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Liban - L’Éclairage

Sleiman déterminé à revivifier l’entente par le dialogue

Les visiteurs du président Sleiman rapportent qu’il soutient qu’il est absolument résolu à réactiver le comité de dialogue national. Dont les travaux reprendraient à Baabda, en base d’un nouveau plan de table concernant le nombre des participants et leur identité politique. Il ne s’agirait donc plus, selon toute vraisemblance, du staff originel de quatorze personnalités.
La relance serait rapide : le chef de l’État aurait l’intention d’organiser la première rencontre avant même son départ, au cours de la seconde moitié du mois prochain, pour New York. Où il doit prononcer, devant l’Assemblée générale de l’ONU, le mot du Liban. Son sujet ? La promotion d’une diplomatie mondiale consensuelle. Vue comme instrument-clé pour contrer le terrorisme, les fondamentalistes fanatisés, et les extrémistes de tout crin.
Le président Sleiman doit également diriger l’une des séances du Conseil de sécurité. Instance suprême dont notre pays, représentant le monde arabe, est actuellement l’un des membres non permanents. De plus, le hasard fait que par rotation, le Liban préside le Conseil en septembre.
Toujours selon ses visiteurs, le président Sleiman déploie d’intenses efforts pour surmonter les obstacles qui entravent la reprise du dialogue. Il s’astreint à de multiples rencontres quotidiennes avec des cadres de l’opposition comme de la majorité.
Ce qui, entre parenthèses, constitue une certaine manière de faire dialoguer, sur le dialogue (!), ces deux camps qui ne se parlent plus.
Mais il y a un autre objectif sans doute encore plus pressant : l’opposition fait actuellement grise mine à la présidence, En lui reprochant, pour tout résumer, de faire le jeu du 8 Mars, Hezbollah en tête. En tournant le dos à son devoir constitutionnel, à son serment, de conciliateur neutre et impartial, voire d’arbitre.
Certes, quand ils y sont invités pour discuter de la reprise du dialogue, les cadres du 14 Mars ne manquent pas de se rendre auprès du chef de l’État. Mais sans plus. Il n’y a plus du tout, comme par un passé encore récent, de contacts réguliers, directs ou à travers des amis communs.

