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Moyen Orient et Monde - Révolte

Les Nations unies condamnent l’usage de la force en Syrie

Le Liban s’abstient, Hama bombardée, les USA durcissent le ton.
Le Conseil de sécurité des Nations unies a adopté hier une déclaration condamnant l’usage de la force contre les civils par les autorités syriennes. C’est l’initiative la plus forte des Nations unies depuis le début du soulèvement contre le président syrien Bachar el-Assad, il y a cinq mois, et c’est la première fois que le Conseil de sécurité se prononce sur la Syrie. Toutefois, le Liban, membre non permanent du Conseil de sécurité, s’est dissocié de la déclaration pour ne pas bloquer son adoption par les 14 autres membres. Un diplomate libanais à l’ONU a indiqué que la déclaration « n’aiderait pas » à mettre fin à la crise.
La déclaration lue par le président indien du Conseil de sécurité de l’ONU condamne « les violations généralisées des droits de l’homme et l’usage de la force contre les civils par les autorités syriennes ». Elle appelle aussi à « la fin immédiate de toutes les violences » et presse « toutes les parties de faire preuve de la plus grande retenue et d’éviter les représailles, y compris les attaques contre les institutions de l’État ». Cette dernière phrase a permis de surmonter les réticences de la Russie et d’autres pays qui souhaitaient l’adoption d’une déclaration « équilibrée » qui fait porter sur les deux camps la responsabilité des violences. « Le Conseil de sécurité appelle les autorités syriennes à respecter pleinement les droits de l’homme et à se conformer à leurs obligations internationales », ajoute la déclaration, qui appelle le régime de Bachar el-Assad à « coopérer » avec le haut-commissaire de l’ONU aux Droits de l’homme. Le texte ne comprend aucune référence à une enquête du Conseil des droits de l’homme de l’ONU sur la répression menée depuis mars, comme l’avaient demandé la Grande-Bretagne, la France, l’Allemagne et le Portugal. Il demande en revanche que les responsables de la répression, qui aurait déjà fait 1 600 morts, « rendent des comptes ».
La déclaration, qui a fait l’objet de trois jours d’intenses négociations, a été adoptée faute d’accord sur une « résolution », qui aurait été légalement contraignante, mais risquait de se heurter à un veto de la Russie ou de la Chine. Les déclarations du Conseil de sécurité ne sont pas soumises au vote, mais elles doivent théoriquement être adoptées à l’unanimité des quinze membres. Un pays peut toutefois « s’abstenir », comme l’a fait le Liban – un cas rare, mais qui s’est déjà présenté dans le passé.
Dans une déclaration de son chef de la diplomatie, Alain Juppé, la France a aussitôt salué « un tournant dans l’attitude de la communauté internationale ». La Maison-Blanche, elle, a durci le ton contre M. Assad. « La Syrie serait un meilleur endroit sans le président Assad. Les États-Unis n’ont rien à attendre d’un maintien au pouvoir de M. Assad. Nous ne voulons pas le voir rester en Syrie pour des questions de stabilité. Nous le considérons au contraire comme une source d’instabilité. Il n’est pas indispensable », a déclaré son porte-parole, Jay Carney. Les États-Unis étudient les moyens d’augmenter la pression sur le régime Assad, a-t-il ajouté.
Le bain de sang à Hama, qui aurait fait une centaine de morts depuis dimanche, semble avoir débloqué la situation à l’ONU, selon des diplomates. Hier, la ville a été une nouvelle fois bombardée par des chars de l’armée qui occupent désormais une place où se rassemblent les opposants. Les bombardements se sont concentrés sur le quatier al-Hader, théâtre d’un massacre en 1982 lors de la répression d’un soulèvement islamiste sur ordre de Hafez el-Assad, père de l’actuel président. « Toutes les communications ont été coupées. Le régime profite de l’intérêt des médias pour le procès (du président égyptien) Hosni Moubarak pour terminer son travail à Hama », a témoigné un habitant. Selon lui, des chars et des bataillons de l’armée syrienne ainsi que des forces spéciales ont pris le contrôle de la place Oronte avec l’aide des milices « chabbiha ». Les chabbiha tirent à vue sur les habitants et des tireurs d’élite dominent la place Oronte, a dit une pharmacienne syrienne sur la base des témoignages de sa famille, encore sur place. Les opposants syriens des Comités de coordination locale affirment que les autorités tentent d’empêcher les habitants de faire connaître à l’extérieur l’ampleur de la répression. Le groupe ne peut plus contacter ses membres à Hama car tous les moyens de communication ont été complètement coupés. « Il y a un grand mouvement de réfugiés qui tentent de fuir la ville », dit-il.
Selon des sites Internet de l’opposition, des manifestations massives avaient lieu hier soir dans plusieurs villes et régions de Syrie, dont notamment Alep, Homs, Houran, Mesreba, Deir ez-Zor, Lattaquieh et Deraa. À Lattaquieh, les forces de sécurité sont déployées en force, et à Deraa, des tirs nourris sont entendus.
En outre, une Canadienne d’origine syrienne a déclaré hier à la radio publique CBC avoir reçu des menaces après avoir diffusé sur Internet des vidéos et des informations sur la répression en Syrie. De telles menaces ont été adressées aussi à d’autres membres de la communauté syrienne pour les mêmes raisons, a déclaré la jeune femme dont l’identité n’a pas été rendue publique pour des raisons de sécurité. Elle et d’autres Syro-Canadiens craignent aussi que leurs proches en Syrie ne soient persécutés en représailles.
(Source : agences
et rédaction)
Le Conseil de sécurité des Nations unies a adopté hier une déclaration condamnant l’usage de la force contre les civils par les autorités syriennes. C’est l’initiative la plus forte des Nations unies depuis le début du soulèvement contre le président syrien Bachar el-Assad, il y a cinq mois, et c’est la première fois que le Conseil de sécurité se prononce sur la Syrie. Toutefois, le Liban, membre non permanent du Conseil de sécurité, s’est dissocié de la déclaration pour ne pas bloquer son adoption par les 14 autres membres. Un diplomate libanais à l’ONU a indiqué que la déclaration « n’aiderait pas » à mettre fin à la crise.La déclaration lue par le président indien du Conseil de sécurité de l’ONU condamne « les violations généralisées des droits de l’homme et l’usage de la force...
commentaires (1)

Obama dit 'La Syrie serait un meilleur endroit sans le président Assad" et je dis "Les États-Unis serait un meilleur endroit sans Obama!..."

Leila Nazem

06 h 44, le 04 août 2011

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Commentaires (1)

  • Obama dit 'La Syrie serait un meilleur endroit sans le président Assad" et je dis "Les États-Unis serait un meilleur endroit sans Obama!..."

    Leila Nazem

    06 h 44, le 04 août 2011

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