Autre bonne nouvelle, les trois hommes n’ont pas eu besoin de l’aide du destin pour parvenir à un tel résultat. Sebastian Vettel n’a pas fini 4e parce que ses mécaniciens, aux stands, ont failli lors d’un changement de roues, comme en Grande-Bretagne. Ni pour des circonstances de course défavorables. L’Allemand s’est simplement incliné parce qu’il est parti à la faute. Et que sa voiture ne lui permettait pas de faire mieux. « On a été clairement supérieur à Red Bull, ce qui est un fait important, vu où on en était au début du championnat », s’est félicité Alonso. « Nous sommes de retour dans la bataille », s’est écrié Hamilton. Les deux pilotes Red Bull, honnêtes, ont encaissé. « Nous n’étions pas assez rapides. Ils (Hamilton et Alonso) disposaient d’une petite marge », a observé Mark Webber. « Il faut savoir reconnaître quand les autres sont meilleurs », a de son côté remarqué Sebastian Vettel.
Cadeau d’anniversaire
Ferrari et McLaren ont-ils dès lors pris l’ascendant ? Le directeur de Red Bull, Christian Horner, nie : « Nous avons été compétitifs sur des pistes très différentes. Nous avons ravi la pole position à chaque fois cette année. Nous sommes montés sur le podium à toutes les courses. C’est donc loin d’être un désastre. »
Le GP d’Allemagne « est un rappel du fait qu’on ne peut pas lever le pied. Mais aucun membre de l’équipe ne le lève en ce moment. Tout le monde pousse au maximum », a-t-il assuré. Reste que, pour la première fois de la saison, Vettel a perdu des points sur ses poursuivants, même s’il devance encore Webber, Hamilton et Alonso de respectivement 77, 82 et 86 longueurs.
Au Hungaroring, l’Allemand devra donc faire mieux pour se rassurer, quand ses adversaires voudront à nouveau distancer le champion en titre afin de le faire douter. La moindre statistique est utilisée pour mettre ce dernier sous pression.
Le circuit hongrois, très lent, a les mêmes caractéristiques que Monaco. « J’espère qu’il se passera la même chose ce week-end » qu’en principauté, où Vettel, plus lent, ne s’était imposé que grâce à une prise de risque maximale, s’est souvenu Jenson Button (McLaren), qui fêtera son 200e GP de formule 1 en Hongrie. « McLaren a gagné à neuf reprises sur ce circuit, plus que n’importe quelle autre équipe. Nous espérons enrichir ce compte », a observé Martin Whitmarsh, son directeur d’équipe, rappelant que le moteur Mercedes utilisé disputera sa 100e course, à l’instar de l’Allemand Nico Rosberg (Mercedes GP).
Fernando Alonso n’est pas en reste. « Comme l’an passé, je fêterai mon anniversaire en piste » au Hungaroring, où « j’ai conquis ma première victoire en 2003 », a-t-il lancé. Qui sait, quelqu’un me fera peut-être une surprise... ».
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