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Liban

Beydoun met en garde contre un retrait européen de la Finul

L’ancien ministre Mohammad Abdel Hamid Beydoun a indiqué hier que les États qui disposent de contingents dans le cadre de la Finul « ont commencé à revoir leurs comptes, compte tenu de l’absence d’application de la résolution 1701 par l’État libanais d’une manière efficace et sérieuse ». « L’Allemagne s’est rétractée, l’Italie tente de le faire, et, en France, l’un des pôles libanais a entendu de la part de responsables des propos effrayants sur cette question », a noté hier M. Beydoun, dans un entretien à nowLebanon.
« Si les Européens retirent leurs forces du Liban-Sud, le Liban sera confronté à de grands périls de la part de l’ennemi israélien, en raison de l’incapacité des responsables libanais à trancher la question des armes du Hezbollah, ce qui pourrait exposer le Liban-Sud et le pays en général à une mutation suivant le modèle de Gaza », a-t-il souligné.
L’ancien ministre a par ailleurs estimé que le triptyque armée-peuple- résistance n’est qu’une formulation de principe « dénuée de valeur juridique et qui ne saurait attribuer les responsabilités de la défense nationale à la résistance ».
M. Beydoun a insisté sur le fait que ces responsabilités relèvent de l’armée libanaise, en vertu de la Constitution et des textes de loi en vigueur. « Ceci doit inciter le Hezbollah à dialoguer sur les moyens de remettre ses armes, durant une période de temps limitée », a-t-il souligné.
Il a par ailleurs noté que « la corrélation entre le dialogue national et la résolution 1701 apparue à la suite d’un accord entre le Liban et la communauté internationale a scindé le sujet des armes du Hezbollah en deux parties : la première liée au sud du Litani, où il est stipulé que les armes doivent être livrées immédiatement, en présence des forces de la Finul qui assistent l’armée dans la défense du Sud ; et la seconde relative à la conduite d’un dialogue national dirigé par le président de la République afin de traiter des moyens de remettre les armes du Hezbollah dans le giron de l’État sans troubler la stabilité interne ». Or, selon M. Beydoun, « le problème réel est l’échec de la présidence de la République durant les trois dernières années à réaliser ce but, ou même à soulever sérieusement le sujet des armes illégales ».
Pour l’ancien ministre, « la présidence de la République a appelé à un dialogue sans ordre du jour préalable et sans déterminer des délais précis pour le débat sur la stratégie de défense », alors que le Liban est « contraint de mener un dialogue interne pour ramasser les armes qui échappent au giron de l’État ». « Si les parties participant au dialogue ne parviennent pas à atteindre cet objectif, cela veut dire que le Liban se retrouve en violation de la résolution 1701 dans la logique du droit international. Il est alors possible que la communauté internationale ait recours à un retrait de ses forces positionnées au sud du Litani, compte tenu de la négligence de l’État libanais à désarmer aussi bien le Hezbollah que les organisations libanaises et non libanaises », a-t-il ajouté.
 Il a enfin pris position contre l’existence de « deux armées sur le territoire libanais », puisque cela signifie l’existence de « deux ordres et de deux États » et « entraîne des répercussions graves et dangereuses pour le Liban », appelant « les milices qui veulent vraiment défendre le Liban à remettre leurs armes à la légalité » et à « intégrer l’armée ». Et de conclure : « La résistance du Hezbollah s’est, en pratique, terminée avec la parution de la 1701 en 2006. Le Hezbollah lui-même le reconnaît et affirme qu’il s’est transformé en force défensive. Pourquoi alors ne met-il pas ses armes sous le commandement de l’armée libanaise pour éviter au Liban et aux Libanais davantage d’obstination et d’aventurismes non calculés? »
L’ancien ministre Mohammad Abdel Hamid Beydoun a indiqué hier que les États qui disposent de contingents dans le cadre de la Finul « ont commencé à revoir leurs comptes, compte tenu de l’absence d’application de la résolution 1701 par l’État libanais d’une manière efficace et sérieuse ». « L’Allemagne s’est rétractée, l’Italie tente de le faire, et, en France, l’un des pôles libanais a entendu de la part de responsables des propos effrayants sur cette question », a noté hier M. Beydoun, dans un entretien à nowLebanon.« Si les Européens retirent leurs forces du Liban-Sud, le Liban sera confronté à de grands périls de la part de l’ennemi israélien, en raison de l’incapacité des responsables libanais à trancher la question des armes du Hezbollah, ce qui pourrait exposer le Liban-Sud et le...
commentaires (1)

Je serais surpris que ces puissances européennes retirent leurs contingents avec un pretexte ne tenant pas debout.. à savoir le respect de la 1701 !! israel n'a jamais ; mais alors jamais respecté ni la 1701 ni toutes les autres et s'est arrangée pour que la force d'intervention soit basée au Liban car l'etat sioniste ne souhaitait pas etre pris en défaut du coté de chez lui !il y a 2 armées dans le sud oui, mais elles ne se chevauchent pas et au contraire on a souvent vu les partisans du hezbollah 'aider'notre armée nationale ,alors pourquoi tout ce ramdam ?? M.A Beydoun souhaite t'il etre réelu député ? pourquoi créer un nouveau problème ? n'y en a t'il pas assez ? Ali Badredinne

badredinne ali

09 h 29, le 23 juillet 2011

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Commentaires (1)

  • Je serais surpris que ces puissances européennes retirent leurs contingents avec un pretexte ne tenant pas debout.. à savoir le respect de la 1701 !! israel n'a jamais ; mais alors jamais respecté ni la 1701 ni toutes les autres et s'est arrangée pour que la force d'intervention soit basée au Liban car l'etat sioniste ne souhaitait pas etre pris en défaut du coté de chez lui !il y a 2 armées dans le sud oui, mais elles ne se chevauchent pas et au contraire on a souvent vu les partisans du hezbollah 'aider'notre armée nationale ,alors pourquoi tout ce ramdam ?? M.A Beydoun souhaite t'il etre réelu député ? pourquoi créer un nouveau problème ? n'y en a t'il pas assez ? Ali Badredinne

    badredinne ali

    09 h 29, le 23 juillet 2011

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