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Moyen Orient et Monde - Révolte

Le Conseil de sécurité toujours divisé sur la Syrie

Clinton rencontre des opposants à Washington ; pour Ban Ki-moon, Assad a « perdu toute humanité ».
Le Conseil de sécurité de l’ONU tenait hier de nouvelles discussions sur la Syrie, mais l’adoption d’une résolution condamnant la répression restait peu probable étant donné les divisions persistantes entre membres du Conseil, ont indiqué des diplomates. Les puissances européennes ont distribué un nouveau projet de résolution sur la Syrie, mais des diplomates indiens et russes ont indiqué qu’il n’était guère différent d’un texte précédent rejeté il y a deux mois. « Ce n’est pas nouveau », a déclaré l’ambassadeur russe, Vitaly Churkin. « Le texte qui était sur la table n’a pas été modifié, si ce n’est quelques mises à jour techniques », a renchéri l’ambassadeur indien Hardeen Singh Puri. Damas avait pressé l’Inde, qui vient de prendre la présidence tournante du Conseil de sécurité, de l’aider à éviter une condamnation concernant la répression de l’opposition, demandant à New Delhi de ne pas donner crédit à « la propagande » occidentale.
La Russie et la Chine, deux des cinq membres permanents du Conseil de sécurité, ont menacé de bloquer le passage d’une résolution, tandis que le Brésil, l’Inde, l’Afrique du Sud et le Liban ont fait savoir qu’ils étaient contre une résolution ou une déclaration. Une réunion de consultations d’urgence sur la répression syrienne contre l’opposition s’était déjà tenue la veille, sans déboucher sur aucun résultat concret.
Le secrétaire général de l’ONU Ban Ki-moon, évoquant les violences du week-end, est monté aux créneaux hier estimant que le président Bachar el-Assad avait « perdu toute humanité ». « Depuis le début de la crise, j’ai fait plusieurs déclarations, j’ai parlé au président Assad à plusieurs reprises et j’ai exprimé le souhait qu’il réponde sincèrement à ces problèmes de manière pacifique », a déclaré M. Ban. Les violences du week-end sont « totalement inacceptables », a-t-il ajouté. Le président Assad « doit être conscient qu’il est responsable devant la loi internationale ».
Dans le même temps, des opposants syriens ont rencontré pour la première fois la secrétaire d’État Hillary Clinton à Washington. Radwan Ziadeh, fondateur du Centre de Damas d’étude des droits de l’homme, a indiqué que lui-même et d’autres opposants avaient expliqué à Mme Clinton qu’ils souhaitaient que Barack Obama « demande au président Bachar el-Assad de se retirer immédiatement ». Parmi les autres demandes, M. Ziadeh a ajouté : « Nous avons également besoin que les États-Unis obtiennent du Conseil de sécurité de l’ONU de nouvelles sanctions et que les crimes contre l’humanité commis en Syrie soient jugés par un tribunal pénal international. »
Plus tôt dans la journée, le plus haut gradé américain, l’amiral Mike Mullen, avait appelé à un arrêt « immédiat » de la violence. L’amiral a indiqué que les États-Unis allaient maintenir une forte pression diplomatique sur le régime syrien, mais ne prévoyaient pas d’intervention militaire. Même son de cloche du côté français.
Par ailleurs, l’Italie a rappelé son ambassadeur à Damas pour consultations, « face à l’horrible répression contre la population civile », a annoncé le ministère italien des Affaires étrangères. « L’Italie a également proposé le rappel des ambassadeurs de tous les pays de l’Union européenne à Damas », a ajouté le communiqué. Après l’annonce italienne, l’UE a toutefois indiqué qu’elle n’envisageait pas de rappeler son ambassadeur en poste à Damas. Il n’y a pas de décision « généralisée » des pays de l’UE, a affirmé le porte-parole du chef de la diplomatie européenne, Catherine Ashton.
Bruxelles a cependant ajouté hier le ministre syrien de la Défense, Ali Habib, à la liste des membres du régime soumis à un gel des avoirs financiers et à une interdiction de voyage. Les noms de quatre autres responsables des services de sécurité ont également été inscrits sur la liste publiée au Journal officiel de l’UE, dont celui du chef des services de renseignements dans la ville de Hama.

(Source : agences)
Le Conseil de sécurité de l’ONU tenait hier de nouvelles discussions sur la Syrie, mais l’adoption d’une résolution condamnant la répression restait peu probable étant donné les divisions persistantes entre membres du Conseil, ont indiqué des diplomates. Les puissances européennes ont distribué un nouveau projet de résolution sur la Syrie, mais des diplomates indiens et russes ont indiqué qu’il n’était guère différent d’un texte précédent rejeté il y a deux mois. « Ce n’est pas nouveau », a déclaré l’ambassadeur russe, Vitaly Churkin. « Le texte qui était sur la table n’a pas été modifié, si ce n’est quelques mises à jour techniques », a renchéri l’ambassadeur indien Hardeen Singh Puri. Damas avait pressé l’Inde, qui vient de prendre la présidence tournante du Conseil de...
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