Bahreïn
Intervention contre un centre médical « illégal » de MSF
Les autorités bahreïnies ont annoncé hier avoir mené la semaine dernière une intervention policière dans un centre médical de l’organisation humanitaire Médecins sans frontières (MSF) fonctionnant, selon elles, « sans autorisation ». Un bénévole, Saïd Mahdi, a été arrêté et accusé d’avoir « fourni des services de santé sans permis et présenté de faux renseignements à la police et au parquet ». M. Mahdi a appelé les services d’urgence après que le centre n’eut pas été en mesure d’apporter les soins nécessaires à un patient grièvement blessé, et il s’est présenté dans un premier temps comme un témoin d’un incident pour dissimuler les soins apportés par un centre illégal, selon le ministère de la Santé. Mais MSF souligne que son volontaire n’a fait qu’appeler une ambulance pour le transporter dans un hôpital public.
Deux militantes emprisonnées en
grève de la faim
Deux militantes bahreïnies, détenues pour leur implication dans les manifestations de février-mars, sont en grève de la faim pour réclamer leur libération, a annoncé Amnesty International (AI). Roula el-Saffar, présidente d’une association d’infirmières, et Jalila el-Salman, vice-présidente de l’association des enseignants de Bahreïn, auraient été torturées dans leur détention, ajoute l’organisation de défense des droits de l’homme. Bahreïn a connu de la mi-février à la mi-mars des manifestations sans précédent pour des réformes politiques, essentiellement animées par les chiites, majoritaires dans la population.
Koweït
Libération de 9 Irakiens emprisonnés pour avoir tenté de tuer Bush
Les autorités koweïtiennes ont libéré neuf Irakiens qui purgeaient des peines de prison pour une tentative d’assassinat à l’aide d’une voiture piégée de l’ancien président américain George Bush lors d’une visite au Koweït en 1993, a rapporté hier le quotidien al-Anba’. Cette information n’a pas été confirmée de source officielle et aucune explication n’a été donnée. George Bush, dont le pays avait conduit en janvier 1991 une coalition internationale pour libérer le Koweït après sept mois d’occupation irakienne, avait visité l’émirat en avril 1993 pour célébrer la victoire de la coalition.
Yémen
Deux civils tués dans
des heurts avec la police au Hadramout
Deux civils ont été tués et trois autres blessés dans des heurts nocturnes avec les forces de sécurité à Chahr, un village du Hadramout, dans le sud-est du Yémen, ont indiqué hier des témoins et des sources médicales. Des centaines d’habitants étaient sortis mercredi soir dans les rues de Chahr pour manifester contre la mort, la semaine dernière, d’un jeune du village, tué par un policier, ont rapporté des témoins. La situation est tendue dans le sud et le sud-est du Yémen où les actes de violence se sont multipliés sur fond d’affaiblissement de l’autorité du gouvernement, érodée par six mois de contestation populaire.
Égypte
Le procès de Habib
el-Adly ajourné au 14 août
Le procès pour meurtres de l’ancien ministre égyptien de l’Intérieur, Habib el-Adly, et de six anciens responsables de ses services a été ajourné au 14 août pour donner aux avocats le temps d’examiner les pièces du dossier. Habib el-Adly est jugé en même temps que M. Moubarak, qui a fait sa première apparition mercredi au tribunal, allongé sur une civière, au côté de ses fils Alaa et Gamal, qui comparaissent pour corruption. L’ancien chef de la sécurité, déjà condamné à 12 ans de prison pour corruption, est accusé d’avoir donné l’ordre à la police de tirer sur les manifestants pendant la révolte de janvier-février qui a provoqué la chute du président Hosni Moubarak.
États-Unis
Obama célèbre ses 50 ans
Le président américain Barack Obama a célébré hier ses 50 ans, un anniversaire qui s’inscrit dans une période politiquement délicate pour lui après sa bataille avec les républicains sur le relèvement du plafond de la dette et avec en ligne de mire sa réélection en 2012. Mercredi soir, ses partisans ont chanté « Happy Birthday » au président qui participait à Chicago à plusieurs événements de levée de fonds pour financer sa campagne, loin des batailles rangées du Congrès. Aucun événement officiel n’était inscrit hier à l’agenda du président américain.
« La guerre des codes » a remplacé la guerre froide, selon un ancien de la CIA
Un spécialiste américain de la lutte contre le terrorisme, l’ancien agent de la CIA Cofer Black, a mis en garde mercredi contre une « guerre des codes » informatiques qui a succédé à la guerre froide avec des conséquences potentiellement dévastatrices. Selon lui, la gigantesque et audacieuse opération de cyberespionnage révélée mercredi par la société de sécurité informatique McAfee, qui a visé plus de 70 organisations et gouvernements, dont l’ONU et des groupes américains de défense, n’est qu’un signe annonciateur de ce qui se prépare. Pour M. Black, il est impératif d’identifier qui se trouve derrière ce type d’attaques, alors que les États-Unis et d’autres pays envisagent des représailles militaires pour ce genre d’attaques virtuelles.
France
La justice va ouvrir une enquête sur Christine Lagarde
La nouvelle directrice générale du Fonds monétaire international (FMI) Christine Lagarde va faire l’objet d’une enquête de la justice française pour « complicité de faux et de détournement de biens publics », sans impact immédiat sur son mandat, mais qui entache son prestige. La qualification de l’enquête, révélée hier et qui sera formellement ouverte dans les prochains jours, est plus grave que le motif « d’abus d’autorité » qui était attendu après les premières conclusions du parquet. Trois magistrats de la Cour de justice de la République (CJR), seule instance habilitée en France à juger des ministres pour des faits commis dans l’exercice de leurs fonctions, vont mener des investigations sur le rôle de Christine Lagarde dans une affaire juridico-financière liée au sulfureux homme d’affaires Bernard Tapie. Elle occupait alors le poste de ministre des Finances.
Lampedusa
Une centaine de migrants libyens morts au cours d’une traversée
Une centaine de migrants voyageant à bord d’une embarcation partie vendredi de Libye et arrivée hier sur l’île de Lampedusa sont morts au cours de la traversée et leurs corps ont été jetés à la mer, a raconté une rescapée marocaine citée par l’agence ANSA. « Nous étions 300, mais une centaine, surtout des femmes, n’ont pas survécu, et les hommes ont été obligés de jeter leurs corps à la mer », a raconté cette femme, dont l’identité n’a pas été révélée. Le commandant de la capitainerie de Lampedusa, Antonio Morana, a toutefois affirmé que « les vedettes des secours avaient vu flotter en mer dans la zone des opérations des vêtements, peut-être même des cadavres ». Il n’était pas possible de lancer des recherches dans l’immédiat en raison de l’obscurité, a-t-il ajouté.


Israël Katz assure que l’armée israélienne « conservera sa liberté d’action militaire » au Liban malgré la nouvelle trêve