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Moyen Orient et Monde - Libye

Pour Moscou, la situation est « dans l’impasse »

« Actuellement, la situation en Libye est dans l’impasse, et il n’y a pas de solution militaire. Il faut revenir à la recherche d’un dénouement politique et diplomatique », a déclaré hier Sergueï Verchinine, chef du département Moyen-Orient et Afrique du Nord au ministère russe des Affaires étrangères. La Russie a également appelé au départ du dirigeant libyen, tout en dénonçant l’opération militaire étrangère. Moscou a tenté de jouer un rôle de médiateur dans ce conflit, joignant ses efforts à ceux du président sud-africain Jacob Zuma, mais cette initiative n’a rien donné. La Russie s’était abstenue avec la Chine lors du vote au Conseil de sécurité de la résolution 1973 qui a permis l’intervention internationale en mars.
Sur le terrain, de violents combats étaient en cours hier entre rebelles et forces pro-Kadhafi pour le contrôle de la localité stratégique de Zliten, à l’est de Tripoli, a affirmé un porte-parole militaire de la rébellion. Selon le « comité des médias » dans la ville rebelle de Misrata (située à 70 km à l’est de Zliten), huit rebelles ont été tués dans ces combats qui se poursuivaient toujours en début de soirée. « Nous avons tué et capturé de nombreux mercenaires tchadiens », porteurs de papiers d’identité de ce pays, a-t-il ajouté.
Beaucoup plus à l’est, des combats se déroulaient également sur la ligne de front de Brega (220 km au sud-ouest de Benghazi), où une quarantaine de rebelles ont pu pénétrer dans la zone résidentielle de ce site pétrolier. À Misrata, le « comité des médias » a par ailleurs fait état de tirs de roquettes dans la nuit de dimanche à lundi sur cette ville portuaire, longtemps assiégée par les forces pro-Kadhafi.
Les partisans de Mouammar Kadhafi ont juré de leur côté poursuivre le combat contre l’insurrection, avec ou sans les bombardements de l’OTAN, réduisant la marge de manœuvre pour une solution diplomatique. « Personne ne devrait croire qu’après tous les sacrifices que nous avons faits et le martyre de nos fils, frères et amis, nous arrêterons de combattre. Oubliez ça », a déclaré l’un des fils de Kadhafi, Seïf al-Islam, qui s’exprimait devant des familles qui ont fui le fief des rebelles de Benghazi, dans l’Est.
(Source : agences)
« Actuellement, la situation en Libye est dans l’impasse, et il n’y a pas de solution militaire. Il faut revenir à la recherche d’un dénouement politique et diplomatique », a déclaré hier Sergueï Verchinine, chef du département Moyen-Orient et Afrique du Nord au ministère russe des Affaires étrangères. La Russie a également appelé au départ du dirigeant libyen, tout en dénonçant l’opération militaire étrangère. Moscou a tenté de jouer un rôle de médiateur dans ce conflit, joignant ses efforts à ceux du président sud-africain Jacob Zuma, mais cette initiative n’a rien donné. La Russie s’était abstenue avec la Chine lors du vote au Conseil de sécurité de la résolution 1973 qui a permis l’intervention internationale en mars.Sur le terrain, de violents combats étaient en cours hier entre rebelles...
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