Critiques
Explicitant la déception du 14 Mars, un député souverainiste déclare : « Nous avions misé sur la sagesse du président Michel Sleiman. Sur sa ligne consensuelle, source de ce projet d’entente qu’il a défendu au départ. Ce qui était on ne peut plus normal, du moment qu’il avait été désigné pour ses qualités de trait d’union efficace. Il est vrai, poursuit le parlementaire, membre du bloc Liban d’abord, qu’une telle position est des plus difficiles à assumer, pour une figure publique, car elle est aux antipodes même de la démagogie. Est-ce que l’intéressé a fini par reculer devant les complications que le fait accompli lui a imposées ? Nous l’ignorons. Mais nous savons par contre qu’il lui faut corriger la trajectoire. Avant que de songer à rétablir le dialogue national. Car un tel processus ne peut être dirigé par un président qui a pris parti. »
Et de conclure : « Notre gageure a mal tourné. Nous devons aujourd’hui limiter les dégâts, et attendre les développements régionaux. Pour voir si leur impact sur la scène locale, forcément inévitable, va gommer les déséquilibres causés, dans les rapports de force, par le récent putsch prosyrien et pro-iranien. Un retour à la normale qui permettrait de reprendre, avec des chances de succès, le combat pour l’État de droit, souverain, régentant le règne de la loi sur tous, seul maître du territoire et des armes. »
Les majoritaires tiennent de leur côté un langage un peu paradoxal. Reconnaissants, ils indiquent d’abord qu’ils comptent sur le maintien de cet agrément du président Sleiman qui a permis à la nouvelle majorité de prendre corps. En arrachant les rênes des mains du 14 Mars.
Mais ils ajoutent, sans fausse honte, que M. Sleiman est en réalité hors jeu pour le moment. Qu’il n’a aucune prise sur la scène politique locale, qu’eux-mêmes n’abordent pas avec aucun enthousiasme le dialogue qu’il s’efforce de rétablir. Et que, somme toute, à partir même de sa représentation, fortement réduite qualitativement et quantitativement, au sein du nouveau cabinet, il a nettement perdu du poids politique. Enfonçant le clou, ces bons amis affirment que de l’influence, le président n’en avait déjà pas beaucoup dans le précédent cabinet Hariri dit d’union nationale, où il disposait pourtant de deux fois plus de ministres qu’aujourd’hui...
En réalité, le président se heurte à une hostilité à peine masquée du 8 Mars. On sait, à ce propos, que le général Michel Aoun ne cesse de le considérer comme un rival. Au niveau de la présidence sans doute, le chef du CPL y rêvant toujours. Mais également pour ce qui est des élections à Jbeil ou ailleurs. En contraste avec l’effacement attribué à la présidence, le général Aoun s’efforce de s’imposer. Sans trop tenir compte des positions de ses alliés et encore moins de l’opposition. Il se pose comme un élément incontournable de toute équation nationale, du moment qu’il dirige le plus grand bloc parlementaire chrétien, et, d’ailleurs, le plus important de la nouvelle majorité. Il dispose, de plus, d’un important panel de dix ministres. Et il souhaite dès lors être l’interlocuteur du partenaire musulman, en laissant le président Sleiman sur la touche.
Sa lutte s’articule actuellement sur le dossier de l’électricité. Étant donné que son gendre, et fils spirituel, Gebran Bassil est en charge du ministère de l’Énergie. Mais leur projet d’obtention de crédits dits de sauvetage vient d’être mis en échec, sévèrement, à la Chambre. Où, nouvelle majorité ou pas, les députés l’ont estimé trop léger, peu explicatif ou documenté, et discrétionnaire. Cette affaire électrocute, c’est le mot, la cohésion ministérielle. D’autant que, pas plus que les opposants, les autres majoritaires n’ont semblé apprécié l’appel incendiaire de Aoun à la rébellion publique. Lorsqu’il a invité les Libanais à prendre d’assaut le Parlement, à cause de l’électricité...
Les visiteurs du président Sleiman rapportent qu’il soutient qu’il est absolument résolu à réactiver le comité de dialogue national. Dont les travaux reprendraient à Baabda, en base d’un nouveau plan de table concernant le nombre des participants et leur identité politique. Il ne s’agirait donc plus, selon toute vraisemblance, du staff originel de quatorze personnalités.La relance serait rapide : le chef de l’État aurait l’intention d’organiser la première rencontre avant même son départ, au cours de la seconde moitié du mois prochain, pour New York. Où il doit prononcer, devant l’Assemblée générale de l’ONU, le mot du Liban. Son sujet ? La promotion d’une diplomatie mondiale consensuelle. Vue comme instrument-clé pour contrer le terrorisme, les fondamentalistes fanatisés, et les extrémistes de...
commentaires (1)

Une diplomatie mondiale consensuelle une nouvelle philosophie qui nous rappelle la Belle et la Bête ou pour échapper à une meute de loups,le maître des lieux fut jeter dans un cachot ,et Belle pour sauver son père accepta d’être retenue prisonnière à sa place. Ainsi restera notre dialogue national , le président Sleiman toujours prisonnier du chantage des armes mais personne prêt pour se sacrifier pour sauver le pays des armes illégales . Antoine Sabbagha

Sabbagha Antoine

05 h 28, le 12 août 2011

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Commentaires (1)

  • Une diplomatie mondiale consensuelle une nouvelle philosophie qui nous rappelle la Belle et la Bête ou pour échapper à une meute de loups,le maître des lieux fut jeter dans un cachot ,et Belle pour sauver son père accepta d’être retenue prisonnière à sa place. Ainsi restera notre dialogue national , le président Sleiman toujours prisonnier du chantage des armes mais personne prêt pour se sacrifier pour sauver le pays des armes illégales . Antoine Sabbagha

    Sabbagha Antoine

    05 h 28, le 12 août 2011

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