Le procureur de Téhéran a en outre indiqué que le cas de leur compagne Sarah Shourd, 32 ans, rentrée aux États-Unis après avoir été libérée sous caution en septembre 2010 pour raison de santé et jugée en son absence en même temps qu’eux, « demeure encore ouvert ».
Le procureur de Téhéran a par ailleurs précisé, lors d’une conférence de presse, que les deux condamnés avaient 20 jours pour faire appel. Un délai que compte bien utiliser l’avocat de deux condamnés. « Je vais faire de mon mieux pour user de tous les recours juridiques possibles pour obtenir l’annulation de la sentence », a déclaré l’avocat, Massoud Chafie.
Les trois Américains avaient été arrêtés le 31 juillet 2009 à la frontière irano-irakienne qu’ils ont affirmé avoir franchie par erreur après s’être égarés pendant une randonnée dans les montagnes du Kurdistan irakien.
Cette affaire empoisonne les relations, traditionnellement très délicates, entre la République islamique et les États-Unis. La secrétaire d’État américaine Hillary Clinton s’est dit hier « profondément déçue » par cette condamnation. « Nous continuons à réclamer leur libération immédiate et à travailler en vue de l’obtenir. Il est temps qu’ils reviennent à la maison et retrouvent leur famille », a-t-elle déclaré. « Je me joins au président (Barack) Obama et au peuple des États-Unis pour exprimer notre soutien inébranlable à Shane, Joshua, Sarah et leurs familles en ces temps difficiles », a encore affirmé la chef de la diplomatie américaine. Les familles des jeunes Américains ont demandé de leur côté aux autorités iraniennes de faire preuve de compassion.
Le porte-parole du ministère iranien des Affaires étrangères, Ramin Mehmanparast, a quant à lui indiqué dans un communiqué que « le verdict a été pris à l’issue d’un processus judiciaire juste et sur la base d’une justice indépendante ».
(Source : agences)

