La Seleçao engrange ainsi son cinquième titre dans cette catégorie (après 1983, 1985, 1993 et 2003), à une longueur de l’Argentine, pays voisin détenteur du record. Le Mexique, qui avait battu la France plus tôt (3-1), complète le podium de l’édition 2011.
Le Brésil prend aussi sa revanche sur l’édition 2009, quand il avait perdu la finale au Ghana aux tirs au but ; et sur le Portugal de la génération Figo, qui l’avait battu il y a 20 ans, également aux tirs au but.
Tout le monde attendait Henrique, le meilleur buteur du tournoi avec cinq réalisations (à égalité avec l’Espagnol Alvaro Vazquez et le Français Alexandre Lacazette). Il fut fantomatique pendant la finale, perdant même un duel avec le gardien (118e). Et c’est Oscar qui a fait basculer le match.
Le milieu de terrain, plutôt transparent dans le jeu, s’est montré décisif en diable. Il ouvre le score d’un coup franc légèrement dévié par un défenseur portugais (5e) puis égalise en reprenant un renvoi du gardien après un bon travail de Dudu (78e), avant de donner la victoire aux siens en prolongation d’un centre-tir venu d’ailleurs (111e).
Un triplé mi-involontaire, mi-chanceux. Mais un triplé quand même : pas mal pour un joueur qui n’avait pas encore marqué le moindre but dans le tournoi ! Et face au gardien portugais, Mika, qui n’avait pas encaissé le moindre but dans le tournoi jusqu’alors.
Le Brésil aura néanmoins souffert. Et les Portugais croyaient même tenir le bon bout lorsque Nelson Oliveira, toujours esseulé en pointe, leur donnait l’avantage en marquant d’une frappe dans un angle fermé, que le gardien brésilien Gabriel jugeait mal (59e).
Un avantage qui intervenait après une égalisation du tac-au-tac, avec un débordement du même Nelson Oliveira, servant parfaitement Alex (9e).
Démarrée tambour battant, la partie baissait d’intensité, mais selon le scénario prévu : un Brésil d’attaque, s’assurant la possession du ballon, face à un Portugal arc-bouté dans son camp. Un scénario pas non plus si tranché : les Sud-Américains manquaient de liant dans leurs offensives, et les Européens se permettaient quelques séquences intéressantes.
Si bien que le match demeurait indécis et les occasions nettes rares. Chaque équipe eut son face-à-face perdu avec le gardien adverse, celui de Henrique en toute fin de partie et celui de Caetano (97e). Avant qu’Oscar ne décide à lui seul du sort de cette finale.
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