Au milieu de l’affairement médiatisé d’un gouvernement soucieux des doléances de plus en plus pressantes des citoyens, de la délimitation des frontières et des ajustements budgétaires « tournant la page des gouvernements Siniora et Hariri » selon le quotidien al-Akhbar, une information a filtré hier, entre les lignes des quotidiens as-Safir et al-Joumhouriya, comme un bémol dissonant dans une composition mesurée. Une information confirmée par la suite par des sources ministérielles.
Avant de s’attaquer à l’ordre du jour du Conseil, un ministre s’est pris aux médias locaux qui traitent de la crise syrienne de manière « provocatrice, susceptible de troubler les relations avec un pays frère ». Avec lui, certains ministres se seraient indignés de « l’anarchie des pratiques médiatiques », que le Conseil national de l’audiovisuel se doit de « dompter » à la lumière des lois en vigueur, à savoir la loi sur les médias audiovisuels.
L’identité du ministre précurseur du débat oscille entre le ministre d’État Nicolas Fattouche, cité par les deux quotidiens et par une source ministérielle, et son homologue Ali Kanso (PSNS), évoqué par d’autres sources proches du gouvernement.
« La liberté est sacrée »
Quoi qu’il en soit, c’est un débat sur la liberté qui aura été déclenché, une liberté qui, selon un constitutionnaliste de renom, ne saurait être « responsable ». En effet, la responsabilité est une « composante » de la liberté, un élément intrinsèque à son exercice, mais qui ne peut se muer en une apposition qui viendrait la qualifier. « Une liberté responsable n’est pas une liberté, c’est une expression antinomique de la liberté », qui dissimulerait une volonté de réprimer, selon le même constitutionnaliste. Cette nuance ayant trait à la philosophie du droit ne semble pas trouver d’échos au niveau des réactions officielles, invoquant de prime abord cette « liberté de la presse, sacrée et garantie par la Constitution », selon les propos du Premier ministre Nagib Mikati à l’issue de son aparté hier avec le président du Parlement Nabih Berry. Néanmoins, lors du Conseil de mardi, M. Mikati aurait préféré mettre plutôt l’accent sur les positions de certaines parties politiques contre le régime de Damas, qui « ne sont d’aucune utilité pour le Liban », selon al-Joumhouriya. En somme, un centrisme qui s’habille de diplomatie quand il s’agit d’un État frère.
Une diplomatie atténuée par ailleurs chez le chef du PSP, Walid Joumblatt, qui a choisi hier d’établir un parallélisme entre « les libertés médiatiques et les libertés publiques et politiques, toutes deux d’importance égale », et c’est ce que devraient garder en tête « certaines personnalités ministérielles ». Le leader druze a rappelé, dans une nette allusion à la violence pratiquée contre des manifestants antirégime syrien à Hamra le jour même de la tenue du Conseil, que « la transformation des rues de Beyrouth en îlots sécuritaires ne sert à personne, la capitale étant présumée être pour tous les Libanais (...) à l’instar du respect dû aux médias dans l’exercice de leur mission ». Cette prise de position aurait été relayée par le ministre des Travaux publics Ghazi Aridi qui a affirmé avoir répondu aux propos du ministre concerné, rappelant fermement que « nous n’acceptons aucunement une telle atteinte à la presse, la responsabilité de l’exercice médiatique ne relevant pas du pouvoir politique ». D’ailleurs, pour l’ancien ministre de l’Information, le CNA « dispose de la structure et du statut l’habilitant à agir quand il le juge convenable, sans que le gouvernement ne l’en charge ».
« La liberté est réglementée par la loi et la liberté responsable est celle qui s’inscrit dans ce cadre », a confié pour sa part le ministre d’État pour le Développement administratif, Mohammad Fneich, à L’OLJ, sans vouloir commenter « ni positivement ni négativement » les positions exprimées par son collègue en Conseil des ministres. Il a tenu cependant à préciser que « l’approche des événements en Syrie par les médias n’est pas interdite, tant qu’elle s’inscrit dans le professionnalisme et l’objectivité régis par la loi ». Le ministre du Hezbollah a insisté sur la primauté de la loi dans « un pays de libertés », seule la loi pouvant évaluer « la nuisance que porte l’exercice de la liberté à l’égard du pays ou de ses relations avec un pays frère ».
Daouk : « Jamais... »
Alléguant de son côté un « devoir de vérité et de responsabilité qui incombe à la presse », le député du Courant patriotique libre Alain Aoun a tenu à assurer qu’il ne s’agit pas là d’une « responsabilité dans le sens dirigiste, mais d’une appréciation éthique de ce que la presse a à dire ». Une sorte d’autocensure qui ne manque pas de troubler le corps médiatique, comme l’ont exprimé hier les associations des médias audiovisuels libanais à l’issue de la rencontre. Leur déclaration a insisté sur « l’atmosphère de liberté de presse qui caractérise le Liban, pays des libertés », refusant toute forme de « censure préalable sur les matières publiées ou les programmes diffusés, et toute autre procédure incompatible avec les lois et les développements technologiques ». Le ministre de l’Information, Walid Daouk, a réitéré à cette occasion ses garanties que « jamais ne seront réprimées les libertés au Liban ». Démentant les informations parues sur les recommandations qui lui ont été faites par le Conseil des ministres pour émettre une circulaire visant à limiter l’exercice de la presse au niveau notamment des sujets traités, M. Daouk a martelé que « la liberté est sacro-sainte » et que l’opinion ayant filtré du ministre « n’a reçu aucun écho au sein du gouvernement, même si nous l’avons écoutée, puisqu’il y va de sa liberté d’expression ».
Si les parties politiques se prévalent de la longue tradition libanaise qui aspire à la liberté, et lutte pour en préserver l’exercice, aussi difficile soit-il, la réalité reste que les garants de la liberté sont d’abord ceux qui en bénéficient. Pour le constitutionnaliste cité, « la survie de la liberté dépend des journalistes, s’ils choisissent de ne pas baisser la tête ».


Une délégation FL en tournée à Hasbaya et Marjeyoun en soutien aux habitants du Sud
Elles ne leur suffisent pas à ces "Simples et Moyens Malsains non-Malins" toutes ces "Feuilles de Choux" à leur dévotion qui ne sont qu’une parfaite nomenclature des arguments "pros-Assadiques", et qu’à ce titre nous recommandons chaudement la lecture aux "innombrables Pros" qui peuplent leur république de "Ce Noir-Divin-Fakih" ! Tout au plus pouvons-nous exiger de leur part un usage modeste de la réciprocité, c'est-à-dire que "ces Assadiots-Baassdiots Simples, Moyens, Malsains et non-Malins", en "chemises brunes et noires chiffonnées, enturbannos-ensoutanés ou pas, avec ou sans cravates" Cessent de développer à l'endroit des "Non-Assadiots", c'est-à-dire la Majorité des Libanais Normaux qui sont restés eux manifestement et définitivement Sains, un Zèle Prosélyte qui devient assez pesant ; "Baassyrien, Assadique, Baassdiot" et définitivement "Malsain" ! Mais bon, "le plus beau pour le Crapaud restera toujours son Chef-Crapaud !" Mais qu’on se rassure car : "Ils devront très bientôt nettoyer tout le Fond et tout le Pourtour de la Fange ; bien la laver et bien la récurer !" Et, malgré Eux et leur Mauvais Œil : Beyrouth-Damas toute Liberté ! Liban-Syrie toute Vérité ! "C’est ICI qu’est la Rose ; C’est ICI qu’il faut Danser." ! ! !
05 h 20, le 04 août 2011