Cinquante-quatre trains à grande vitesse de la ligne Pékin-Shanghai ont été rappelés pour « problèmes techniques ». Jason Lee/Reuters
Les émeutes ont éclaté après que des membres des forces de sécurité municipales eurent blessé une femme dont ils tentaient de saisir sa bicyclette mal garée, a précisé Chine nouvelle. Le mois dernier, dans cette même province, des faits similaires s’étaient déroulés après la mort d’un vendeur de rue. Selon des internautes, ce vendeur ambulant unijambiste, qui transportait ses articles en poussant une simple charrette à bras, a été battu à mort par ces mêmes forces de sécurité municipales, fréquemment accusées d’abus de pouvoir par la population.
Ces soulèvements évoquent plusieurs récentes manifestations violentes en Chine, notamment dans la province méridionale du Guangdong où des dizaines de millions d’ouvriers migrants font tourner les usines de « l’atelier du monde » chinois. À la mi-juin, des heurts ont opposé des centaines, voire des milliers de migrants à la police armée à Xintang, près de Canton, après une altercation entre un couple de vendeurs de rue originaire de la province du Sichuan et des policiers locaux.
Sur un autre plan, cinquante-quatre trains à grande vitesse de la ligne Pékin-Shanghai récemment inaugurée ont été rappelés pour « problèmes techniques », a annoncé hier leur constructeur, une compagnie étatique chinoise. Le rappel, qui va affecter environ un quart de la desserte, va permettre de « mener une révision pour assurer la qualité et la sûreté » des trains, explique le communiqué, qui a été approuvé par le ministère des Chemins de fer.
L’annonce faite par la China CNR Corp intervient après la décision du gouvernement chinois de suspendre tout nouveau projet de construction dans les chemins de fer, trois semaines après la collision meurtrière de deux TGV dans l’est du pays.
(Source : AFP)

