À l’instar des Bourses asiatiques qui ont terminé en baisse, la plupart des places européennes ont clôturé dans le rouge.
« Les investisseurs s’inquiètent de la mise en place des annonces de la semaine dernière sur la Grèce », a commenté Franklin Pichard, directeur de Barclays Bourse. L’accord conclu jeudi dernier au sommet de la zone euro comporte en effet de nombreuses zones d’ombre.
Plusieurs options seront ainsi proposées aux créanciers privés (banques, fonds de pension...). Ils pourront échanger leurs titres de dette contre des obligations de plus longue durée, accepter une décote sur la valeur faciale des obligations ou s’engager à racheter les nouvelles émissions de titres grecs.
« Tant qu’on ne saura pas qui choisit quoi, un grand flou perdurera. On ne sait pas non plus s’il y aura volontariat ou volontariat forcé de ces mêmes créanciers privés », a déploré M. Pichard.
Sur les marchés obligataires, les taux des pays fragiles de la zone euro sont remontés, illustrant les doutes qui subsistent sur l’efficacité des mesures prises par les dirigeants européens.
Les nouvelles dégradations des agences de notation, largement anticipées, ont eu peu d’impact sur les places financières, selon plusieurs analystes.
Après Fitch qui dès vendredi a décidé que la Grèce était en défaut partiel, Moody’s a sévi lundi matin, abaissant de trois crans la note du pays de Caa1 à Ca, à un cran du défaut de paiement.
En revanche, l’impasse sur la dette des États-Unis est restée une source d’inquiétude majeure. Les marchés américains évoluaient d’ailleurs toujours dans le rouge.
Des négociations cruciales sont toujours au point mort entre les alliés démocrates du président Barack Obama, majoritaires au Sénat, et leurs adversaires républicains, qui contrôlent la Chambre des représentants.
Si les élus des deux bords ne s’accordent pas d’ici au 2 août sur un relèvement du maximum autorisé de l’endettement américain, le gouvernement de la première économie mondiale risque d’être en défaut de paiement.
Insistant sur l’urgence de la situation, le Fonds monétaire international (FMI) a dégradé ses projections sur la dette publique de la première économie mondiale.
« Étant donné l’énorme impact que pourrait représenter un défaut de paiement des États-Unis sur les marchés financiers, le scénario le plus probable est que Washington parviendra à l’éviter finalement. Toutefois la crainte persiste », a souligné Sumino Kamei, analyste chez Mitsubishi UFJ.
(Source : AFP)

