bonne formule à Caen (2-1).
Deschamps a donc encore du travail, d’autant que la question de l’équilibre avant-arrière se double d’une problématique horizontale, le jeu marseillais ayant nettement penché à droite dimanche.
Valbuena, très actif et un temps bien secondé par Lucho, a en effet été beaucoup plus présent qu’André Ayew, son pendant à gauche, qui n’est pas dans son assiette en ce début de saison.
           (Source : AFP)
Avec son recrutement précoce, Didier Deschamps voulait éviter le faux départ de la saison dernière, quand il avait fallu courir après les points égarés en début d’exercice. Raté : l’OM, comme l’an dernier, compte trois points après trois journées. « Ce n’est pas ce qu’on avait prévu », a reconnu le technicien olympien.Mais il n’avait sans doute pas imaginé qu’il faudrait en passer par un atelier d’été « les fondamentaux de la défense », auquel le match de dimanche a terriblement ressemblé.Car avec huit buts encaissés depuis la reprise (en comptant le Trophée des champions), la priorité était bien de stopper l’hémorragie défensive et de ne plus prendre de but, enfin, ce qui selon Deschamps « n’était pas arrivé depuis une éternité » (en fait le 11 mai à Brest pour la 35e journée...
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