Toujours avec Citroën ? Et si non, avec VW ou en Endurance avec Peugeot ? Il va trancher, très vite.
Avec un 66e succès enregistré, Sebastien Loeb est devenu le plus grand rallyman de tous les temps. Mais s’il est des distinctions après lesquelles un pilote court, d’autres ne se sollicitent pas. Ainsi, sa deuxième victoire en Finlande a modifié à jamais son rapport avec le public local, aussi enthousiaste qu’exigeant pour avoir tout vu de la haute voltige par-dessus les bosses des environs de Jyväskylä, à plus de 200 km/h. Aux « 1 000 lacs », le septuple champion du monde a touché le cœur de milliers de fervents depuis toujours dévolus à la cause domestique, et il ne s’y attendait pas.
« J’ai dit à la foule que cette année, peut-être en raison de ma performance, j’avais senti que j’avais eu beaucoup de supporters (...) C’était différent de 2008, lorsque j’avais battu Mikko Hirvonen. J’avais senti que des gens étaient un peu en colère contre moi. »
Continuer en 2012 ? Décision « d’ici à une semaine ou deux »
Alors, le jeu en vaudra-t-il encore la chandelle l’an prochain ? En clair, sera-t-il encore là ? C’est toute la question ; d’une brûlante actualité. « Ils (Citroën) attendent, je vais donc décider d’ici à une semaine ou deux », annonce-t-il. « Je vais décider si je reste chez Citroën, si je reste en rallye mais avec d’autres, ou si je me retire pour faire autre chose. Une chose st sûre : je n’arrêterai pas de piloter », annonce-t-il.
Le choix le plus naturel est qu’il reste chez Citroën, a priori pour 8 millions d’euros. Pour quelles raisons ? L’envie de poursuivre l’épopée au sein d’une équipe qu’il aime profondément, et la perspective de retrouver en 2012 un WRC plus authentique : un Monte-Carlo avec la nuit du Turini et la fin de la corvée de balayage réservée au n° 1 mondial. Qu’est-ce qui pourrait le faire quitter Citroën, à 37
ans ? Un énorme contrat proposé par VW, où tout est à faire puisque la Polo du Mondial 2013 n’existe même pas. En faisant quoi en attendant ? Les 24 Heures du Mans avec Audi, autre marque du groupe VW ? C’est peu réaliste. Car Olivier Quesnel, directeur de Citröen en WRC et de Peugeot en Endurance, a aussi de quoi assouvir ses envies d’adrénaline. « Est-il trop tard pour Seb pour refaire Le Mans ? Sûrement pas ! » nous avait répondu en juin dernier le patron français, qui rêve de le garder dans le giron de PSA.


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