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Sport - Football - Ligue 1

Le Grand Paris est encore loin

Les 80 millions d’euros dépensés par les nouveaux actionnaires qataris n’ont pas encore permis au Paris Saint-Germain (PSG) de devenir une équipe à part entière et la défaite concédée d’entrée en championnat, face à Lorient (1-0), samedi au Parc des Princes, a révélé les carences d’une formation promise un peu hâtivement aux sommets.

Dans un Parc des Princes plein à craquer, le PSG et ses nouvelles stars à l’instar de Néné (photo) ont chuté lors du match d’ouverture de la saison 2011-2012 du championnat de France face à une équipe de Lorient au collectif bien rodé et nettement au-dessus des Parisiens sur le plan physique. Bertrand Guay/AFP

Des stars mais pas encore d’équipe
Pour son premier match de la saison, l’entraîneur parisien Antoine Kombouaré avait décidé d’aligner cinq de ses recrues au coup d’envoi (Sirigu, Bisevac, Matuidi, Ménez, Gameiro). Avec un onze de départ modifié de près de moitié par rapport à celui de la saison dernière, le PSG, renforcé tardivement à coup de millions d’euros, n’a jamais réussi à se comporter en une véritable équipe face à une formation lorientaise composée de sans-grade. Cruel avec les Parisiens au coup de sifflet final (« On empile des noms pour faire des favoris mais il y a d’autres valeurs comme le collectif. »), l’entraîneur breton Christian Gourcuff a réussi à stigmatiser le principal danger qui guette le PSG : l’absence de cohésion et d’automatismes. La semaine qui s’annonce ne risque pas d’améliorer la situation puisque Kombouaré sera privé d’une bonne partie de son effectif, mobilisée par les rencontres internationales. Un recrutement quatre étoiles a aussi ses écueils et le PSG en fait actuellement le dur apprentissage.

Une condition physique loin d’être au point
« La signature tardive des Qataris et du Brésilien Leonardo (directeur sportif, NDLR) ont fait qu’on a du retard dans la préparation. Beaucoup de joueurs sont en retard physiquement », a expliqué Antoine Kombouaré, samedi. Avec un mercato bouclé au dernier moment et la reprise différée de Gameiro, Hoarau et Sakho, en stage avec l’équipe de France jusqu’au 9 juin, le PSG manque de jus en ce début de saison. La question est de savoir quand l’équipe parviendra à donner sa pleine mesure sur le plan athlétique. La lente incorporation de Pastore, tout juste enrôlé et revenu de vacances, constitue un problème de plus à gérer. L’Argentin ne sera pas apte avant septembre et Paris va traîner comme un boulet durant plusieurs semaines son déficit physique. Les rêves de titre ou de Ligue des champions se seront alors peut-être déjà envolés.

Le pari osé de la jeunesse
Avec Gameiro, Ménez, Matuidi, tous âgés de 24 ans, Sakho, promu capitaine à 21 ans, et Pastore, espoir argentin de 22 ans, le PSG a décidé de miser sur des jeunes. Mais à voir la tension qui a paralysé les joueurs dans un Parc des Princes plein à craquer, cette politique a ses limites, surtout dans un club aussi exposé que Paris. Même un habitué de la maison comme Sakho, formé au PSG, a paru tétanisé par ses nouvelles responsabilités. Pas facile dans ces conditions pour les petits nouveaux de se lâcher complètement. Matuidi a semblé emprunté, craintif, et Ménez a récolté ses premiers sifflets, découvrant à ses dépens le manque d’indulgence du public du Parc des Princes. Joueur parmi d’autres à la Roma, Ménez est désormais exposé à Paris et va devoir gérer cette pression. « J’ai senti dès le début de match de la crispation, ils (les joueurs, NDLR) avaient la tête dans les chaussures », a avoué Kombouaré samedi.

Un entraîneur et des joueurs déjà en danger ?
Kombouaré a affiché une mine déconfite après la claque lorientaise. Le technicien, confirmé dans ses fonctions par les nouveaux actionnaires, ne pouvait pas prévoir pire scénario pour les débuts de l’ère qatarie et a peut-être déjà grillé son joker. Dès samedi à Rennes, il aura une obligation de résultat, une nouvelle défaite posant immanquablement la question de son avenir à la tête de l’équipe. La terne prestation de Hoarau est également de mauvais augure, l’attaquant risquant d’être le premier à faire les frais de la signature de Pastore. Mais Matuidi doit aussi se ressaisir, Mohammad Sissoko, pour le moment à court de forme, étant un rival plus que sérieux à son poste de milieu défensif.
Des stars mais pas encore d’équipePour son premier match de la saison, l’entraîneur parisien Antoine Kombouaré avait décidé d’aligner cinq de ses recrues au coup d’envoi (Sirigu, Bisevac, Matuidi, Ménez, Gameiro). Avec un onze de départ modifié de près de moitié par rapport à celui de la saison dernière, le PSG, renforcé tardivement à coup de millions d’euros, n’a jamais réussi à se comporter en une véritable équipe face à une formation lorientaise composée de sans-grade. Cruel avec les Parisiens au coup de sifflet final (« On empile des noms pour faire des favoris mais il y a d’autres valeurs comme le collectif. »), l’entraîneur breton Christian Gourcuff a réussi à stigmatiser le principal danger qui guette le PSG : l’absence de cohésion et d’automatismes. La semaine qui s’annonce ne...
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