Le président de la République, Michel Sleiman, a reçu hier à Baabda le député Michel Murr avec qui il a évoqué le projet de relance du dialogue national. Les deux hommes ont passé en revue les derniers développements sur la scène politique et les concertations menées avec les différents responsables pour reprendre le dialogue sur les questions d’actualité. Le chef de l’État a également reçu l’ancien ministre Wadih el-Khazen et le président du Conseil national d’audiovisuel, Abdel Hadi Mahfouz, qui a mis l’accent sur « le rôle joué par cette instance pour inciter les institutions médiatiques à baisser le ton du discours politique et maintenir ce dernier sous le seuil de la loi et des usages, afin de jeter les bases d’une accalmie, surtout à l’étape actuelle ». Le président et son épouse Wafa’ ont par ailleurs quitté Beyrouth, l’après-midi, à destination de Monaco, à bord d’un avion privé.
Le nouvel ambassadeur de Grande-Bretagne chez Mansour
Le nouvel ambassadeur de Grande-Bretagne, Tom Fletcher, a remis hier une copie de ses lettres de créance au ministre des Affaires étrangères, Adnane Mansour. M. Fletcher, qui succède à Frances Mary Guy, a été le principal conseiller du Premier ministre britannique entre 2007 et 2011 sur le dossier de l’Irlande du Nord. Il a également été en poste à Paris et au Kenya, et a œuvré en 1997-1998 sur le dossier du processus de paix régionale au Foreign Office.
Délégation des partis prosyriens à l’ambassade de Chine
Une délégation des partis dits « nationaux » (prosyriens) a été reçue hier par l’ambassadeur de Chine, Wu Zexian. L’entretien a porté sur la situation en Syrie. L’occasion pour la délégation d’insister sur le fait que ce qui se produit sur le territoire syrien « est le résultat d’agendas extérieurs qui se dissimulent derrière des revendications réformistes politiques et économiques, alors que l’objectif est en réalité de faire pression sur la Syrie pour qu’elle modifie sa position politique de soutien aux mouvements arabes de résistance contre Israël ». L’ambassadeur chinois a pour sa part indiqué que son pays soutient le dialogue interne entre les différentes composantes syriennes, un dialogue qui doit avoir lieu, selon lui, au sein des institutions de l’État et pas hors de ces dernières. « Les interventions étrangères en Syrie ne servent pas l’intérêt du peuple syrien mais les intérêts des pays qui s’ingèrent dans la région », a-t-il noté.

